1 - Un aspect des religions anciennes : le mythe d’Orphée et d’Eurydice

Tableau de Feuerbach (arts.mythologica.fr)
Orphée ramenant Eurydice - Tableau de Feuerbach (arts.mythologica.fr)

Étude de la langue

Lecture

Expression écrite

Rappels de l'année de 5e : prononciation, ordre des mots,  1ère déclinaison, présent de l'indicatif

Groupement d'extraits :

-Orphée : Ars poetica d'Horace.

-Ovide, Métamorphoses

-


 

 

Expression orale

Culture littéraire

Culture humaniste, HDA

 

 

 

 La  symbolique d'un enlèvement célèbre de la mythologie : Eurydice par Orphée.

 

Télécharger
Activité du 12/10
Recherches enfers.odp
Présentation Open Office 1.0 MB

Période 1 – Un aspect des religions anciennes : le mythe d’Orphée et d’Eurydice

 

Thèmes du programme :

Vie privée et vie publique

 

ü  Famille, filiation, place des femmes, âges de la vie

ü  Les sentiments et leur expression

ü  Éducation et formation dans l'Antiquité ; magisters, rhéteurs...

ü  La religion romaine, divinités, rites et fêtes ; figures grecques et figures romaines de divinités

 

Séance 1 – Une mort violente (Ovide, Métamorphoses, début du chant XI)

 

Orphée, poète légendaire de la génération précédant la guerre de Troie, dont les chants captivent toutes les créatures de Thrace, est pris à partie par les Ménades qui ne lui pardonnent pas son mépris à l'égard des femmes et se déchaînent contre lui. Massacrant d'abord les animaux charmés par le chant du poète, elles font arme de tout ce qu'elles trouvent pour lui donner le coup de grâce...

Bacchus ne laissera pas impuni le meurtre d'Orphée et, pour châtier les Ménades qui avaient participé ou assisté au meurtre, il les métamorphose en arbres enracinés sur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

XI, 10

 

 

 

 

XI, 15

E quibus una leves jactato crine per auras :

« En », ait, «en, hic est nostri contemptor ! » et hastam

vatis Apollinei vocalia misit in ora,

quae foliis praesuta notam sine vulnere fecit.
 


Alterius telum lapis est, qui missus in ipso

aere concentu victus vocisque lyraeque est

ac veluti supplex pro tam furialibus ausis

ante pedes jacuit. Sed enim temeraria crescunt

bella modusque abiit insanaque regnat Erinys ;
 

 

cunctaque tela forent cantu mollita ; sed ingens

clamor et infracto Berecyntia tibia cornu

tympanaque et plausus et Bacchei ululatus

obstrepuere sono citharae ; tum denique saxa

non exauditi rubuerunt sanguine vatis.

L'une d'elles [des Ménades], après avoir secoué sa chevelure dans l'air léger :

« Le voilà, le voilà,
celui qui nous méprise ! », dit-elle,

et, visant la bouche harmonieuse du
poète fils d'Apollon,

elle envoya son thyrse qui, orné de feuilles, lui laissa une empreinte sans le blesser.

L'arme d'une deuxième est la pierre, qu'elle jette en l'air,

mais celle-ci, dominée par l'accord de la voix et de la lyre, comme pour implorer son pardon pour ces criminelles fureurs, vint tomber aux pieds du poète.

Cependant les attaques se multiplient, plus osées,

toute retenue a disparu et la démente
Érinye règne en maître.

Par le chant d'Orphée tous ces traits auraient pu être émoussés ; mais une clameur immense, la flûte de Bérécynthe1 au bout recourbé,

les tambourins2, les battements et les hurlements bacchiques

couvrirent le son de la
cithare3 ; et finalement les rochers,

n'entendant plus le poète, devinrent rouges de son sang.

 

Remarque : Ovide, l'auteur de ce texte, vivait au Ier siècle de notre ère.

Étymologie

Trouve des mots français formés à partir du lexique de cet extrait :

§  crinis, is, m (chevelure) à crinière , crin               

§  contemptor, oris, m (qui méprise) à contempteur, contemptrice

§  folium, ii, n (feuille ) à exfoliant, feuillage, feuillu                            

§  lapis, lapidis, m (pierre) à lapidation, lapider , lapis lazulli   

§  cresco, is, ere, crevi, cretum (s'élever, grandir) à croître, croissance, crescendo

§  insanus, a, um (dément) à insanité       

§  plausus, us, m (battement) à applaudir, plausible, to applause

§  ululatus, us, m (hurlement) à (h)ululer 

§  rubeo, es, ere, rubui, rubitum (rougir) à rubis, rubéole, rubiette             

 

Notes

1. Flûte de Bérécynthe (ou flûte phrygienne, d'une région de la Turquie actuelle) : flûte à l'extrémité recourbée.

2. Tympanum, i, n : le tambourin (des prêtres de Cybèle, ou des membres du cortège de Dionysos, concurrent d'Orphée : les ménades, les satyres, les silènes).

3. Instrument à cordes qui, aux côtés de la lyre, appartient à Orphée.

 

 

Révision : verbe de la 2e conjugaison : rubere, « rougir »

Complète le verbe « rougir » en ajoutant les marques de pronoms personnels sujets à la fin de chaque forme.

 

 

1ère conj. Inf. Présent actif : amare

2e conj. Inf. Présent actif : rubere

Amo

amas

amat

amamus

amatis

amant

rubeo

rubes

rubet

rubemus

rubetis

rubent