Période 1 - De César à l'Empire

Vincenzo Camuccini, La mort de César (vers 1805), mbellevlledouelle.fr
Vincenzo Camuccini, La mort de César (vers 1805), mbellevlledouelle.fr

Étude de la langue

Lecture

Expression écrite

-révision du parfait

-1ère et 2e déclinaisons : révision

-découverte des formes verbales complexes

-lexique : apprentissage du vocabulaire (révision de l'année de 4e)

-La mort de Jules César

-L'épisode des Féries Latines (Suétone)

-

 

 

 

 

 

 

 

Expression orale

Culture littéraire

Culture humaniste, HDA


-exposés oraux (sujets divers)

-présentation orale d'une traduction de phrase selon la méthode juxtalinéaire.

 -Titres des ouvrages composés par César et Suétone

 

-Etude du tableau de Camuccini ("La mort de César")

-Biographie de César (recherches documentaires)

 


 

Période 1 – De Jules César à l'empire

 

 

 

 

 

Séance 1 - Seconde présentation du latin

 

 

 

Verum aut falsum ?

 


 

Pour en finir avec les préjugés sur le latin et sur les Romains !

 

Amusez-vous à répondre vrai ou faux à chacune de ces affirmations. Certaines sont des pièges.

 

La langue

 

1. Le latin est la langue parlée par les Romains dans l'Antiquité.

 

2. Le latin est la langue parlée par les Grecs dans l'Antiquité.

 

3. Dans l'Antiquité, on parlait latin dans les pays du Maghreb.

 

4. Dans l'Antiquité, on parlait arabe dans les pays du Maghreb.

 

5. Le latin est une langue morte, parce que plus personne ne connaît cette langue aujourd'hui.

 

6. Le latin est une langue morte, parce que plus personne ne parle couramment cette langue aujourd'hui.

 

7. Le latin est une langue morte, parce que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

 

8. Le latin est une langue internationale (comme l'anglais).

 

9. Le latin est la langue officielle du Vatican.

 

10. En France, les chrétiens célèbrent la messe en latin.

 

11. Les noms scientifiques des animaux et des végétaux sont latins.

 

12. Tous les noms de personnes latins se terminent en « -us » pour les hommes et en « -a » pour les femmes.

 

13. Le verbe "mitto" signifie "mentir" et on le retrouve dans les expressions familières "T'es un vrai mitto !" ou "Arrête de mitto !"

 

 

 

La littérature

 

14. Nous pouvons connaître certaines oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées gravées sur de la pierre.

 

15. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papier.

 

16. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papyrus.

 

17. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de pièces de théâtre.

 

18. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de romans.

 

19. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de poésie.

 

 

 

La religion

 

20. Les dieux des Romains sont les mêmes que ceux des Grecs.

 

21. Les noms des dieux romains viennent des noms des planètes (Jupiter, Mars, Vénus, etc.)

 

22. À Rome, on honorait des dieux égyptiens.

 

 

 

L'histoire

 

23. Rome a été fondée par deux jumeaux, Romulus et Rémus.

 

24. Romulus et Rémus ont été allaités par une louve quand ils étaient bébés.

 

25. Caton l'Ancien, un peu sénile à la fin de sa vie (c'est l'un des rares Romains à avoir vécu jusqu'à 85 ans) terminait tous ses discours au Sénat Romain par la phrase « Delenda est Carthago » (« Il faut détruire Carthage »).

 

26. En 50 av. J.-C., toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non. Un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur.

 

27. Quand on écrit « J.-C. », ces initiales signifient « Jules César ».

 

28. Rome était gouvernée par des empereurs.

 

29. Jules César était empereur de Rome.

 

30. En mourant, Jules César dit à Brutus en le voyant parmi ses assassins « Tu quoque fili » (« Toi aussi, mon fils »).

 

31. « Toi aussi, mon fils » sous-entend « Toi aussi, mon fils, tu es parmi mes assassins ».

 

32. Brutus, le principal assassin de Jules César, était son fils naturel et adoptif.

 

 

 

La vie quotidienne

 

33. Les Romains se saluaient en disant « Ave ».

 

34. Les soldats romains saluaient leur chef en disant « Ave ».

 

35. Les soldats romains étaient des légionnaires.

 

36. La monnaie des Romains était le sesterce.

 

37. Certains Romains mangeaient tellement qu'ils se forçaient à vomir pour faire de la place.

 

38. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome a été appelé « Colisée » (« Colosseum » en latin) parce qu'il était d'une taille colossale.

 

39. Le premier théâtre en pierre de Rome a été appelé « théâtre de Pompée » parce que c'est Pompée, le célèbre ennemi de César, qui l'a fait bâtir.

