6- Parcours 3 : Personnages en marge, plaisirs du romanesque

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Parcours 3 - Personnages en marge, plaisirs du romanesque (27 mars 2024)
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Cursive 3 - Nadja, d'André Breton

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Lecture cursive n°3 – André Breton, Nadja (édition de 1963)

 

 

 

 

 

Personnages en marge, plaisirs du romanesque

 

Parcours visuel de Nadja

 

 

 

Projet d’écriture d’appropriation

 

 

 

Seul ou en binôme, imaginez le collage de deux pages à l’intérieur du récit de Nadja :

 

a) Reproduisez deux pages consécutives de Nadja (par exemple, les pages 96 et 97), en préservant la numérotation de la première, ainsi que sa dernière

 

ligne ;

 

b) Après cette première page, intercalez une suite de deux pages (dont une d’illustration) ; ajoutez leur numéro de page ;

 

c) Faites en sorte que la dernière page soit bien numérotée (par exemple, elle deviendra la p. 99), et que sa première ligne soit en cohérence avec vos deux

 

pages intercalées.

 

 

 

 

Page

Lien à la réalité

Rapport texte / image

Thèmes

1. Grands Hommes

23

Rencontre avec Eluard

Breton a vécu là (« vers 1918 »)

L’itinéraire de la ville prolonge l’aventure textuelle

Charrette : départ ;

Chirico ; Rousseau : suicide

2. Manoir d’Ango

25

Photo modifiée

Prolepse (p. 71) : annonce la rencontre de Nadja

L’écriture modifie la vie ; chasse ; leurre ; thème de la porte

3. Statue d’É. Dolet

27

Photo modifiée ; contre-plongée

 

 

L’influence des lieux sur les accidents de la pensée

4. Éluard

28

Compagnon de route du surréalisme

Texte : rencontre

Hasard, contingence

5. Bois-Charbons

30

3000 boutiques à l’époque

 

Les Champs magnétiques associés à ce genre de boutiques

Effroi dû la prémonition de la mort

6. Péret

32

Ami, collègue

Rencontre dite par le texte ; Bois-Charbons entre Éluard et Péret

Annonce de la rencontre de Nadja

7. Desnos

34

Ami ; trace des sommeils hypnotiques ; photographie à la fois statique et dynamique

 

Introduire les thèmes de l’amitié et de l’aventure intérieure

8. Porte Saint-Denis

37

Porte historique, mise en valeur de la perspective

« très belle et très inutile » (2 lignes seulement)

Prestige poétique de l’inutile.

Réapparition du thème de la porte, du passage : traversée des apparences (le merveilleux dans le banal).

9. Affiche du 5e épisode du film L’ Étreinte de la Pieuvre (Trail of the Octopus)

39

Ce film à épisodes date de 1919 ; la séquence de la multiplication du Chinois dans New-York

Fonction commune de l’affiche et du résumé présent dans le texte. Transition vers le Théâtre moderne : programmes → compréhension → distraction pendant le spectacle théâtral

Dimension onirique ; imaginaire ; multiplication ; modernité du cinéma (film sorti en France en 1921)

10. Théâtre Moderne (recto-verso d’un message adressé au directeur)

41-42

Lieu qui a disparu en 1925 (dont il est question dans le message) ; pièces libertines ; jeu et décors négligés

Du TM à la réplique, de la réplique à l’idée d’une rencontre d’une inconnue, de cette idée à la rencontre d’une femme nue (45) à l’Electric Palace (aucune représentation → « lieu de débauche sans intérêt »). Construit sur le Champ de Mars → théâtre des Deux-Masques

Goût pour la marginalité vulgaire, la provocation érotique, l’interdit

11. Les Détraquées (photographie de la représentation)

50

Pièce créée par Babinski (neurologue qui encadra l’internat du jeune Breton) et Palau au théâtre des Deux-Masques en février 1921 ; Blanche Derval (rôle principal de la directrice)

Sujet entièrement exposé :

mise en abyme du récit et de la vie de Nadja ?

