2- Méditerranée : voyager, explorer, découvrir

Étude de la langue

Lecture

Expression orale

 

 

 

 

   

Civilisation

Culture littéraire

Culture artistique



 

 

 

 



 

Période 2 – Rayonnement des cités méditerranéennes

 

 

 

Présentation de l’objet d’étude “Méditerranée : voyager, explorer, découvrir” dans les programmes officiels

 

 

 

Inscrite dans des limites étroites, la Méditerranée offre une grande diversité de territoires et de cultures. Sur ses bords, les peuples n’ont cessé d’échanger et de s’affronter. Entre connu et inconnu, les Anciens ont assigné à cet espace des limites fabuleuses, fascinantes et redoutées. Périples de héros, migrations, exils et fuites dramatiques d’individus et de peuples se succèdent d’une rive à l’autre.

 

 

 

-« Notre mer » : une mosaïque de peuples, un espace polycentré.

 

-Aux confins du monde habité : terres connues et inconnues.

 

-Voyages et périples héroïques.

 

-Accueil et hospitalité : étrangers et exilés.

 

 

 

Séance 1 – Alexandrie, son phare, sa bibliothèque

 

 

 

a) Document Via Latina :

 

-Identifier les langues de la Méditerranée ;

 

-Situer les villes sur la carte ;

 

-Relier l’expression « Bienvenue !» à son pays d’origine ;

 

-Que reste-t-il du latin dans les langues parlées aujourd’hui dans ces pays ?

 

Dans l’Antiquité, le latin a concurrencé (parfois remplacé : langues romanes) des langues issues d’un autre domaine linguistique : langues slaves (croate), altaïques (turc), chamito-sémitiques (arabe, hébreu). Dans 6 pays seulement le latin est resté la langue principale (langues romanes).

 

 

 

b) Visionnage de deux diaporamas relatifs à la cite d’Alexandrie (le phare, le port) : un élève volontaire pour fusionner les deux documents et y ajouter des informations sur la bibliothèque. Documents publiés dans l’ENT.

 

 

c) Lecture d’extraits d’Aulu-Gelle et Jules César (bibliothèque et phare d’Alexandrie ; p. 152-153).

 

 

 

d) Repérage d’expressions à l’aide desquelles l’auteur décrit l’édifice, puis proposition d’analyse et traduction.

 

 

 

Illustrations : reconstitutions de la bibliothèque d’Alexandrie.

 

Source illustration : dicopathe.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Séance 2 – Le cas nominatif dans les 5 déclinaisons

 

 

 

Traduction 1

 

 

 

Par la suite fut fondée par les Ptolémées en Égypte une riche bibliothèque de sept cent mille ouvrages environ, rassemblés ou écrits par leurs ordres. Mais toutes ces richesses, lors de la première guerre d'Alexandrie, pendant qu'on livrait la cité au pillage, ce ne fut ni par le fait d’une volonté ni à la suite d’une décision, mais à cause de l'imprudence de soldats auxiliaires, qu’elles devinrent la proie des flammes.

 

 

 

Aulu-Gelle, Nuits Attiques, livre VI, § 17.

 

 

 

Traduction 2

 

 

 

Cette île, située en face d'Alexandrie, en forme le port ; des môles de neuf cents pas de long, jetés dans la mer par les anciens rois du pays, unissent, par un canal étroit et par un pont, le Phare à la ville. Il y a dans cette île des habitations d'Égyptiens qui forment un bourg de la grandeur d'une ville ; et quand quelque vaisseau s'écarte de sa route par imprudence ou par la violence du vent, les habitants le pillent, à la façon des corsaires. À moins que ceux par lesquels le Phare est occupé y consentent, il ne peut y avoir d’entrée dans le port à cause de son étroitesse.

 

 

 

Jules César, Guerre civile, III, 112

 

 

À l’aide des traductions des textes d’Aulu-Gelle et de Jules César, repérez les sujets des verbes, puis recopiez-les en français et en latin dans le tableau suivant.

 

 

 

 

 

Source illustration : ancrehistoire.fr

 

 

 

 

 

Sujet en latin

En français

Terminaison (genre, nombre)

Déclinaison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leçon sur le nominatif (p. 190 et 235)

 

C’est le 1er cas, qui sert à exprimer les fonctions SUJET / ATT. SUJET / APPOSITION AU SUJET.

