1- Leçons de sagesse antique (les leçons d'Horace et de Sénèque)

Horatius (Horace), le poète romain.

Source de l'illustration : larousse.fr

Étude de la langue

Lecture

Expression orale

 

 

 

 

   

Civilisation

Culture littéraire

Culture artistique



 

 

 

 



 

Période 1 – Les leçons de vie d’Horace et de Sénèque

 

 

 

Nougaret, Traité de métrique classique latine, Klinsieck

 

Grimal, Le lyrisme à Rome, PUF

 

 

 

Séance 1 – Présentation de l’objet d’étude Leçons de sagesse antique dans les programmes officiels

 

 

 

Des rives d’Asie Mineure à la Sicile, Athènes, Rome ou Alexandrie, l’ensemble du bassin méditerranéen a donné naissance à des penseurs qui, des Présocratiques aux auteurs chrétiens, ont posé les fondements de la philosophie occidentale. Leurs interrogations s’inscrivent dans des domaines variés tels que la politique, les sciences, l’éthique ou la métaphysique. Dans l’Antiquité, tous ces domaines, étroitement liés, concourent à définir un art de vivre pour soi et dans la cité. La philosophie des Anciens s’incarne en effet pleinement dans des choix de vie et offre des leçons de sagesse toujours actuelles. Comment diriger sa vie ? Quelle place accorder au destin ? Quelles voies emprunter pour accéder au bonheur et à la sagesse, dans sa relation à soi et aux autres ? Quels regards porter sur la mort ? Ces questions ont revêtu de multiples formes vivantes et dynamiques (dialogues, théâtre, lettres, traités, poèmes didactiques, inscriptions, mosaïques et graffiti…).

 

 

 

Thématiques

 

-Figures de sages (Pythagore, Socrate, Sénèque…).

 

-Comment diriger sa vie ? Faut-il s’engager dans la cité ?

 

-Quelles conceptions du bonheur ? Comment l’atteindre ?

 

-Quelles conceptions de la mort ? Comment l’affronter ?

 

 

 

Afin de cerner comment les Anciens pouvaient répondre à ces questions, nous lirons ensemble cette œuvre du philosophe Sénèque, en version bilingue :

 

Sénèque, La vie heureuse – La providence

 

Collection : Classiques en poche, n°17 Édition : Les Belles Lettres

 

Prix : 9,2 € + 1 € de livraison

 

https://www.lesbelleslettres.com/livre/1376-la-vie-heureuse-la-providence

 

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Texte n° 1 : Horace, Odes (II, 18 ; vers 1-14)

 

 

 

Quintus Horatius Flaccus était d’origine modeste. Né en 65 avant notre ère, ce méridional fut envoyé très jeune à Rome par son père, affranchi devenu pour l’occasion son pédagogue. Son père le conduisait chez le sévère ________________ (équivalent de professeur du secondaire) et lui enseignait la morale (sa philosophie de la mesure et du « juste milieu » fut adopté par le jeune homme). C’est à l’école surtout qu’Horace découvrit les poètes _______ ; il conçut dès lors le projet de composer en latin une nouvelle poésie, genre alors délaissé. La maison dont il est question est ici celle que son protecteur ______________ lui a offerte, dans la région de la Sabine.

 

 

 

Mots expliqués (surlignés)

 

- « architrave », « travées » : partie inférieure de l’entablement portant sur le chapiteau des colonnes.

- « Hymette » : massif montagneux de 1026 m, situé au sud-est d’Athènes. Connu notamment pour la diversité de ses bois.

- « Attale » : Attale et sa descendance donnèrent à Pergame (en Turquie actuelle) son indépendance par rapport au reste de l’empire d’Alexandre. Les Attalides étaient des « mécènes » des arts et de la littérature.

- « Laconie » : région de Sparte (Lacédémone), connue notamment pour son marbre vert et la pourpre, teinture rouge violacé d’origine animale (mollusque).

- « clientes » : le client était à Rome un individu libre qui rendait des services à son patronus en échange de sa protection.

 

 

 

 

 

 

 

Source illustration : arretetonchar.fr

 

1- Lisez ces vers et essayez de compléter la traduction proposée.

 

 

 

Non ebur neque aureum
mea renidet in domo lacunar ;
non trabes Hymettiae
premunt columnas ultima recisas
Africa, neque Attali
ignotus heres regiam occupavi,
nec Laconicas mihi
trahunt honestae purpuras clientae.
At fides et ingeni
benigna vena est pauperemque dives
me petit ; nihil supra
deos lacesso nec potentem amicum
largiora flagito,
satis beatus unicis Sabinis.

Horace, Odes (II, 18 ; vers 1-14)

Ni l’___________ ni l’or d’un plafond à panneaux
ne _________________ dans ma demeure ;
des poutres de l’Hymette
ne reposent pas sur des _________ _________ au fond
de l’Afrique, d’Attale
_________ ignoré je n’ai pas pris possession ________,
des clientes bien nées ne
tissent pas pour moi des pourpres laconiennes.
Mais ______________ et la veine ________________
sont fécondes, et moi qui suis pauvre,
le _______ me _____________ ; pour rien de plus
je ne harcèle les dieux, ni à un puissant ami
ne réclame ______ ________ ________,
heureux tout à fait de mon seul domaine sabin.

 

 

 

2- Quelle semble être la philosophie du je poétique, assimilable à Horace ? À ce titre, de quelle célèbre école de philosophie semble-t-il se réclamer ?