Folie traitée scientifiquement ; censure morale, critique, amours homosexuelles ; mort d’une enfant de 11 ans ; théâtre véritable (entrée en scène de Nadja ; son maquillage théâtral)

12. Blanche Derval (photographie)

56

1885-1973

Image qui comble un regret et prolonge l’éloge textuel ; elle est la personne qu’on ne rencontre pas ; fantôme comme les personnages d’un rêve qui persiste en raison d’impressions fortes causées dans la réalité → pouvoir d’« incantation »

Souvenirs qu’on garde d’une œuvre, leur « répercussion » sur la gestion de l’après-rêve ; thème du regard maquillé

13. Saint-Ouen (photographie)

60

Marché aux puces aimé des surréalistes : quête de la “ trouvaille ” ; rencontre en 1927 (« tout récemment encore ») Fanny Beznos, militante communiste morte en camp en 1942. Véritable prénom : Fajda.

Rimbaud présenté (comme chez Cendrars, « Panama ») à travers son pouvoir d’incantation → retour aux lieux (Nantes se couvre du « monde » rimbaldien) → déclenche l’anecdote de la rencontre d’une jeune fille qui récite « Le Dormeur du val ». Légende de la photo : phrase du texte abrégée.

Pièce rare, trouvaille, 2 fois associée à la poésie de Rimbaud – dépossession (le livre n’est pas à vendre, appartient à une jeune fille, FB) – popularité naissante du surréalisme

14. Demi-cylindre (phographie)

61

Trouvaille inutile

Précède la description du texte (p. 62)

L’art qui semble ne rien signifier ; la poésie qui émane des objets purement utilitaires, techniques

15. Le gant (photographie)

66

Le gant de bronze, en lieu et place du gant bleu ciel d’une femme

 

La photo authentifie la rencontre ; annonce aussi l’épisode de la reconnaissance des mains entre Nadja et son jeune amant (74)

Objet sans utilité qui libère l’imaginaire ; fétichisme ; la femme comme destinataire d’une provocation érotique

16. L’Humanité (façade de la librairie, photographie)

70

120, rue Lafayette ; panneau « ON SIGNE ICI » mis en valeur par un cadrage qui coupe de nombreux éléments (à gauche, l’inscription « chapeau rouge »). La flèche de l’inscription devrait pointer sur la partie supérieure d’une entrée où il était inscrit « Parti communiste » (?) entre 2 faucille-marteau. Cartes T[aride] (coupe de droite). 2 ouvriers à droite (l’un regarde la façade).

lieu de la rencontre, pris en charge par le texte (« le 4 octobre [1926] ») ; polysémie du verbe « signer ».

Symbolisme du lieu : la conversation comme prétexte d’un long discours social (74-82). Lieux mentionnés : le Mont-Dore (Auvergne, 80) + rue du Faubourg-Poissonnière (81 ; entre les 2 rues : rue d’Abbeville, non mentionnée)

Valeur idéologique, vacuité du lieu ; désoeuvrement et réceptivité ; thèmes de la révolte populaire (78 : Breton réagit à la mention attendrie des « braves gens », par Nadja), de la liberté et du travail aliénant (79-80). Divination (thème de l’étoile annoncée de manière sibylline à Breton (81). Identité (« Qui êtes-vous ? », 82).

Pas de photographie du café qui fait l’angle entre le faubourg Poissonnière et la rue Lafayette

 

Rendez-vous du 5 octobre 1926.

 

 

Aucune illustration des œuvres citées

 

Les Pas perdus ; Manifeste du surréalisme ; le poème de Jarry.

 

Littérature ; esthétique ; relations amicales (83-86) ; divination (Nadja cherche à connaître Breton sans le questionner). Esprit « surréaliste » de Nadja.