 

Voici les terminaisons du nominatif les + courantes :

 

a ae

 

us / um i / a

 

is / or / x / us / en es / a

 

us / u us / ua

 

es es

 

             

 

 

 

Tableau de la 2e déclinaison (masculin et neutre) à apprendre pour la séance 3 :

 

Singulier

Pluriel

pharus

 

monstrum

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 p. 191

 

Nominatif / Vocatif / Accusatif

 

 

 

1. In urbe sunt multi canes → Dans la ville il y a de nombreux chiens.

 

2. Aliquando Lucius parvum canem videt → Un jour, Lucius voit un petit chien.

 

3. Vocat:«Catule! Veni!» → Il crie:«Petit chien, viens ici!»

 

4. In Lucii domo enim statuae aurumque sunt. → Chez Lucius, en effet, il y a des statues et de l’or

 

5. Itaque Tullia fures metuit → c’est pourquoi Tullia craint les voleurs

 

 

 

3 p. 191

 

Justifier les emplois de l’accusatif

 

 

 

Séance 3 - Évaluation

 

 

 

Évaluation : complétez la forme ou entourez la réponse correcte

 

 

 

La 2e déclinaison

 

1° Accusatif sg. → phar__ 6° Nominatif sg. → monstr__

 

2° Datif pl. → phar__ 7° Accusatif sg. → monstr__

 

3° Ablatif sg. → phar__ 8° Génitif sg. → monstr__

 

4° Accusatif pl. → phar__ 9° Génitif pl. → monstr__

 

5° Nominatif sg. → monstr__ 10° Datif pl. → monstr__

 

 

 

Les dieux et les hommes

 

1° La plus belle des mortelles, accueillie sur l’Olympe parmi les dieux : Psyché – Aphrodite – Rhéa.

 

2° Chez les Anciens, les dieux : s’intéressent aux affaires humaines – se désintéressent des affaires humaines.

 

3° Les Romains accordaient dans leurs mythes une place importante aux : dieux – héros de l’Histoire – sportifs.

 

4° Parmi ces derniers, on peut citer le héros d’Ithaque : Achille – Ajax – Ulysse – Nestor.

 

5° Quel héros fut reçu en apothéose ? Achille – Ajax – Ulysse – Nestor – Héraclès.

 

6° Quel dieu est le père des Grâces et des Muses ? Dionysos – Héphaïstos – Zeus – Hadès.

 

7° Comment est appelée la boisson des dieux ? Le nectar - l’ambroisie – l’hydromel – l’eau-de-vie.

 

8° Les Romains honorent avant tout des dieux : italiques – grecs – égyptiens.

 

9° Entourez l’intrus : Faunus – Fortuna – Pomona – Héra.

 

10° Comment s’appelle le dieu romain qui préside au début et à la fin de la guerre ? Bellum – Janus – Templum.

 

 

 

 

 

 

 

Séance 4 - Leçon : 7 emplois de l’accusatif

 

 

 

1) Complément d'objet des verbes transitifs

 

Le mot transitif indique que l'effet de l'action concerne une autre personne ou une autre chose que le sujet. Ce verbe transitif peut être personnel ou impersonnel, actif ou déponent.

 

Exemples : Brutus Caesarem interfecit. Brutus tua César. Patrem imitor. J'imite mon père. Domum aedificat. Il construit une maison

 

 

 

2) Qualification d’un COD (attribut du COD)

 

Exemple : Pater filiam Tulliam nominat.

 

 

 

3) Les verbes impersonnels exprimant la pitié, la honte, le repentir

 

Après les verbes tels que : pudet (avoir honte), paenitet (se repentir), miseret (avoir pitié), taedet (être dégoûté) et piget (être ennuyé), on met au génitif la cause du sentiment et à l'accusatif la personne éprouvant ce sentiment.

 

Exemples : Pudet me sororis. J'ai honte de ma soeur. Me paenitet hujus facti. Je me repens de cet acte.

 

 

 

4) Autres tournures impersonnelles

 

D’autres verbes impersonnels se construisent avec l'accusatif, comme : decet (il convient à), condecet (il convient à), dedecet (il ne convient pas), indecet (il est inconvenant), delectat (il est plaisant), juvat (il est agréable), oportet (il faut), fallit (se tromper), fugit (il m'échappe que), praeterit (il m'échappe que).

 

Exemples : Regem decet clementia. La clémence sied à un roi. Non te praeterit. Il ne t'échappe pas que.