 

40. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des spectacles de clowns, jongleurs et acrobates.

 

41. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des combats de gladiateurs et de fauves.

 

42. Les gladiateurs saluaient l'empereur en entrant dans l'amphithéâtre en prononçant les mots « Ave Caesar, morituri te salutant » (« Ave César, ceux qui vont mourir te saluent »).

 

43. L'empereur ou la personne présidant les Jeux de l'amphithéâtre pouvaient décider de la mort ou de la grâce d'un gladiateur en levant ou en baissant le pouce.

 

44. Dans les basiliques, les Romains honoraient leurs dieux.

 

45. Les Avions existaient au temps des Romains.

 

 

 

 

 

 

 

La langue

 

1. Le latin est la langue parlée par les Romains dans l'Antiquité.

 

VRAI (« dans l'Antiquité » = environ de -750 à 500 ; « les Romains » = les habitants de la ville de Rome, puis de la péninsule italienne ; le latin a ensuite été utilisé comme langue administrative dans les pays entourant le bassin méditerranéen.) Cela dit, on se doute que ce n'est pas une langue unique qui a été parlée pendant plus de mille ans, ni dans toutes les provinces de l'Empire romain, ni dans toutes les couches de la société. La langue latine qui est enseignée aujourd'hui aux élèves est surtout la langue écrite de la société cultivée de Rome à la fin du Ier s. av. J.-C. (et même, pour les puristes : la langue des discours de Cicéron !)

 

2. Le latin est la langue parlée par les Grecs dans l'Antiquité.

 

FAUX. La Grèce a été conquise par les Romains au IIe s. avant notre ère, mais les Grecs, très fiers de leur culture ancestrale, ont continué à parler grec.

 

3. Dans l'Antiquité, on parlait latin dans les pays

 

du Maghreb.

 

VRAI à partir de la colonisation des Romains aux IIe et Ier s. avant notre ère. De grands écrivains latins viennent de cette région, comme Apulée (IIe s. ap. J.-C.) et saint Augustin (IVe s. ap. J.-C.), nés en Algérie actuelle, ou Térence (IIe s. av. J.-C.), né en Tunisie actuelle.

 

4. Dans l'Antiquité, on parlait arabe dans les pays du Maghreb.

 

FAUX. Dans l'Antiquité, on ne parlait arabe qu'en Arabie (région correspondant à peu près à l'Arabie Saoudite actuelle, à la Jordanie et au sud de la Syrie). La langue arabe n'est arrivée dans les pays du Maghreb qu'avec la conquête musulmane, au VIIe s. ap. JC.

 

Avant l'arrivée des Romains, les habitants du Maghreb parlaient différentes langues locales, dont certaines ont disparu aujourd'hui et dont d'autres sont encore parlées et désignées sous l'expression de "langues berbères".

 

5. Le latin est une langue morte, parce que plus personne ne connaît cette langue aujourd'hui.

 

FAUX. On connaît encore cette langue aujourd'hui. D'ailleurs, elle n'a jamais disparu, contrairement à d'autres comme la langue de l'Egypte antique, par exemple.

 

6. Le latin est une langue morte, parce que plus personne ne parle couramment cette langue aujourd'hui.

 

FAUX. Même si les personnes qui parlent couramment latin aujourd'hui sont rares, il y en a.

 

7. Le latin est une langue morte, parce que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

 

Il est VRAI que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

 

Mais ce critère suffit-il à la définir comme « langue morte », puisque par ailleurs c'est une langue toujours connue et toujours parlée couramment ?

 

8. Le latin est une langue internationale (comme l'anglais).

 

VRAI. Même si de nos jours, cela reste anecdotique. Mais du Moyen Age au XVIIIe s. (soit pendant environ 1300 ans), le latin a été utilisé comme langue internationale dans toutes les rencontres politiques ou scientifiques en Europe, comme l'anglais aujourd'hui.

 


 

9. Le latin est la langue officielle du Vatican.

 

FAUX. La langue officielle de l'Etat du Vatican est l'italien. Le latin est la langue officielle de l'Eglise catholique . . . dont le siège est au Vatican.

 

(NB : De nombreux sites internet donnent le latin, l'italien et le français comme les trois langues officielles du Vatican, mais ils ne sont pas de source sûre ; sur le site internet officiel du Vatican, la plupart des textes (discours, encycliques, homélies, etc.) de Benoît XVI et de Jean-Paul II sont disponibles en anglais, allemand, espagnol, français, italien et portugais, mais pas tous en latin ! Cela dit, leur titre est souvent en latin)

 

10. En France, les chrétiens célèbrent la messe en latin.

 

FAUX. Mais chez les catholiques, cela a été vrai jusqu'en 1967 et c'est encore le cas dans certaines églises.