17. Café « À la Nouvelle-France » (photographie)

86

Café-brasserie qui n’existe plus (restauration rapide) photographie de la façade. Nom d’un quartier du 9e arrondissement et des colonies françaises d’Amérique du Nord. La rue n’est pas mentionnée (à l’angle des rues Lafayette et du faubourg Poissonnière : le cadrage évite l’angle).

Photographie qui évite la description. Le texte s’attarde sur la rue de la Chaussée d’Antin, où Breton rencontre fortuitement Nadja (88).

Littérature (les feuillets coupés de « L’Esprit nouveau » (89). Coïncidence de la correspondance entre l’évènement raconté dans ce chapitre -la rencontre presque simultanée d’une sphinge- et le brusque retour sur ses pas de Nadja. Renouvellement incarné par Nadja.

18. Madame Sacco (photographie portrait d’une voyante)

91

Portrait de face

A fait une prédiction à Breton.

Cependant importance minime dans le texte : autonomie de l’image par rapport au texte. Cette voyante est décrite dans la note de bas de page.

Thème de la voyance (Sacco indique l’importance d’une certaine Hélène ; 93)  ; femme (Nadja) associée à la voyance (elle dit avoir vécu l’expérience d’une « Hélène », 92).

19. Place Dauphine (photographie)

95

Trou noir souligné par les nappes blanches (restaurant « Au rendez-vous des Cochers », aujourd’hui restaurant Paul). Plan plus large, la façade donnant sur une place vide. Un des lieux de « Poisson soluble ». Breton l’a surnommée « le sexe de Paris », en raison de sa forme triangulaire (sexe féminin).

Le décor représente le climat mental d’une errance, d’un malaise. Pourtant, un pouvoir d’attraction émane du lieu. Le malaise gagne Nadja, qui a des visions de mort depuis un évènement qui se produisit à l’hôtel Henri-IV.

Hasard (confusion de l’Île Saint-Louis et de l’Île de la Cité) ; sexualité (« étreinte très douce, trop insistante », 93) ; lubricité et ivrognerie liées à la place (94) ; frivolité de Nadja, puis visions inquiétantes ou prémonitoires (fenêtres noires, puis rouge, 96) ; matière, traversée par le pouvoir sensitif de Nadja ; fuite (retour au début de l’épisode) vers la Conciergerie (toujours sur l’Île de la Cité) ; visions rétrospectives (« qui étais-tu ? », 97) ; fenêtre = danger (98)

20. « Un bassin avec jet d'eau », Jacques-André Boiffard (photographie)

99

Évocation du jardin des Tuileries ; 1er plan : un buisson. 3e niveau : statue de nymphe tenant une guirlande de fleurs

Illustration de l’idée de la fusion de deux pensées.

Objet-médiation ; montée et chute de l’esprit (100) ; coïncidence : la rélexion de Nadja est contenue dans le livre de Berkeley lu par Breton (Dialogues entre Hylas et Philonous, 101) : « Urget aquas vis sursum eadem flectitque deorsum » = « c'est la même force qui lance les eaux vers le ciel et les fait retomber » (100)

21. En-tête du troisième des Dialogues entre Hylas et Philonous (photographie d’une gravure)

101

Gravure de l’édition de 1750 – Citation latine rappelée dans le texte

Illustration contenant une illustration.

Le texte rapproche les 2 jets d’eau.

Prémonition de Nadja (« Ce sont tes pensées et les miennes », 100) mise en relation avec la récente lecture de Breton (102) ; frivolité (l’inconnu du jardin des Tuileries, 102) ; association d’idées ; maternité (évocation de sa fille, 102-103)

Pas de photographie de la rue Saint-Honoré, ni du bar « Le Dauphin »

 

Retour du jardin des Tuileries

 

Mystérieuse correspondance (« Dauphin », animal auquel Breton est souvent associé)

Pas de photographie de l’environnement de Breton, ni de la rue Saint-Georges, ni du Claridge, ni du Théâtre-Français

 

Journée du 7 octobre : Breton saute du taxi, abandonne sa femme pour rejoindre Nadja, dans la rue Saint-Georges. Claridge : hôtel parisien.