 

_______________________________________________________________________________________

 

_______________________________________________________________________________________

 

_______________________________________________________________________________________

 

_______________________________________________________________________________________

 

_______________________________________________________________________________________

 

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_______________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

3- D’après ce que vous avez observé, quel fait grammatical vous semble-t-il pertinent d’étudier ou de réviser ?

 

_______________________________________________________________________________________

 

_______________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

Séance 2 – Stoïcisme et épicurisme ; la négation

 

 

 

 

 

Séance 3 - Horace et la philosophie de ses Odes

 

 

 

  1. Horace n’est pas très éloigné du stoïcisme : doctrine de Zénon de Citium (336-264 av. J.-C.), un Phénicien formé à l’école de Platon et chez les Cyniques. Il enseignait près d’un portique (stoa, στοά : « portique »). Zénon pense que le bonheur réside dans la vertu : le philosophe professe l’indifférence devant ce qui affecte la sensibilité.

    - Le stoïcisme est une philosophie pratique, qui propose une méthode correcte pour vivre.

    - Les stoïciens sont panthéistes : ils identifient Dieu à la nature, à la vie universelle. Pour eux, ce monde divin est un organisme parfait. Ils justifient le mal en considérant que ce qui peut être un mal pour certaines parties est bien pour l’ensemble. Tout ce qui se produit est en accord avec la raison (logos, λόγος) divine.

    - Pour les stoïciens, l’homme est cependant libre et maître de ses opinions. Mes idées et mes jugements dépendent strictement de moi. En revanche, mon corps, ma richesse ou ma santé sont choses indépendantes de moi. Il faut donc tâcher de changer ses jugements plutôt que l’ordre du monde.

    - Le stoïcisme est ainsi une façon d’être à la hauteur de toute situation quelle qu’elle soit et de se préserver dans sa liberté. Il faut atteindre en toute circonstance l’ataraxie, cette paix de l’âme et cette indifférence de l’esprit , ce que recommandent également les épicuriens.

 

 

 

  1. Mais une philosophie complémentaire du stoïcisme, l’épicurisme, s’impose à Rome à l’époque d’Horace : doctrine philosophique fondée en Grèce par Épicure (341-271 av. J.-C.). Ce citoyen athénien originaire de Samos fut influencé dans sa jeunesse par la philosophie atomiste de Démocrite, créa ses propres cercles de philosophie à Mytilène et à Lampsaque, puis s’installa à Athènes en -307 où il acheta une maison avec un jardin qui donna son nom à l’école de philosophie (le Jardin). Celle-ci n’accueillait que des personnes de même opinion qui vivaient avec lui dans un austère retrait du monde. Sa vie communautaire et son hédonisme philosophique (doctrine qui prend pour principe de morale la recherche du plaisir, de la satisfaction et l’évitement de la souffrance), dont les aspects graves étaient déjà ignorés, lui valurent des railleries et des accusations de débauche.

 

La plupart de ses écrits ont été perdus, mais Diogène Laërce nous a conservé trois lettres importantes qui résument son enseignement, un recueil de sentences et les fragments de son œuvre monumentale, De la Nature. Notre connaissance d’Épicure provient pour une grande part du poème de Lucrèce (poète et philosophe latin, 98-55 av. J.-C.), De natura rerum (De la Nature), qui expose sa théorie physique et, dans une certaine mesure, sa théorie morale.

 

- Épicure envisageait de conduire les hommes sur la voie de la sagesse, qui devait pouvoir être atteinte en se fondant sur l’évidence des sens, en éliminant la superstition et la croyance en une intervention surnaturelle. Il adopta la thèse de Démocrite selon laquelle le monde est composé d’atomes et de vide ; l’univers a été formé par une combinaison heureuse d’atomes et finira par périr en raison de leur dispersion. Les dieux existent, mais ne jouent aucun rôle dans le déroulement ordinaire de la nature, au sein de laquelle l’humanité n’est qu’une combinaison éphémère d’atomes. Quant à l’âme humaine, elle est aussi constituée d’atomes et périt en même temps que le corps. Le philosophe se sert ainsi de l’atomisme pour sa morale : le bonheur consiste à atteindre l’ataraxie grâce à une bonne compréhension de la nature.

 

- S’il faut rechercher le plaisir, c’est parce que celui-ci s’identifie au bien –étant donné qu’il est dans la nature de l’homme de fuir la douleur. Cependant certains plaisirs entraînent des douleurs dans leur sillage ; c’est pourquoi on doit satisfaire les désirs naturels et nécessaires. Le plaisir intellectuel est bien plus fort que le plaisir physique, car il permet d’atteindre l’ataraxie en apprenant à connaître la nature de l’univers et de la mort (ce qui ôte la crainte du surnaturel), en s’éloignant du tumulte de la vie publique et en évitant les charges émotionnelles.

 

Le sens donné à l’époque moderne au terme « épicurien » est souvent l’expression de l’opposition à cette philosophie et de l’incompréhension qu’elle suscita (pensons au « Carpe diem » des Odes d’Horace). Les premiers chrétiens ont considéré l’épicurisme avec horreur puisqu’il établissait qu’il n’y avait pas de dieu providentiel et pas de vie après la mort, que l’univers avait été créé par accident et que le but de la vie était le plaisir. Épicure n’a donc suscité qu’un intérêt marginal avant le XVIe siècle.

 

L’humour satirique d’Horace s’associe souvent à l’expression lyrique : il s’agit d’une philosophie épicurienne teintée de bon sens et d’équilibre.