 

 

 

5.1) L'accusatif complément circonstanciel d’espace ou de durée

 

On se sert de l'accusatif pour indiquer l'espace ou le temps, dans des phrases répondant aux questions : quelle est l'étendue, la longueur, la largeur, la profondeur, l'épaisseur, la durée ?

 

Exemples : Nunquam pedem a me discessit. Il ne m'a pas quitté de la longueur d'un pied. Tres annos mecum habitavit. Il a habité trois ans avec moi. Fossa duos pedes lata. Un fossé large de deux pieds.

 

L'âge se traduit en latin surtout par le participe natus + accusatif.

 

Exemple : Adulescens sedecim annos natus. Un adolescent de seize ans. Major annos sexaginta natus. Plus âgé de soixante ans.

 

 

 

5.2) Complément ciconstanciel de lieu

 

*Réponse à la question «Où vas-tu / Quo is ?». Les noms des villes et des petites îles se mettent à l'accusatif sans préposition mais les noms de pays sont toujours accompagnés des prépositions in ou ad.

 

Exemples : Eo in Galliam, Lutetiam. Je vais en Gaule, à Lutèce. Eo domum, rus. Je vais à la maison, à la campagne. Venit in hortum. Il est venu dans le jardin.

 

*Réponse à la question «Par où passes-tu / Qua is ?» La préposition per + accusatif est utilisée (sauf devant un nom de route ou de porte, auquel cas l'ablatif sans préposition sera employé).

 

Exemple : Transeo per Athenas. Je passe par Athènes.

 

 

 

6) L'accusatif exclamatif

 

Exemple : Le cordonnier déplora : « Pauvre oiseau ! » Sutor ploravit : « miserum avem ! »

 

Dans les exclamations, on mettra à l'accusatif le nom de la personne ou de la chose dont on s'étonne ou qu’on plaint.

 

 

 

7) L'accusatif de relation (accusatif adverbial)

 

On rencontre l'accusatif dans certaines expressions comme : magnam partem (en grande partie), bonam partem (dans une grande mesure). De nombreux pronoms et adjectifs, au neutre singulier ou pluriel, se rencontrent à l'accusatif avec des verbes qui se construisent d'ordinaire avec le datif ou l'ablatif.

 

Exemple : Id gaudet. Il se réjouit de cela. Venas irrigatus nectare. Imbibé [quant à ses veines] par le nectar > aux veines imbibées par le nectar.

 

Séance 4 – Alexandrie et sa bibliothèque : « Un projet savant et politique »

 

 

 

https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/la-veritable-histoire-de-la-bibliotheque-dalexandrie

 

 

 

Voici trois sources d’information au sujet de la bibliothèque et d’Alexandrie :

 

-Diodore de Sicile : Bibliothèque historique

 

-le géographe Strabon

 

-Timon de Philonte

 

Quels sont les autres édifices importants d’Alexandrie ? phare, palais royal, tombeau d’Alexandre, théâtre

 

Le souverain qui conquiert l’Égypte : Alexandre le Grand (-332)

 

Que voulait-il faire d’Alexandrie ? le centre culturel et scientifique du monde

 

Nom de son successeur, qui fonda la bibliothèque : Ptolémée Ier, macédonien lui aussi

 

Nom de la dynastie que ce dernier a fondée : les Lagides

 

Quel fut le rôle de Démétrios de Phalère ? Il conseilla Ptolémée pour la construction de la bibliothèque

 

Quel point commun a-t-il avec Alexandre ? Ils ont eu Aristote comme professeur

 

Aristote venait de fonder sa bibliothèque à Athènes (vers -330), celle de son école, qui s’appelle le Lycée.

 

Date approximative de la fondation de la bibliothèque d’Alexandrie ? -320

 

L’autre modèle, le modèle oriental : il vient principalement du peuple perse.

 

Mouseion : de quoi s’agit-il ? Sanctuaire des muses. Ce terme grec a donné le nom français musée.

 

Il contenait un observatoire astronomique, une réserve animalière et un jardin botanique (paradeisos → paradis).

 

Ptolémée, à l’occasion de la fondation de la bibliothèque, décida notamment la traduction du Pentateuque (5 premiers livres de la Bible) par 72 sages juifs en langue grecque.

 

On procédait aussi à de nombreuses copies : quand un bateau arrivait à Alexandrie, on réquisitionne les livres qu’il contenait pour les copier.

 

Une bibliothèque royale : on y trouve aussi des ouvrages d’administration.