Théâtre-Français : autre nom de la Comédie-Française

 

Ennui ; culpabilité (104-105) ; potentialité de la rencontre fortuite (rue Saint-Georges, 105) ; retrouvailles ; précarité (106) ; trafic de drogue et prostitution (107) ; arrestation de Nadja ; autre relation avec un employé du Théâtre-Français (108) ; vénalité et corruption (108) ; baiser associé au sacré (109)

22. La Profanation de l’Hostie (reproduction photographique)

110

Uccello (XVe siècle) ; titre véritable : Miracle de l’hostie profanée ;

morceau de la 2e scène (sur 6) d’une prédelle, découverte seulement vers 1859 ; évoque un mystère parisien du XIIIe siècle : quand le marchand essaie de la brûler, l'hostie commence à saigner et cela alerte les gardes. La partie droite (l’attaque des gardes derrière la porte) est manquante.

Le texte précède l’image (109) : annonce de la reproduction du tableau, liée à la comparaison du baiser à l’hostie et à l’idée de corruption.

Hasard (reproduction dans une lettre reçue le 8 octobre). Fascination de l’acte profanateur ; avec Nadja expérience sacrilège, par le rapprochement dents-hostie

Ni l’hôtel du Théâtre, rue de Chéroy, ni le café « À la Nouvelle-France »

 

Là où réside Nadja (existe encore, 17e arrondissement)

 

Obsession ; attirance

Pas de représentation du café « La Régence », ni de quémandeur

 

Rendez-vous manqué du 8 octobre (lieu oublié)

 

Vénalité, identification de l’univers spirituel et artistique au vécu aux côtés de Nadja (111-112)

23. « Histoire de la France »

112

Images d’Épinal, estampes aux couleurs vives, sujets populaires (ici :

croisades, Louis VI, Louis VII), proposées par le quémandeur, le samedi 9 octobre

Illustration qui précède la caractérisation littéraire (« de pauvres images »)

Esthétique non sérieuse ; liens entre l’époque des images et une étude menée par Breton (112-113) ; jalousie de Breton envers le juge « ami » de Nadja (113-114), lié à un procès médiatisé exploité par les surréalistes

Pas de représentation du quai Malaquais, ni du restaurant Delaborde, ni de l’Institut, ni la rue de Seine, ni la librairie

 

Restaurant situé au 23, quai Malaquais (n’existe plus). Librairie : 6, rue de Seine (n’existe plus). Repas du 10 octobre.

 

Pouvoir de Nadja, qui trouble le garçon. Souvenirs précis de sa relation avec l’« ami » juge. Visions (la main dans le ciel, 116). Écrivain « à la main de feu » qui est incité à écrire un « roman » sur leur aventure commune. 2de analepse de Nadja : la veille, 9 octobre,

24. « Camées durs » (photographie)

119

Cadrage serré ; jeu des vitres qui reflètent la rue ; boutique d’une « galerie du Palais-Royal ». Camée : pierre fine que l'on sculpte en relief pour mettre en valeur ses couches aux couleurs contrastées. Aventure vécue par Nadja le 9 octobre.

Mise en valeur du mot « camées ». Illustration d’un retour en arrière : Nadja rencontre une femme appelée Mme Aubry-Abrivard, venue voir « Madame Camée ».

Lieu lié au mystère (derrière la porte, une sorcière, «Madame Camée » ?) et, de nouveau, à la voyance (120) ; ennui.

25. Boulevard de Magenta et Sphinx-Hôtel (photographie)

121

L’hôtel existe encore, sous un autre nom (hôtel Libertel). 106, boulevard de Magenta. Nombreux passants (fait rare). Flou dominant. Nadja y a vécu plusieurs mois, rencontré l’« ami ».