 

 

 

Illustrations : buste de Zénon ; gravure du XVIIe représentant Épicure (la métaphore des atomes). franceculture.fr

 

Corrigé de la question 3 (après exposé oral d’un élève volontaire)

 

 

 

3- D’après ce que vous avez observé, quel fait grammatical vous semble-t-il pertinent d’étudier ou de réviser ?

 

 

 

-le présent de l’indicatif ;

 

-le cas accusatif / la fonction COD ;

 

-l’expression de la négation (voir leçon 17 de la grammaire en ligne).

 

 

 

 

 

Séance 4 – La négation (2)

 

 

 

a) Lecture du corrigé relatif à la philosophie d’Horace.

 

 

 

b) Correction de l’exercice de traduction.

 

 

 

Traduisez ces phrases inspirées de La vie heureuse de Sénèque ; toutes contiennent au moins un mot négatif, que vous surlignerez.

 

 

 

Non est facile consequi beatam vitam. (I, 1)

 

Il n’est pas aisé d’atteindre la vie heureuse.

 

 

 

Nulla res nos magnis malis implicat. (I, 3)

 

Aucune circonstance ne nous plonge dans de grands malheurs.

 

 

 

3° Mihi ipsi nondum amicus sum. (II, 3)

 

Je ne suis pas encore mon propre ami.

 

 

 

4° Haec turba rerum beatae vitae nec detrahit quicquam, nec adjicit ! (IV, 3)

 

Cette foule d’objets ne retire ni n’ajoute rien à la vie heureuse.

 

 

 

 

 

 

 

Séance 5 – Horace, poète de cour obligé ; « Carpe diem ! » ; futur simple et futur antérieur

 

 

 

a) Dernier entraînement : quiz en ligne.

 

b)  : Horace terminait ses études en Grèce lorsque éclata la guerre civile qui suivit le meurtre de _________ (-44). Ancien tribun militaire de l’armée républicaine de Brutus, il finit par déserter lors de la déroute de Philippes (-42) contre les armées alliées d’___________ et Antoine. Il dut demander pardon aux vainqueurs, et Virgile lui permit de recouvrer des biens (il s’est fait confisquer les siens) en le présentant au protecteur des artistes ___________ (-38) ; celui-ci lui offrit une villa (33 av. J.-C.). Auguste lui offrit un poste de secrétaire privé, mais Horace préféra garder son indépendance, relative, de poète affilié à la cour. Cinq œuvres s’inscriront dans l’histoire littéraire : les œuvres de jeunesse (Satires, Épodes, ______), les Épîtres et le Carmen Saeculare.

 

Horace n’a cessé de suivre deux courants d’inspiration, l’un national (sans doute imposée par ses protecteurs), l’autre personnel, qui le fait maudire les guerres civiles, la propagande augustéenne, mais aussi exprimer l’idéal de la philosophie _______________ : un bonheur serein, atteint par la satisfaction de besoins nécessaires, naturels et modérés.

 

 

 

Recherches documentaires menées par un ou deux élèves : En quoi les Odes et les Épodes d’Horace diffèrent-elles ?

 

 

 

Tu ne quaesieris (scire nefas) quem mihi, quem tibi
finem di dederint, Leuconoe, nec Babylonios
temptaris numeros. Ut melius quicquid erit pati !
Seu pluris hiemes seu tribuit Juppiter ultimam,
quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare 5
Tyrrhenum, sapias, vina liques et spatio brevi
spem longam reseces. Dum loquimur, fugerit invida
aetas : carpe diem, quam minimum credula postero.
Horace, Odes, Livre I, 11.
Ne recherche point, toi savoir cela est sacrilège quelle fin pour moi, quelle fin pour toi, Leuconoé, les dieux ont marquée, et n’interroge pas les horoscopes babyloniens. Comme il vaut mieux subir tout ce qui sera ! Que Jupiter t’accorde un bon nombre d’hivers ou un dernier qui, en ce moment fracasse les flots tyrrhéniens contre des falaises usées, de ton côté, sois sage, filtre du vin et abrège la longue attente, puisque court est l’instant. Pendant que nous parlons, la vie jalouse se sera enfuie. Prends le jour qui s’offre, sans te fier le moins du monde au lendemain.

 

 

 

1° Étymologie et vocabulaire

 

-patior, pateris, pati, passus sum : souffrir, endurer. « Souffrir » avec quelqu’un : _____________

 

-debilito, as, are, avi, atum : affaiblir, blesser, mutiler. ___________ est, au sens médical, synonyme d’ « affaiblissement ».

 

-pumex, pumicis, m : pierre __________, roche creuse.

 

-reseco, as, are, avi, atum : enlever en coupant. Ablation d’un tissu, d’un organe, totalement ou en partie : __________ .

 

-carpo, is, ere, carpsi, carptum : cueillir. Voir aussi καρπός, « jointure entre la main et le poignet », « fruit » ou « graine » (canal _______ ; le péricarpe est l’enveloppe qui protège la ___________ dans un fruit.

 

 

 

2° Conjugaison : futur simple et futur antérieur

 

Surlignez les cinq verbes conjugués à l’un de ces deux temps.

 

Analysez leur forme en vous appuyant sur les leçons 30 et 34.

 

« Quaesieris » et « tempta(ve)ris » sont en fait des subjonctifs parfaits (ils se construisent de la même manière que les futurs antérieurs (« dederint » et « fugerit »).

 

 

 

 

 

Séance 6 – Évaluation ; lecture des leçons 30 et 34

 

 

 

1) Traduisez ces courtes phrases.

 

 

 

1. Nihil sub mensa vident.

 

2. Nemo hodie sub sole ambulat.

 

3. Id mihi nequaquam placet.

 

4. Nolo ne quidem hunc librum !

 

 

 

2) Stoïcisme et épicurisme.