 

Les employés étaient polyvalents (copier, ranger, faire cours, etc.).

 

Noms d’écrivains ou de savants ayant travaillé dans cette bibliothèque : Archimède, Eratosthène, Callimaque, etc.

 

Une approche pluridisciplinaire : astronomie, biologie, physique, mathématiques, géographie, etc. . Nom d’un savant polyvalent : Aristote, Eratosthène.

 

Strabon, géographe contemporain d’Auguste : la bibliothèque n’est pas totalement détruite ; à la tête de la bibliothèque, il y a un prêtre, puisque l’édifice fait toujours partie d’un sanctuaire.

 

Nombre d’ouvrages à disposition ?200000 ou 500000 volumes.

 

Quatre supports de l’écrit à l’époque : papyrus, tablettes recouvertes de cires, peau animale, pierre.

 

Le livre est appelé volumen (« rouleau »).

 

Propriétés, caractéristiques du papyrus : peut contenir plusieurs centaines de pages, fragile (ne peut pas être plié).

 

Type de lettres utilisées : majuscules.

 

Pas de séparation entre les mots (scriptio continua).

 

Comment les ouvrages étaient-ils référencés ?  Titre, premières lignes, auteurs, nombre de pages, qualités du support, région de provenance de la source.

 

Qu’est-ce que le sillubos ? Une étiquette collée sur le volumen.

 

Le catalogue de Callimaque de Cyrène s’étendait sur 120 volumes !

 

Les bibliothécaires d’Alexandrie avaient pour projet d’élaborer des canons (modèles) littéraires : les œuvres élues seront davantage commentées et copiées. On appelait ces employés les kritikoi (→ en français critiques). Mais ils devaient aussi dresser des catalogues, des dictionnaires et des anthologies.

 

La bibliothèque d’Alexandrie symbolise le passage d’une culture orale à une culture écrite (le livre est le support indispensable pour transmettre les connaissances), mais aussi la puissance coloniale grecque.

 

 

 

 

 

Séances 6 et 7 – Zénobie, reine de Palmyre ; révisions de l’accusatif (1ère et 2e déclinaison)

 

 

 

1. Correction des recherches relatives à la bibliothèque d’Alexandrie.

 

2. Point sur les exposés en cours : Tellus, Terminus, Faunus et Alexandrie.

 

3. Lecture du portrait de Zénobie (p. 154) : Trebellius Pollion (Histoire Auguste).

 

 

 

Un élève est chargé de communiquer au binôme de traducteurs l’analyse des formes de nominatif et d’accusatif ; l’autre a pour tâche d’éclairer le sens de certains mots du texte par l’étymologie.

 

 

 

1. Explication des cas (quelle est la fonction des mots ou groupes ci-dessous ?)

 

 

 

Nominatifs

Accusatifs

tantus candor → Attribut du sujet + Sujet (Candor) , verbe « être » sous-entendu.

modum → Préposition « supra » exprimant le lieu (« au-delà »), suivie de l’accusatif

 

vox clara → sujet + attribut

margaritas → COD de Habere

 

vox virilis → sujet + attribut

eam → Sujet d’une P. Subordonnée complétive infinitive

 

severitas → attribut

dentes → COD de Habere

 

necessitas → sujet de postulabat

thesaurum → accusatif de relation (conservatrice au plan du trésor)

 

clementia → attribut du sujet

femineum modum → Préposition exprimant le lieu, suivie de l’accusatif

 

pietas → sujet de requirebat

 

 

larga → Attribut du sujet

 

 

conservatrix → Attribut du sujet

 

 

 

 

 

 


lumni.fr

2. Les mots français issus des mots du texte

color, coloris, m  couleur, coloriser

 

oculus, i, m oculaire

 

vigens, vigentis vigueur

 

niger, nigra, nigrum Nigéria, Niger

 

candor, candoris, m candide, candeur

 

margarita, ae, f marguerite

 

postulo, as, are postuler

 

clementia, ae, f clémence

 

pietas, pietatis, f piété, pieux(se)

 

requiro, is, ere requérir

 

largus, a, um largesse

 

thesaurus, i, m thésauriser

 

modus, i, m mode

 

Vue de Palmyre, cité antique pillée puis détruite en août

 

2015, après la décapitation du directeur du site

 

Elle avait le visage mat, les teint hâlé, les yeux noirs et d’une vivacité incroyable, l’élégance d’une déesse, une grâce incroyable. Elle avait des dents d’une telle blancheur, qu’on aurait cru voir des perles et non des dents. Sa voix était sonore et virile. On trouvait en elle, quand la nécessité l’exigeait, la sévérité des tyrans ou la clémence des bons princes, lorsque la piété le demandait. Libérale avec prudence, elle savait ménager ses trésors au-delà de ce qu’on peut attendre d’une femme.