 

11. Les noms scientifiques des animaux et des végétaux sont latins.

 

VRAI. Et en cela, le latin reste une langue internationale (cf. question 8). Même aujourd'hui, quand on découvre une nouvelle espèce et qu'on doit la nommer, on doit lui donner un nom latin ou de forme latinisée.

 

12. Tous les noms de personnes latins se terminent en « -us » pour les hommes et en « -a » pour les femmes.

 

FAUX. Pas tous (ex. pour les hommes : « Felix » ; ex. pour les femmes : « Major » (surnom d'une aînée, deux soeurs ayant généralement le même prénom !)).

 

Mais c'est quand même vrai pour la majorité.

 

13. Le verbe "mitto" signifie "mentir" et on le retrouve dans les expressions familières "T'es un vrai mitto!" ou "Arrête de mitto!"

 

FAUX. Le verbe "mitto, -is, -ere, misi, missum" signifie "envoyer". Les mots qu'il a donnés en français viennent, comme toujours avec les verbes latins, de la racine du supin "miss-" (et non "mitt-") : "missive", "mission", "message", "messe", "émission", "émissaire", etc. Dans les expressions familières "T'es un vrai mytho!" ou "Arrête de mytho!" , "mytho" est l'abréviation de "mythomane", mot qui signifie "qui a la manie d'inventer des histoires" et dont l'origine est le mot grec "mythos" qui signifie selon les cas "histoire", "conte", "légende" ou "mensonge" (et qui a aussi donné les mots français "mythe" et "mythologie").

 

 

 

La littérature

 

14. Nous pouvons connaître les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées gravées sur de la pierre.

 

VRAI. Nous avons retrouvé des inscriptions romaines gravées sur pierre, mais ce ne sont pas des oeuvres littéraires : ce sont des affichages publics, des lois ou, comme chez nous, des bornes sur les routes ou des pierres tombales.

 

Il y a aussi des inscriptions non officielles, des graffitis : publicités, poèmes, obscénités, etc.

 

En tout cas, il ne peut s'agir que de textes courts : cela ne peut donc pas concerner toute la littérature romaine.

 

Un fragment de L’Odyssée d’Homère, l’une des épopées les plus anciennes et les plus importantes au monde, lointain ancêtre du roman, pilier de la culture grecque remontant au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, vient d’être découvert, l’été dernier, à Olympie. Selon les premières estimations, ce manuscrit daterait du troisième siècle après Jésus-Christ, constituant alors l'extrait le plus ancien de L’Odyssée découvert à ce jour  ! (argile)

 

15. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papier.

 

FAUX. Doublement faux ! D'abord parce que c'est impossible matériellement (le papier est périssable et ne peut se conserver pendant plus de vingt siècles, sauf dans certaines conditions). Ensuite, parce que les Romains ne connaissaient pas le papier (inventé par les Chinois, il n'a été découvert en Europe que vers la fin du Moyen Age).

 

16. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papyrus.

 

FAUX. C'est impossible matériellement (le papyrus est périssable et ne peut se conserver pendant plus de vingt siècles, sauf dans certaines conditions : ainsi on a retrouvé des manuscrits à Herculanum, ville italienne ensevelie au Ier s. ap. JC sous la lave du volcan Vésuve, ou près de la mer Morte, en Israël, conservés dans des conditions de sécheresse particulières ; mais ces cas sont exceptionnels).

 

QUESTIONS 14, 15 et 16 : Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que des générations de scribes, de secrétaires, de moines copistes, les ont copiées, recopiées, re-recopiées au cours des siècles.

 

17. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de pièces de théâtre.

 

FAUX. Deux auteurs sont surtout connus : Plaute (IIIe s. av. J.-C.) et Térence (IIe s. av. J.-C.) ; mais il en existait beaucoup d'autres.

 

18. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de romans.

 

VRAI. Et pourtant aujourd'hui, c'est le genre le plus courant en littérature !

 

Il n'y a que 2 romans célèbres dans la littérature romaine : le Satiricon de Pétrone (Ier s. ap. J.-C.) et L'Ane d'or d'Apulée (IIe s. ap. J.-C.).

 

19. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de poésie.

 

FAUX. La poésie latine est abondante en quantité et en variété et remarquable en qualité !