Le texte fait allusion à l’enseigne, mise en évidence par le cadrage.

Figure de la métamorphose, de l’« esprit nouveau » des surréalistes ; ennui.

26. Dessin allégorique de Nadja

123

Montré le 12 octobre, exécuté à « La Régence » le 8 octobre. Représentation de 4 allégories : attente, amour, envie, argent.

Déchiffrement incomplet de Nadja qui bute sur le masque et la lettre L, dont la calligraphie intrigue Breton (124-125)

Voyance (Mme Sacco déconseille à Ernst de faire le portrait de Nadja, 124) ; dissimulation, masque ; relation Nadja-G… (« ami », « président d’assises ») → agacement de Breton devant le ton éploré de ses lettres

Ni les « jardins du Palais-Royal », ni Mélusine

 

Le 12 octobre, Nadja dessine Mélusine (personnage légendaire, femme-dragon ou femme-serpent), puis questionne Breton sur « la Gorgone » (125). Description brève et objective.

 

Impatience, ennui (125) ; monstruosité ; rapprochement Nadja-maléfique

Ni la gare Saint-Lazare, ni Le Vésinet, ni Saint-Germain-en-Laye

 

12 octobre : balade hors de Paris. Ligne très fréquentée, trains circulant toute la journée (retour vers 1h du matin)

 

Couple d’amoureux ; obscurité ; forêt ; apparition (employé des chemins de fer, 126-127) ; obsession de Breton par la présence des autres hommes autour de Nadja (125-127) ; Nadja comparée à Mme de Chevreuse (Marie de Rohan), conspiratrice du XVIIe s.

Ligne de pointillés

127

Œuvre picturale seulement citée : L’Embarquement pour Cythère, de Watteau (1717 ; titre de l’oeuvre musicale de Erik Satie, 1917) : mise en valeur d’un unique couple selon Breton.

Interruption du récit de la relation Breton-Nadja ? Introduction d’une forme de bilan.

Idée de « poursuite » (128), associée à la « fureur des symboles » et au « démon des analogies » qui occupaèrent les protagonistes

27. « Yeux de fougère » (quatre photographies)

129

Ajoutée à l’édition de 1963 ; entre l’objet d’art et le portrait ; technique qui
correspond à une des pratiques de prédilection des
surréalistes : l’assemblage et collage de photos distinctes. Cadrage très serré sur les yeux de Nadja.

 

Démultiplication ; Nadja comme l’allégorie de la faculté de voir ; impossible représentation de Nadja, « génie libre » (130) qui a su « ouvrir » les yeux sur un monde sur lequel ceux des autres « se ferme[nt] (132) ; montage qui renvoie dans l’ensemble du parcours visuel à son homologue, un photomontage par Man Ray qui représente Robert Desnos (n°7) à 2 moments d’un sommeil hypnotique. Mise en relation vise avant tout à souligner le
point commun entre ces proches de Breton : la faculté de voyance.

28. Château de Saint-Germain-en-Laye

131

Ancienne résidence des rois de France.

Note qui explique le lien entre la ville et Louis VI.

Mystère (de la pièce secrète de la tour « de droite », selon Nadja, 132, des « pièges » de l’identité, 133). Véracité des récits de Nadja mise en doute (134). Éloignement progressif de Nadja, l’après-midi du 13 octobre (134) ; « je ne le pourrais plus [la revoir] » (135).

Lieu ou objet du 13 octobre, et des jours qui suivirent

 

 

9 citations entre guillemets des phrases de Nadja.

« j’ai revu Nadja bien des fois » (136). Impossibilité pour Breton de poursuivre la quête de Nadja ; le souvenir des paroles de Nadja (137-138).

29. Dessin de Nadja « La Fleur des amants »

139

Traces de Nadja, exécutées lors d’un « déjeuner à la campagne ». Union des 2 regards.

 

Union ; portrait de l’autre (140).