 

 

 

1) Qui est considéré comme le fondateur de l’école stoïcienne ?

 

2) Comment étaient appelées les écoles du stoïcisme et de l’épicurisme ?

 

3) À quelle époque ces deux écoles furent-elles fondées ?

 

4) Quel bien commun cherchent à atteindre l’épicurien et le stoïcien ?

 

5) Quelle philosophie part du principe atomiste de la matière et de l’absence de providence ?

 

6) En quoi l’expression Carpe diem ! illustre-t-elle l’idéal épicurien ?

 

 

 


 

Exposé oral : les différences entre les Odes et les Épodes

 

Leçons sur le futur simple et le futur antérieur. 

 

 

 

Séance 7 – Exercices autour du futur simple et du futur antérieur

 

1° Reprise de la distinction entre Odes et Épodes d’Horace :

 

 

Odes d’Horace

Épodes d’Horace

Définition du genre en Grèce

du grec ὠδή (« chant »), est un poème lyrique accompagné de musique. Par extension, poème célébrant un personnage ou un événement : un vainqueur des Jeux Olympiques, par exemple.

ἐπῳδός désigne un vers qui fait écho à un précédent vers, en général plus long : 2e élément d’un distique.

Dans la tragédie, 3e chant du choeur, conclusif, situé après la strophe et l’antistrophe.

Titre latin

Carmina

Iambi

Date de composition

23 et 15 av. J.-C.

vers 30 av. J.-C.

Thèmes

amour, amitié, pax Romana d’Auguste, esthétique poétique, épicurisme, bonheur, allusions autobiographiques, destin de l’artiste, carrière militaire, fuite du temps, vertu

vie quotidienne, métiers, séduction, sexualité, portraits féminins, magie, guerre, ennemis personnels, actualité (Actium et guerres civiles), dédicaces à Mécène

Mètres utilisés

hexamètre dactylique (-uu)

majorité de vers iambiques (u-)

Registres

lyrique, épique

satirique, polémique, lyrique

Influence sur l’oeuvre

Alcée et Sappho (VIe s.)

Archiloque (VIIe) et Callimaque (IIIe)

Influence de l’oeuvre

Ronsard (XVIe s.)

Chénier (XVIIIe s.)

Martial (Ier s. de notre ère)

Chénier (XVIIIe s.)

 

2° Exercices de conjugaison : complétez ces phrases à l’aide de verbes


Fresque romaine (allégorie de la poésie lyrique)

conjugués au futur simple ou au futur antérieur.

a) Consul pro populo locutus est : « Romani milites ab Hannibale non ______________ (capere, voix passive) ».

 

b) Cum Decimus gladiatores fortissimos ________________ (interficere, voix active), _______________ (liberare, voix passive).

 

c) Mihi crede, cives numquam senatores ______________ (colere, voix active) !

 


 

3° Relevez dans cette liste les verbes au futur de l’indicatif :

 

erant – sunt – erunt – vivam – vivo – vixi – habetis – habebatis – habebitis – ibimus – ibamus – ivimus – leges – legis – legisti – interficit – interficet – interfecit

 


 

4° Traduisez les formes suivantes :

 

dicam : ridebunt : riserint : tacebo :

 

data erit : viderit : ludam : potueris :

 

lecta erunt : amabimus : audiar : lavabo :

 

audieris : vives : credar : creditae erimus :

 

Séance 8 – Les doutes de Sénèque, philosophe déclinant (Tacite : Annales, XIV, 53)

 

 

 

1. Dans ses Annales, l’historien Tacite raconte comment Sénèque, mêlé à la conspiration des Pisons contre l’empereur ____________, fut reçut par celui-ci en 65.

 

 

 

Sénèque, averti, par quelques hommes encore sensibles à l'honneur, des crimes qu'on lui prêtait, voyant d'ailleurs le prince repousser de plus en plus son intimité, demande un moment d’entretien, et, l'ayant obtenu, il parle ainsi : "Il y a près de quatorze ans, César, que je fus placé auprès des espérances que tu laissais entrevoir ; il y en a huit que tu règnes. Pendant ce temps, tu as accumulé sur moi tant d'honneurs et de richesses, qu'il ne manque rien à ma félicité que la mesure. Je citerai de grands exemples, et je les prendrai non dans mon rang, mais dans le tien. Ton trisaïeul Auguste permit que M. Agrippa se retirât à Mytilène, et que C. Mécène, resté dans la Ville même, s'y reposât comme dans une lointaine retraite. L'un, compagnon de ses guerres, l'autre, éprouvé à Rome par des travaux de toute espèce, avaient reçu des récompenses, magnifiques sans doute, mais achetées par d'immenses services. Moi, quels titres pus-je apporter à ta munificence, sinon des études nourries, pour ainsi dire, dans l'ombre, et à qui revient cette gloire de ce que je parais avoir dirigé les essais de ta jeunesse, prix bien élevé pour cet état modeste ? Mais toi, César, tu m'as environné d'un crédit sans bornes, de richesses infinies, au point que souvent je me dis à moi-même : «Qui ? moi, né simple chevalier, au fond d'une province, je suis compté parmi les premiers de l'État ! Ma nouveauté s'est fait jour entre tant de noms décorés d'une longue illustration ! Où est cette philosophie si contente de peu ? Est-ce elle qui bâtit de tels jardins, qui promène son faste dans ces maisons de plaisance, qui possède ces vastes domaines, ces inépuisables revenus ?» Une seule excuse se présente : je n'ai pas dû repousser tes bienfaits.