 

 

 

 

 

Séance 8 – Exposés oraux ; Zénobie contre Rome

 

a) Exposés oraux (Alexandrie, Tellus).

 

b) Lecture du texte d’Eutrope (« Zénobie contrecarre les ambitions romaines »), p. 155.

 

c) Consultation d’un document consacré à Zénobie :

 

https://unelimonadeatombouctou.fr/zenobie-reine-de-palmyre/

 

d) Retour au texte : quelles expressions avez-vous comprises grâce au document consulté ?

 

 

 

*« Aurelianus vir in bello potens » + « crudelitatem » → cruauté et acharnement guerrier d’Aurélien contre Zénobie

 

*« occiso Adenatho marito Orientem tenebat » → à la mort de son mari Adenath, Zénobie contrôle l’Orient.

 

* « Zenobia reliquit posteros Romae » → elle laissa une descendance à Rome

 

 

 

 

 

Séance 9 – Qui sont ces Scythes ?

 

 

 

1. Exposé oral sur les dieux Terminus et Jupiter.

 

 

 

2. Lecture d’un texte de Pomponius Mela (p. 158), qui présente les coutumes des Essédons, peuple scythe.

 

 

 

Pomponius Mela (géographe romain du Ier s. ap. J.-C.), décrit une nation scythe (voir cartes), les Essédons, peuple nomade des steppes d’Europe orientale : ils vivaient au sud de la Sibérie actuelle, sans doute dans la région des monts Altaï, non loin de la Mongolie. P. Mela établit le lien entre une terre hostile et ce peuple présenté comme barbare et décrit ses coutumes, reprenant à l’occasion les récits fabuleux d’Hérodote, premier historien grec.

 

Ingenia cultusque gentium Scythicarum differunt. Essedones funera parentium laeti et victimis ac festo coetu familiarium celebrant. Corpora ipsa laniata et caesis pecorum visceribus inmixta epulando consumunt. Capita ubi fabre expolivere, auro vincta pro poculis gerunt. Haec sunt apud eos ipsos pietatis ultima officia. d’après Pomponius Mela, De chorographia (livre II)

 

Vocabulaire

 

ingenium, ii, n : moeurs (au pluriel)

 

cultus, us, m : culture, coutumes

 

gens, gentis, f : nation, peuple

 

familiaris, is, m : proche, familier

 

Essedones : Essédons (nom d’un peuple Scythe)

 

funus, funeris, n : funérailles

 

ac = atque : et (devant consonne)

 

coetus, us, m : réunion

 

ipse, a, um : lui-même, elle-même, lui / elle précisément, en personne

 

immisceo, es, ere, immiscui, immixtum : mêler qq. Chose à (+ datif)

 

lanio, as, are, laniavi, laniatum : déchirer, découper, mettre en pièces

 

pecus, oris, n. : bête, animal sacrifié

 

epulor, aris, epulari, epulatus sum : dîner, manger (verbe déponent)

 

fabre : artistement, avec soin

 

expolio, is, ire, expolivi, expolitum : nettoyer, polir entièrement

 

ubi : quand

 

gero, is, ere : se servir de (transitif direct en latin)

 


 

3. Identifiez et analysez le cas des mots soulignés (c’est toujours le même ; voir pages 192 et 235), puis traduisez les groupes auxquels ils appartiennent.

 

ingenia cultusque gentium Scythicarum → s de piété (génitif de possession) les mœurs et les coutumes des peuples scythes → génitif de possession

 

funera parentium les funérailles des parents (génitif de possession)

 

pecorum visceribus → [mêlés] aux viscères des bêtes (génitif de possession)

 

coetu familiarium pendant la réunion des proches (génitif subjectif)

 

pietatis ultima officia → les derniers devoirs (génitif de possession)

 

Illustration (wikipedia.org) : carte de la Scythie au Ier s. avant notre ère.