 

 

 

La religion

 

20. Les dieux des Romains sont les mêmes que ceux des Grecs.

 

FAUX. A l'origine, ce sont des dieux différents, mais les Romains n'ayant pas de mythologie, ils se sont appropriés la mythologie grecque en remplaçant les noms des dieux grecs par ceux de leurs dieux de même fonction (ex : Jupiter, dieu principal chez les Romains / Zeus, dieu principal chez les Grecs) ou de fonction approchante (ex : Neptune, dieu des rivières chez les Romains / Poséidon, dieu de la mer chez les Grecs).

 

21. Les noms des dieux romains viennent des noms des planètes (Jupiter, Mars, Vénus, etc.)

 

FAUX. D'abord, c'est l'inverse. Ce sont les noms des planètes qui viennent des noms des dieux. D'autre part, les premiers à avoir donné des noms de dieux aux planètes sont les Babyloniens : par exemple, ils ont appelé une planète Ishtar, du nom de leur déesse de l'amour. Les Grecs n'ont fait que copier ; ils ont juste remplacé par le nom de leur déesse de l'amour Aphrodite ; les Romains à leur tour l'ont remplacé par le nom de leur déesse de l'amour Vénus. Et de même pour les quatre autres planètes visibles à l'oeil nu (Mercure, Mars, Jupiter, Saturne).

 

22. A Rome, on honorait des dieux égyptiens.

 

VRAI. Les Romains, très pratiques, s'appropriaient les dieux de tous les peuples, pensant qu'ils avaient intérêt à s'attirer la faveur de tous les dieux existants ou soupçonnés d'exister (c'est pourquoi l'idée d'un dieu unique les a profondément choqués). Ils honoraient donc aussi les dieux égyptiens et surtout la déesse Isis.

 

 

 

L'histoire

 

23. Rome a été fondée par deux jumeaux, Romulus et Rémus.

 

FAUX. Seul Romulus a fondé Rome. Ils avaient consulté les dieux pour savoir qui fonderait la nouvelle ville et la réponse n'ayant pas été claire (l'un n'a vu que six vautours, mais en premier, l'autre en a vu douze, mais en deuxième), ils se sont disputés et Romulus a fini par tuer son frère.

 

Attention : toute cette histoire est une légende.

 

24. Romulus et Rémus ont été allaités par une louve quand ils étaient bébés.

 

VRAI. Abandonnés par leur grand-oncle qui avait usurpé le trône de la ville d'Albe, ils ont été recueillis par une louve.

 

Attention : toute cette histoire est une légende.

 

25. Caton l'Ancien, un peu sénile à la fin de sa vie (c'est l'un des rares Romains à avoir vécu jusqu'à 85 ans) terminait tous ses discours au Sénat Romain par la phrase « Delenda est Carthago. » (« Il faut détruire Carthage. »).

 

FAUX. Même si cet épisode se situe alors que Caton avait déjà dépassé les 80 ans (autour de 150 av. JC, un an avant sa mort!), le grand homme était loin d'être sénile et exprimait une opinion politique qui n'était alors pas partagée, loin s'en faut, par tous les sénateurs romains, et qui nécessitait donc pour lui d'être martelée! Quant à la formulation excate de la phrase, on ne l'a pas au style direct, mais d'après les spécialistes, il faudrait reconstituer quelque chose comme : « Ita censeo Carthaginem delendam » (selon Jean-Noël Robert, Caton ou le citoyen, Les Belles Lettres, 2002, p.374) ou « Hoc censeo, et delendam Carthaginem » (selon Michel Dubuisson évoqué ci après). Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « "Delenda est Carthago", disait le vieux Caton... », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

 

26. En 50 av. J.-C., toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non. Un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur.

 

VRAI. La guerre des Gaules menée par Jules César s'est effectuée entre 58 et 51, mais en 50 av. J.-C., il existait encore quelques poches de résistance gauloise.

 

27. Quand on écrit, « av. J.-C. » et « ap. J.-C. », les initiales « JC » signifient « Jules César ».

 

FAUX. Il s'agit de « Jésus Christ » : le début de notre calendrier actuel (l'année 1, car il n'y a pas d'année 0 !) correspond à ce qu'on pensait être l'année de naissance de Jésus Christ (alors que les historiens actuels pensent qu'il serait plutôt né en 4 av. J.-C. !). Quant à Jules César, il est mort en 44 avant J.-C.

 

28. Rome était gouvernée par des empereurs.

 

FAUX. Rome a été gouvernée par des rois de -753 à -509 (dates légendaires, mais sans doute proches de la vérité), puis par une République de 509 à 27 av. J.-C. Ce n'est que de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C. que Rome a été gouvernée par des empereurs.