Aucune représentation de Breton « tête de flammes et à ailes d’aigle » (140)

 

 

 

Échec de la représentation (140).

 

30. Dessin de Nadja (18 novembre)

141

Représentation « symbolique » du couple

Dessin apprécié par Breton (aucune justification).

Sirène-Nadja (rappelle Mélusine) et un monstre « aux yeux fulgurants » représenté sur un vase à tête d’aigle (140).

31. « Le rêve du chat » (dessin, découpage de Nadja)

142

Chat cherchant à s’échapper, mais empêché par un poids

« découpage hâtif d’après une apparition » (143)

Sélection de dessins exécutés par Nadja

32. Dessin de Nadja (couverture de l’édition Folio)

144

Main surmontée d’un visage, mobile, qui sort d’un gant

« découpage » (143)

 

33. Double dessin de Nadja

145

« Le salut du Diable » avec, dans sa partie supérieure, « Qui est-elle ? »

lui aussi « rend compte d’une apparition » (143)

 

34. Dessin « en forme de casque »

147

Dessin, comme le suivant, inspiré à Nadja par sa visite de la bibliothèque de Breton (« quelques jours plus tard » → octobre ou novembre 1926 ?, 144)

 

Goût esthétique de repérer dans certains matériaux des figures ou silhouettes humaines (143) ; grand nombre d’éléments permettant le rapprochement avec le « bouclier d’Achille » (143-144) ; présence d’une sirène ; forme des cornes d’un masque inspirée par l’univers de Breton (masque de Guinée ayant appartenu à Matisse 144)

35. Dessin « Un personnage nuageux »

148

Dessin exécuté « au dos d’une carte postale » (144)

 

Sirène ; présence des cornes (144)

36. Georges Braque, Le Joueur de guitare ou L’Homme à la guitare

150

Tableau cubiste peint en 1912 ; propriété de Breton de 1923 à 1943 ; aujourd’hui au Moma de New-York

« Le clou et la corde », reconnus par Nadja (149) ; œuvre dont les éléments se révèlent petit à petit ; dans la partie supérieure du tableau, au centre, se devine la silhouette de l’homme auquel le titre du tableau fait référence et, sur la gauche, se dessinent les contours d’une corde enroulée autour d’un clou (hors-cadre dans l’édition Folio ; (= liens entre Picasso et Braque?)

Lien inconscients entre Breton et Nadja

37. Tableau triangulaire de Giorgio de Chirico : L’Angoissant Voyage ou l’Énigme de la fatalité

151

1914 ; Moma de New-York ; format triangulaire : oppression

; gant rouge articulé (cf. la tête du dessin de Nadja, mobile)

« la fameuse main de feu » (149)

Main du destin déjà évoquée + la main de Fatma (118) ; l’aventure amoureuse présentée comme un « angoissant voyage » (149)

38. Masque conique de Nouvelle-Bretagne (en Papouasie-Nouvelle-Guinée)

152

Collection A. Breton 

« Tiens, Chimène ! » : sans commentaire de l’auteur (149)

Lien surréalistes-primitifs

« une petite statue de cacique » : non représentée

 

 

 

Inquiétude de Nadja

39. Tableau de Max Ernst Les hommes n’en sauront rien

153

1923 ; titre modifié par Breton (ajout de « Mais ») ; Palais Royal de Milan

Fonction déceptive du récit : le texte de « la légende détaillée qui figure au dos » de M. Ernst ne figure pas mais Nadja sait déchiffrer le message (149)

Fonction divinatoire de l’art ; mission prophétique et herméneutique du poète surréaliste et de sa muse

Fétiche n°1

 

Collection A. Breton

« dieu de la médisance », selon Nadja

 

40. Fétiche n°2

154

Fétiche de l’île de Pâques ; Collection A. Breton

« je t’aime je t’aime »

Nadja communique avec les esprits qui président à la création (149)

Mélusine : aucune représentation

 

 

 