 

At Seneca criminantium non ignarus, prodentibus iis, quibus aliqua honesti cura, et _______________ ejus magis aspernante Caesare, _________ sermoni orat et accepto ita incipit : "___________ decimus annus est, Caesar, ex quo spei tuae _________ sum, octavus, ut ____________ obtines : medio temporis tantum honorum atque _______ in me cumulasti, ut nihil felicitati meae desit nisi __________ ejus, utar magnis exemplis, ______ meae fortunae, sed tuae. Abavus tuus Augustus Marco Agrippae Mytilenese secretum, C. Maecenati ______ in ipsa velut peregrinum otium permisit ; quorum alter bellorum socius, alter Romae pluribus laboribus jactatus ampla quidem sed pro ingentibus meritis, _________ ______________. Ego quid aliud munificentiae tuae adhibere potui quam __________, ut sic dixerim, in umbra educata, et quibus claritudo venit, quod juuentae ________________ adfuisse videor, grande _______ _______ pretium. At tu gratiam immensam, innumeram __________ circumdedisti, adeo ut plerumque _______ me ipse volvam : «Egone, equestri et provinciali loco ortus, proceribus civitatis _________ ? Inter nobiles et longa decora praeferentes novitas mea enituit ? Ubi est animus ille ________ contentus ? Tales hortos exstruit et per haec suburbana incedit et tantis agrorum spatiis, tam lato faenore exuberat ?» Una _________ occurrit, quod muneribus tuis obniti non debui.

 

 

Tacite, Annales, XIV, 53

 

 

 

2. Vous l’avez remarqué, il manque certains mots dans la version originale de l’extrait. Replacez-les au bon endroit en vous appuyant sur la traduction proposée.

 

 

 

pecuniam – modicis - opum – moderatio - studia - admotus - tempus – intra – defensio - acceperant - quartus - imperium - familiaritatem – nec – urbe – praemia – adnumeror - tuae rudimentis – hujus rei.

 

 

 

3. Expliquez l’emploi de trois de ces formes :

 

a)______________________________________________________________________________

 

b) ______________________________________________________________________________

 

c) ______________________________________________________________________________

 

 

 

4. Qu’est-ce qui, d’après le philosophe, semble avoir fait décliner sa sagesse ?

 

________________________________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

5. Recherches : l’empereur avait-il raison d’accuser Sénèque ? Quel était le lien de parenté exact entre Auguste et Néron ? 

 

Séance 9 – Évaluation (futur simple et futur antérieur)

 

 

 

Relevez dans cette liste les verbes au futur de l’indicatif (6 points) :

 

erant – sunt – erunt – fuerint – vivebam - vivam – vivo – vixi – habetis – habebatis – habebitis – habuistis – imus - ibimus – ibamus – ivimus – legebat - leges – legis – legisti – interficiebat - interficit – interficiet – interfecit

 

2° Conjuguez au futur simple :

 

nous verrons :

 

nous saurons :

 

3° Conjuguez au futur antérieur :

 

il aura lu :

 

elle aura aimé :

 

4° Bonus : comment former le futur antérieur à la voix passive ?

 


 

sum, es, esse, fui, - : être vivo, is, ere, vixi, victum : vivre

 

habeo, es, ere, habui, habitum : avoir eo, is, ire, ivi, itum : aller

 

lego, is, ere, legi, lectum : lire interficio, is, ere, interfeci, interfectum : anéantir

 

video, es, ere, vidi, visum : voir scio, is, scire, scivi, scitum : savoir

 

amo, as, are, amavi, amatum : aimer

 

Séance 10 – L’implication de Sénèque dans la conspiration des Pison

 


 

1°) Afin de savoir si Néron avait raison d’accuser Sénèque d’être mêlé à une conspiration destinée à le renverser, fondons notre réflexion sur l’examen du texte de Tacite (Annales, fin du livre XIV et livre XV), la principale source.

 

Un certain Romanus venait d’accuser Sénèque de relations secrètes avec Caius Piso (Pison). Le philosophe retourna l’accusation contre Romanus, ce qui inquiéta Pison. Ce dernier, associé à des « sénateurs, chevaliers, soldats et femmes » et même à un des deux Préfets du prétoire (hauts fonctionnaires ayant en charge la protection de l’empereur et du territoire), décida alors de monter une conspiration contre l’empereur.

 

Le livre XV est principalement consacré à la guerre contre les Parthes, à l’union récente de Néron et Poppée, son ancienne maîtresse, à la mort de leur enfant en bas âge, aux excentricités de Néron, qui chante en public et profite de l’incendie de Rome (en est-il l’auteur ?) pour se faire bâtir l’immense Domus Aurea, enfin aux supplices infligés aux chrétiens.

 

Le chapitre 48 entame le récit de la conjuration. Il s’agissait avant tout de rassembler la plus grande force populaire qui fût, avant de désigner un meurtrier. Mais le temps de l’action est sans cesse différé. Les manœuvres d’une femme liée à la conjuration, en Campanie, semèrent le doute dans l’esprit de Néron, qu’on décide de tuer lors des fêtes dédiées à Cérès, à Rome.

 

Le jour de l’exécution, les proches de l’empereur découvrent ce complot grâce à un affranchi du sénateur Flavius Scaevinius, Milichus, qui dénonce le chevalier Antonius Natalis et Scaevinus, tous deux amis intimes de Pison.