 

 

 

Les moeurs et les coutumes des peuples scythes sont différentes. Les Essédons célèbrent les funérailles de leurs parents par des transports de joie, par des sacrifices et une réunion solennelle des proches. Ils coupent le cadavre par morceaux, coupent de même les entrailles des victimes, mêlent toutes ces chairs ensemble et en font un festin. Quant à la tête, après l'avoir dépouillée et proprement nettoyée, ils en font une coupe qu'ils entourent d'un cercle d'or. Tels sont chez eux les derniers devoirs que la piété rend aux morts.

 

Séance 10 – Les emplois du cas génitif

 

Génitif déterminatif

Nom complément d'un autre nom
La relation entre les deux noms, appartenance, provenance, identité, définition... , est interprétée d'après le contexte.

Roma, caput mundi. Rome, capitale de l'univers.
Virtus oratoris. La vertu de l'orateur.
Virtus justitiae. La vertu de justice.

NB : génitif objectif et génitif subjectif

Metus hostium. La crainte des ennemis.
(La crainte
éprouvée par les ennemis : génitif subjectif ; la crainte inspirée par les ennemis : génitif objectif)

Génitif avec causa et gratia (formes figées à l'ablatif, précédées d'un complément au génitif)

Doctor honoris causa. Docteur à titre honorifique.
Exempli gratia. "À titre d'exemple".

Génitif partitif
ou
de totalité

Complément d'un nom désignant le tout, dont le mot complété désigne la partie.

L. Cotta interficitur cum maxima parte militum. Lucius Cotta fut tué avec la plus grande partie de ses soldats.

Ce génitif partitif peut compléter aussi un superlatif, un pronom, un adverbe de quantité : Horum omnium fortissimi sunt Belgae. De tous les Gaulois, les Belges sont les plus valeureux.(complément d'un superlatif ; concurrencé par ex + Abl. , inter + Acc.)

Quis vestrum ? Qui parmi vous ? Quid novi ? Quoi de neuf ? (complément d'un pronom)
Satis eloquentiae, sapientiae parum. Assez d'éloquence, peu de sagesse.(complément d'un adverbe de quantité)

Génitif de qualité

Nom + adjectif au génitif, complément d'un nom ; ce groupe fonctionne comme un adjectif qualificatif, épithète ou attribut.Existe aussi l'ablatif de qualité.

Vir magni ingenii summaque prudentia. Un homme d'une grande intelligence, et d'une très grande sagesse.

Génitif possessif avec esse

Cas d'un complément signifiant l'appartenance, avec esse, fieri (être/devenir la propriété de)

Omnia hostium erant. Tout était aux mains des ennemis.
Illud vero est hominis ingrati tacere. Taire cela est vraiment le fait d'un homme ingrat.

Génitif complément de verbe

-Certains verbes ont leur premier complément au génitif : meminisse "se souvenir", oblivisci "oublier"; implere, complere "remplir de", egere, indigere "avoir besoin de", carere "être privé de", indigere "manquer de"; potiri "s'emparer de", etc.
Dans ces tournures, le génitif est souvent concurrencé par d'autres cas.

Vivorum memini. Je me souviens des vivants.

Une série de 5 verbes impersonnels ont un second complément inanimé au génitif. Il s'agit de la série de verbes impersonnels : me miseret "j'ai pitié de", me paenitet "j'ai du regret de", me piget "je suis chagriné de", me pudet "j'ai honte de", me taedet "je suis dégoûté de".

Eos peccatorum suorum maxime paenitet. Ils regrettent profondément leurs fautes.

Dans la langue judiciaire, le complément exprimant le délit se met au génitif.

Aliquem avaritiae insimulare. Accuser quelqu'un de cupidité.

Génitif complément d'adjectif

Un certain nombre d'adjectifs ont un complément au génitif, souvent concurrencé par l'ablatif. Tels notamment avidus "avide", conscius "conscient de", cupidus "désireux de", expers "privé de", peritus "expérimenté en", particeps "participant", plenus "plein de", etc.)

Bestiae sunt rationis et orationis expertes. Les bêtes sont privées de la raison et de la parole.

Complément de lieu (locatif)

Les noms de villes (1ère et 2e déclinaison, au singulier) se mettent au génitif, quand ils expriment un lieu-situation.

Romae consules quotannis creabantur. À Rome on nommait des consuls chaque année.

Ce génitif dit "locatif" peut se confondre avec un ancien cas, le locatif, présent dans quelques noms et expressions comme :

domi "à la maison" ; ruri "à la campagne" ; humi "par terre" ; domi militiaeque "en temps de paix et en temps de guerre".