Nouvelle comparaison de Nadja à Mélusine ; recherche d’une coiffure identique (155)

41. Affiche publicitaire pour les lampes Mazda

156

Sur la façade de l’ancien théâtre de Vaudeville

Le texte présente la persistance de la figure de Nadja dans l’environnement urbain, le quotidien de Breton

Lumière ; inspiration ; métamorphose (corps du papillon uni à l’objet lumineux) ; les cornes (point commun entre l’affiche et l’aspect « Mélusine » recherché par Nadja (155) ; serpent

Derniers dessins de Nadja

 

Objets divers : livre, cendrier, cigarette, mappemonde, le mystérieux « réflecteur humain » de Nadja (157)

« réflecteur humain » : « c’est l’âme des amants », selon Nadja (voir dessin n° 29)

 

2e ligne de pointillés

157

 

Le texte explique : cette ligne symbolise la rupture voulue par Breton

Ennui ; agacement ; Breton regrette de n’avoir su avoir « prise » sur Nadja, qui n’est jamais « naturelle », ni artistiquement rigoureuse (158)

42. Professeur Claude (photographie)

162

Médecin aliéniste à Sainte-Anne (Paris). L’utilisation de ce portrait et    son commentaire provoquèrent l’indignation des psychiatres.

Portrait péjoratif dans le texte + réquisitoire contre la psychiatrie  (discours direct qui le ridiculisent + portrait physique réducteur, 161)

Thème de la folie ; goût de la provocation ; comparaison des asiles psychiatriques aux prisons (164) ; dénonciation de l’arbitraire des aliénistes (165)

 

43. Dessin de Nadja « L’Âme du blé »

163

 

Sans commentaire

Ce silence associe l’internement à la mort ; solitude de Nadja (« je n’ai que vous comme amis », 168) ; regrets de Breton

44. Becque (photographie)

170

Contre-plongée ; buste place Villiers

Texte et image se complètent

Oracle pour Nadja ; dramaturge dont le buste place Villiers était apprécié de Nadja

45. A. Breton (photographie)

 

Studio H. Manuel

Commentaires relatifs au temps de la création ; difficulté de revenir sur le texte jeté sur le papier, afin de lui donner une forme définitive

Présence de Breton, mais absence de représentation de Nadja (176)

3e ligne de pointillés

177

 

Ellipse temporelle : vers 1962, la relecture et la seconde édition de Nadja

 

46. Musée Grévin (photographie)

178

Photo obtenue en 1959

Document qui, contrairement à ceux de la première heure, permettrait de faire revivre l’univers Nadja.

Oubli et disparition des noms, des lieux de 1926 (179). Provocation et pouvoir de la femme.

Sacco et Vanzetti

 

2 anarchistes italiens (procès en 1927, alors que Breton, loin de Paris, rédige Nadja)

 

Révolte ; désordre populaire ; procès controversé aux États-Unis (180) ; rapprochement amour/révolution

47. « Les Aubes » (photographie de Valentine Hugo)

181

Panneau indicateur (Avignon)

 

Thème du recommencement ; fin de l’énigme ; main de vie, indiquée par Nadja, qui guide la vie de Breton ; or ce n’est pas la main de Nadja, mais celle de l’amour rencontré quelque temps après

Anecdote M. Delouit

 

 

 

mémoire

4e ligne de pointillés

184

 

Changement de destinataire : 2e du sg., sa femme

Dédicace finale à celle dont la main a montré le panneau (185), sa seconde épouse Jacqueline Lamba

5e ligne de pointillés

188

 

Considérations sans marque de 1re personne : sur la beauté

 

Avion, crash

 

 

 

Référence au poème « La Beauté » de Baudelaire (« rêve de pierre ») ; « odalisques » (femmes d’un harem, 189) ; « la beauté je la vois comme je t’ai vue » (189) ; comparaison coeur humain = sismographe, outil de repérage et d’exploitation de ce qui est beau ;