 

Les deux hommes sont interrogés séparément, et Natalis accuse Sénèque d’avoir participé au complot contre l’empereur. D’après Tacite, Natalis donna le nom de Sénèque pour procurer à Néron un prétexte de tuer son ancien précepteur, qu’il avait pris en haine. Natalis et Scaevinus cherchaient à recevoir pour leur délation l’impunité, tandis qu’Épicharis, l’affranchie maladroite de Campanie, ne révéla rien sur les pires tortures et se pendit dans un dernier élan de vie.

 

On peut donc imaginer que Néron aurait utilisé n’importe quel prétexte pour tuer Sénèque. Son dessein n’était pas d’être juste, mais bien d’assouvir sa haine contre le philosophe, qui n’avait aucun profit à tirer de sa mort. Même si Sénèque réprouvait les loisirs du prince et avait vainement demandé de lui restituer ses biens., Tacite nuance : le seul Natalis accusa le philosophe, et parce que « rien ne prouva que [Sénèque] eût eu part au complot » : non quia conjurationis manifestum compererat (chap. 60), nous pouvons affirmer que l’empereur n’avait donc pas de raison objective de le tuer.

 


 

2°) Par sa mère Agrippine, Néron était l’arrière-arrière-petit-fils d’Auguste. Son règne commença 40 ans après la fin de celui d’Auguste. On peut constater la difficulté de Rome à retrouver un régime stable après le règne d’Auguste.

 

Source : http://scribouillons.fr/2019/01/ave-caesar

 


 


 


 


 


 


 


 

3° Reprise du contrôle sur le futur et le futur antérieur :

 

Formes du verbe : F A → F P → FA A → FA P

 

amo, are : amabis → amaberis → amaveris → amatus, a, um eris

 

lego, ere : legam →

 

capio, ere : capient →

 


 

4° Exercice de rattrapage.

 

Lecture du début de la préface de La vie heureuse.

 

Séance 11 – 12 avril 65, un départ en stoïcien

 


 

Pour identifier les « détails », aidez-vous des extraits des Annales en latin.

 

La mort de Sénèque par Jean-Charles Nicaise Perrin (1788, musée des Beaux-Arts de Dijon)

Détails présents dans le texte de Tacite et dans le tableau

Détails que le tableau ne mentionne pas

-les soldats qui emmènent Pauline, femme de Sénèque.

 

-l’autel de Jupiter auquel Sénèque a fait une offrande.

 

-le sang de Sénèque qui colore le bassin.

 

-les pleurs de ses proches.

 

-les jambes de Sénèque sont elles aussi ensanglantées.

 

-le bain chaud.

-Pauline s’est ouvert les veines avec Sénèque avant d’être mise en retrait et sauvée par les soldats de Néron.

 

 

-le poison pris par Sénèque après son offrande à Jupiter.

 

 

-les abondantes vapeurs de l’étuve, après le passage dans le bain chaud.

 


 

Extraits adaptés des Annales de Tacite (livre XV, 62-63)

 


 

a) Ante lacrimas amicorum, sermone omnes propinquos ad firmitudinem revocat.

 

Devant les larmes de ses amis, il rappelle tous ses proches à la constance par un simple entretien.

 

b) Paulina uxor sibi quoque mortem destinatam esse adseverat, manumque percussoris exposcit.

 

Son épouse Pauline affirme que la mort est résolue pour elle aussi, et elle réclame la main de celui qui doit frapper.

 

c) Post quae eodem ictu bracchia ferro exsolvunt.

 

Après quoi ils se tailladent les bras d’un même coup.

 

d) Deinde, Seneca crurum quoque et poplitum venas abrumpit.

 

Puis, Sénèque se tranche aussi les veines des jambes et des genoux.

 

e) Philosophus Paulinae suadet in aliud cubiculum abscedere.

 

Le philosophe conseille à Pauline de se retirer dans une autre chambre.

 

f) Seneca interim, lentitudine mortis, Statium Annaeum medicum orat ut provisum pridem venenum promeret, quo damnati publico Atheniensium judicio exstinguerentur.

 


 

g) Postremo stagnum calidae aquae introit, deinde Jovi Liberatori liquorem libat.

 


 

h) Exim balneo inlatus et vapore ejus exanimatus est.

 

Ensuite, il fut transporté dans une étuve, dont il mourut asphyxié par les vapeurs.

 

GRAMMAIRE : quelle leçon apprendre ou réviser ? ______________________________________________

 

Séance 12 - Recherches documentaires autour de Sénèque (CDI)

 


 

Chronologie

 

*Ville et année de naissance : Cordoue, vers 1.

 

*Année de décès : 65.

 

*Philosophie de son maître Sotion : pythagorisme

 

*Nom de son second maître (un stoïcien) : Attale

 

*Sénèque séjourna en Égypte auprès de son oncle, qui était préfet.

 

*Pendant son cursus honorum (carrière des honneurs₎ à Rome, il commence à écrire.

 

*39 : bonne réputation à Rome, mais suscite la jalousie de l'empereur Caligula.

 

*41 : occupe un poste à la cour, sous le règne de Claude. avocat brillant, mais inquiète le pouvoir : Messaline, première femme de Claude, l'éloigne en Corse. Exil peut-être dû à sa relation avec Livia, soeur de Caligula.

 

*49 : Agrippine, seconde épouse de Claude, le rappelle en tant que précepteur de Néron. Il est l'auteur d'une satire contre Claude (prélude au développement de la satire latine). Il y présente un tableau ridicule de l'empereur, qui vient de mourir (conduit aux enfers, où il jouera éternellement aux dés avec un cornet percé).

 

*50 : accède à la préture.

 

*54 : devient conseiller politique de Néron, devenu empereur, et ce jusqu’en 59.