Génitif de prix

Formes de génitif figées en adverbes, et signifiant une estimation).
Quanti haec aestimantur ? À quel prix estime-t-on ces choses ?

 

 

 

Séance 12 – Exposé (Faunus) ; lecture de la leçon sur le génitif

 


 

1. Exposé oral.

 

2. Correction du premier exercice sur le génitif (morphologie) :

 

surlignez les génitifs de la 3e déclinaison.

 

le marchand de poissons. mercator...

 

les têtes de Janus : capita...

 

les faisceaux du licteur : fasces...

 

le dieu de la famille : deus...

 

la limite des champs : terminus...

 

la bibliothèque du roi : biblitheca...

 

la culture de la Scythie : cultus...

 

la cuillère de l’enfant : lingula...

 

la joie des Romains : laetitia...

 

le sac d’argent : saccus...

 

le sacrifice des bêtes : sacrificium...

 


 

3. Lecture de la leçon sur la syntaxe du génitif et fin de l’exercice d’analyse syntaxique.

 

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Travail pour le 5 janvier (sur l’ENT) :

 


 

Effectuez quelques recherches et répondez aux questions suivantes :

 

1. Comment les Romains appelaient-ils la mer Méditerranée ?

 

2. Où s’arrête le monde connu chez les Romains ?

 

3. Quelles sont, dans l’Empire romain, les régions les plus éloignées du bassin méditerranéen ?

 

4. Quelle cité d’Afrique du Nord fut la rivale de Rome ?

 

5. Comment s’appelle sa reine légendaire ?

 

6. Quel fut le rayonnement de cette cité dans l’Antiquité ?

 

Séance 13- Correction des recherches documentaires sur les limites du monde connu et Carthage

 

 

 

  1. Les Romains donnaient plusieurs noms à la Méditerranée : Mare internum (“mer interne”; Pline l’Ancien), Mare nostrum (“notre mer”; Jules César disait cela car les Romains contrôlaient totalement la mer Méditerranée, il la considéraient donc comme “leur” mer), Mare Mediterraneum (“mer au milieu des terres”), terme inventé par Isidore de Séville au VIIe siècle.

  2. Si on considère que le monde connu est le monde où les Romains sont passés, et non là où un réseau routier a été construit, les limites sont :

    -au nord, de la Bretagne (Angleterre et Écosse) jusqu’à la Scythie (Mongolie, Sibérie), en passant par la Germanie ;

    -à l’est, de la Scythie à la Chine, en passant par l’Inde ; les Romains savaient l’existence d’une civilisation sur le territoire chinois, mais leurs échanges étaient indirects ;

    -au sud, de l’Africa (Afrique nord-orientale, dont Égypte et Éthiopie) jusqu’à l’Inde ;

    -à l’ouest, de la Maurétanie (Maroc) à la Bretagne, en passant par la Lusitanie (Portugal).

  3. La région la plus éloignée du bassin méditerranéen est la Bretagne ; aujourd’hui, cela correspondrait à l’Angleterre, le Pays de Galles et une petite partie de l’Écosse.

  4. La cité qui fut rivale de Rome était Carthage ; cela se passa pendant les trois guerres puniques (ou guerres romano-carthaginoises). Lors de la deuxième guerre punique, le Carthaginois Hannibal fut vaincu par Scipion l’Africain à Zama en -202. Après 120 ans d’affrontement, Carthage fut détruite en 146 av. J.-C.

  5. La fondatrice légendaire et première reine de Carthage est Didon (latin Dido), une princesse phénicienne. D’après la légende, Didon s'enfuit de Tyr en Phénicie (Liban actuel) à la suite de l'assassinat de son mari le roi Sicharbas (ou Sichée) par Pygmalion, le frère de la reine. Au bout d'un long périple, elle débarqua en Afrique du Nord.

  6. Carthage, cité de civilisation punique (relatif aux colonies phéniciennes d’Afrique) et capitale de la province d’Afrique à l’époque de l’empire romain, régissait un important empire marchand dans l’Antiquité. Carthage était aussi un lieu d’échange de cultures (ses ports antiques témoignent des échanges commerciaux et culturels durant plus de dix siècles) mais a également engendré un grand développement des arts, de l’architecture et de l’urbanisme dans toute la Méditerranée. Carthage est un centre de rayonnement et de connaissances de la civilisation africo-romaine où se sont diffusées une multitude de cultures.