 

*49-62 : écrit ses pièces (lectures publiques ou représentations). Principal ministre, avec Burrus, de l'empereur. 13 ans de vie de cour dans la luxuria. Néron accepte que le philosophe se retire à Naples .

 

*62 : mort de Burrus, disgrâce de Sénèque : se retire de la cour (son influence a diminué) ; début de la correspondance avec Lucilius (début de l'otium).

 

*64 : propose à Néron de lui restituer sa fortune. Sénèque se lie avec le vieux philosophe Metronax .

 

*65 : fin de la composition des Lettres Morales ; suspecté dans la conspiration de Pison, puis contraint au suicide en avril. On ne sut jamais quel rôle il tint dans la conjuration.

 

*100 : la réaction classique (Tacite, Quintilien) nuira à sa renommée, mais l'ancien christianisme (Tertullien, saint Augustin) trouva en lui une sorte de précurseur, malgré son orgueil aristocratique qui n'invite pas à la charité.

 

 

 

La renommée, la réception de ses œuvres

 

 

 

*Tacite dans les Annales nous en fait un portrait assez flatteur du formateur du "bon prince". Mais l’historien met également en valeur ses compromissions (discours funèbre dédié à Claude, qu'il avait critiqué : "comédie de la tristesse", justification du meurtre de la mère de Néron, Agrippine).

 

*Moyen Âge : on le considère presque comme un chrétien. Cependant, comment la philosophie de Sénèque permettait-elle de « surpasser Dieu » ?

 

Par le suicide, Sénèque pense surpasser Dieu.

 

*Succès chez les modernes : Chaucer, Pétrarque, Montaigne.

 

*Recopiez une citation de Sénèque que Montaigne a intégrée à ses Essais. Notez-la en français et en latin, puis précisez l’idée qu’elle illustre :

 

« Sunt qui alicujus verbi decore placentis vocantur ad id quod non proposuerant scribere » ce qui veut dire : « Il en est qui, pour la beauté d’un mot qui leur plaît, sont attirés vers un sujet qu’ils n’avaient pas prévu de traiter ». On peut dire que certaines personnes sont attirées par la superficialité et la surface des choses.

 

 

 

Bibliographie : les différents genres auxquels Sénèque s’essaya :

 

 

 

_____________ naturales : traité de physique (7 livres). Enquête sur les phénomènes naturels, mais du point de vue stoïcien. Les phénomènes sont regroupés selon le rapport qu'ils entretiennent avec les éléments. Le but est de trouver dans la nature un fondement pour une morale stoïcienne. Ouvrage utilisé au Moyen Âge comme un manuel de science naturelles.

 

 

 

Dialogi : de pseudo-dialogues (figure rhétorique du "dialogisme"), peut-être composés ad usum Delphini ; traités de morale philosophique.

 

 

 

La Brièveté de la vie  : De brevitate vitae

 

De la constance du sage : _____________________

 

La Tranquillité de l'âme : ___________________

 

Sur la colère : __________________

 

Du loisir : _________________

 

Sur la providence : _____________ Année de composition : ___________

 

__________________ : De vita beata Année de composition : ___________

 

Qu’est-ce qui peut rapprocher ces deux dernières œuvres (voyez notamment la préface, p. XX sq.) ?

 

________________________________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

 

 

Traités :

 

De Benefeciis : examine les rapports de clientélisme affectant l'aristocratie. Un mérite : a révélé la dignité des esclaves (presque une nouveauté) ; contient aussi une satire déguisée des empereurs. Thèmes conventionnels : ne pas s'attacher aux biens matériels ; valeur de l'action morale.

 

De Clementia : réflexion sur les conditions de réalisation de la clémence du prince.

 

 

 

Lettres morales à _______________ (62-65) : réelle correspondance ? fiction épistolaire ? 124 lettres en tout, réparties en 20 livres, qui relèvent de la tradition de la lettre philosophique ou de la diatribe : du grec diatriba, à l’origine « entretien », « discussion » ou « débat ».

 

 

 

9 ___________, sur des modèles grecs, qui ne sont pas exemptes du dogme stoïcien : Agamemnon, Oedipe, Les Phéniciennes, Hercule furieux, Les Troyennes, Médée, Phèdre, Hercule sur l'Oeta, Thyeste

 

L'hellénisme est alors en faveur. Mais Sénèque transforme ses modèles : préfère à la progression de l'action la succession de tableaux distillant la passion du héros (longues tirades, dialogues très pressés, récits…). Il exprime son goût pour les situations hors nature, les coups de théâtre brutaux qui révèlent les âmes monstrueuses. Le théâtre exprime ses idées stoïciennes : enflure oratoire dans les propos d'Hercule, héros stoïcien aux prise avec l'adversité. Mais il ne s'agit pas d'un théâtre philosophique : plutôt une réécriture d’Euripide, Sophocle, Eschyle. La furor, ("folie tragique") y est portée avec emphase ; exhibition assumée de la violence et de la cruauté ; personnages conscients de leur nefas scelus (___________________________) .

 

 

 

Succès au Moyen Âge : grande influence sur la théorie et la pratique théâtrale de la Renaissance, notamment en Italie et en Angleterre. ___________ s'inspirera de sa Phèdre.

 

 

 

3 Consolationes écrites pendant l'exil : à Marcia ; à Polybe (affranchi de Claude) ; à Helvia (sa _____________) : des contemporains éprouvés par le sort.

 

 

 

Pamphlet contre ____________ : Apocoloquintose du Divin __________ : le titre signifie "métamorphose en ________________________" ; satire burlesque de la politique de l'empereur ; des procès lui sont intentés après sa mort. Mélange prose-vers à la manière des satires de Ménippe.

 

 

 

Poésies et discours : perdus.

 

 

 


 

Séances 13 et 14 – De vita beata (I) : qu’est-ce que « vivre heureux » ?

 


 

1) Lecture des chapitres 1 à 5 de la première section (p. 2-5).

 

2) Qui est le destinataire de ce petit traité (§ 1) ? ___________________________________

 

3) Quelle méthode Sénèque lui propose-t-il de suivre (§ 1) ? __________________________

 

___________________________________________________________________________

 

4) Langue latine : comment expliquez-vous la traduction de quantum cotidie profligetur par « combien on en abat chaque jour » (§ 1) ? ___________________________________________________________

 

________________________________________________________________________________

 

5) Quelle métaphore filée du § 2 permet à Sénèque de matérialiser la recherche du bonheur ? Relevez deux ou trois expressions qui servent à l’exprimer ___________________________________________

 

_________________________________________________________________________________

 

6) Citez trois expressions qui désigne la doxa, c’est-à-dire l’opinion majoritaire, du vulgaire (§ 3) : _

 

_________________________________________________________________________________

 

7) Quelles formes de pensée Sénèque oppose-t-il dans le § 4 ? Quelle est son opinion ? ___________

 

_________________________________________________________________________________

 

_________________________________________________________________________________

 

8) Contre quel système politique Sénèque prend-il position ? Comment justifie-t-il cette opinion (§ 5) ? _________________________________________________________________________________

 

_________________________________________________________________________________

 

9) Leçon 39 : le pronom is, ea, id. Après lecture de cette leçon, analysez les occurrences du pronom is, ea, id dans l’extrait :

 

Occurrences

Explications

ab ea (§1)

 

 

 

ab eo (§1)

 

 

 

explorata sint ea (§ 2)

 

 

 

optima ea sunt (§ 3)

 

 

 

id quod evenit (§ 5)

 

 

 

eos factos esse (§ 5)

 

 

 

 


 


 


 


 

Séance 15 – Fin des recherches documentaires relatives à Sénèque ; section 2 de De vita beata

 


 

Section 2 du De vita beata

 

§1 – Sénèque s’oppose une nouvelle fois à l’idée d’une doxa capable de proposer la définition du bonheur.

 

Phrase de thème inspirée de ce paragraphe :

 

Ne réponds pas, à la manière de la foule : « Les meilleures solutions plaisent au plus grand nombre ».

 

Non est quod respondeas, turbae more : « Meliora pluribus placent ».

 


 

§2 – À quel organe Sénèque se fie-t-il, lorsqu’il s’agit de découvrir l’accès au bien ? L’âme : animus. Recopiez la proposition qui énonce cette idée : __________________

 


 

§3 – La prosopopée de l’__________ : que signifie-t-elle ?

 

a) quanto levius fuit quam quod concupii ! _________________________________________

 

b) si modo ulla inter malos gratia est ____________________________________________

 

c) quid aliud quam telis me opposui ? ____________________________________________

 


 

Étymologie : indiquez les termes français dérivés des mots du paragraphe 3 :

 

-malevolentiae, ae, f → -infectus, a, um →

 

-recogito, as, are, avi, atum → -exsecratio, onis, f →

 

-odium, ii, n → -notabilis, is, e →

 


 

§4 Ce que n’est pas, selon Sénèque, le bien qui permet d’accéder au bonheur :

 

a) Id bonum non est, quod ostendam : ____________________________________

 

Ce qu’est ce bien qui permet d’accéder au bonheur :

 

b) Id quod non spectatur : __________________________________________________

 

c) Id ad quod numquam consistitur : __________________________________________

 

d) Id quod stupenti non monstratur : __________________

 

e) Id quod foris non nitet : _________________________

 


 


 

Illustration : Tableau de Roberto Bompiani, XIXème siècle.

 


 

Séance 16 – Leçon de grammaire : le démonstratif ille et le système adverbial du lieu

 


 


 

Séances 17 et 18– Préparation d’un document de présentation

 


 

1. Prolongement

 

Vous savez décliner ille, illa, illud (celui[celle]-là là bas ; nuance méliorative). Pouvez-vous décliner iste, ista, istud (celui-là, celle-là, connotation péjorative) ?

 


 

 

SINGULIER

PLURIEL

 

Masc

Fém

Neutre

Masc

Fém

Neutre

Nominatif

iste

ista

istud

 

 

 

Accusatif

 

 

 

 

 

 

Génitif

 

 

 

 

 

 

Datif

 

 

 

 

 

 

Ablatif

 

 

 

 

 

 

 


 

2. Tâche finale de la période 1

 

Objectif : présenter au groupe une section, au choix, de De vita beata.

 

Voir document dans l’ENT.

 

Séance 19 – Viginti cruciata verba (20 mots croisés)

 


 

Vingt mots de Sénèque (De vita beata, sections I à X)

 

Horizontalement
Verticalement
1. : vertu
3. : lieu de la volupté (1)
6. : lieu de la volupté (2)
7. : raison
9. : lieu de la virtus
10. : chemin
12. : plaisir
14. : servitude
16. : nature
17. : luxe
18. : crainte
19. : heureuse
20. : honte
2. : stoïciens
4. : pour éviter la volupté de l'âme, éviter d'y repenser
5. : méchants
6. : troupeau de bêtes
8. : âme
11. : souvent associé à la voluptas
13. : souverain
14. : fermeté (du jugement)
15. : patience, endurance
17. : liberté
19. : bien