 

29. Jules César était empereur de Rome.

 

FAUX. Jules César a vécu sous la République romaine et est mort dix-sept ans avant l'avènement de l'Empire. Plusieurs raisons font que l'on croit souvent qu'il a été empereur :

 

- Il a eu des fonctions politiques importantes et des fonctions militaires importantes, parfois en même temps, ce qui fait qu'il s'est parfois trouvé avec un pouvoir énorme entre ses seules mains.

 

- Il a remporté des triomphes exceptionnels, tant en politique intérieure que pour les conquêtes militaires ; cela, joint au fait qu'il a eu aussi des fonctions religieuses très importantes et que c'était un très bon écrivain, lui a donné un prestige incroyable parmi la population romaine (il a été divinisé après sa mort).

 

- Il avait effectivement préparé un coup d'Etat pour prendre le pouvoir, mais a été assassiné avant.

 

- C'est finalement son fils adoptif Octave Auguste qui, seulement dix-sept ans après sa mort, prendra le pouvoir et instaurera l'Empire.

 

30. En mourant, Jules César a dit à Brutus en le voyant parmi ses assassins « Tu quoque fili » (« Toi aussi, mon fils »).

 

FAUX. L'émotion de ses derniers moments a fait parler Jules César dans la langue qu'il avait apprise avant le latin, comme de nombreux enfants de bonnes familles romaines au Ier s. av. J.-C. Il a donc bien dit « Toi aussi, mon fils », mais en grec : « [Kaï su, teknon] »

 

31. « Toi aussi, mon fils » sous-entend « Toi aussi, mon fils, tu es parmi mes assassins ».

 

FAUX. César a probablement plutôt adressé une malédiction à Brutus en prononçant ces mots, sous-entendant plutôt : « Toi aussi, mon fils, tu te retrouveras dans la même situation que moi » (c'est-à-dire trahi et assassiné, ou encore assoiffé de pouvoir absolu, ou les deux!). Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Toi aussi, mon fils », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

 

32. Brutus, le principal assassin de Jules César, était son fils naturel et adoptif.

 

FAUX. Marcus Junius Brutus était le principal assassin de Jules César ; celui-ci le chérissait comme un fils, au point d'avoir dit « Toi aussi, mon fils » en le voyant parmi ses assassins. Mais il ne l'avait pas adopté (Brutus n'était pas non plus son fils naturel, bien qu'il soit le fils de Servilia, maîtresse de César ; ce denier n'avait que 15 ans à la naissance de Brutus et sa liaison avec Servilia eut lieu des années plus tard). En revanche, il avait désigné dans son testament, à la suite du célèbre Octave, un deuxième fils adoptif, membre de la même famille que Marcus Junius Brutus : il s'agit de Decimus Junius Brutus, qui faisait aussi partie de ses assassins (ce qui a provoqué l'indignation du peuple à la lecture du testament), mais qui n'avait pas la carrure du premier Brutus.

 

(cf. Appien d'Alexandrie, Histoire romaine, « Les guerres civiles » II 43 ; Quant à Suétone (Vie des douze Césars, « César » 63), il dit que César avait désigné Decimus Junius Brutus comme héritier (et non comme fils adoptif))

 

 

 

La vie quotidienne

 

33. Les Romains se saluaient en disant « Ave ».

 

FAUX. « Salve » était plus courant. « Ave » était bien un salut romain, mais c'était le salut militaire réglementaire, et non un « bonjour » quotidien.

 

34. Les soldats romains saluaient leur chef en disant « Ave ».

 

VRAI.  « Ave » était le salut militaire réglementaire.

 

35. Les soldats romains étaient des légionnaires.

 

VRAI. L'armée romaine était divisée en légions.

 

36. La monnaie des Romains était le sesterce.

 

VRAI. « sestertium » signifie « le demi troisième », c'est-à-dire la moitié du troisième as, un sesterce valant deux as et demi! Les Romains n'ont jamais été très simples en calcul !

 

37. Les Romains mangeaient tellement qu'ils se forçaient à vomir pour faire de la place.

 

VRAI. Mais cela n'a concerné qu'une partie très limitée de la population (les richissimes Romains) et à une époque très limitée (les premiers siècles ap. J.-C.). Sinon, les Romains mangeaient au contraire très sobrement (essentiellement des légumes, parfois du fromage et du miel).

 

38. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome a été appelé « Colisée » (« Colosseum » en latin) parce qu'il était d'une taille colossale.

 

FAUX. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome (Ier s. ap. J.-C.) a été appelé « amphithéâtre Flavien ». Ce n'est que plusieurs siècles après que le peuple romain s'est mis à l'appeler « colosseum » non par rapport à lui, mais par sa proximité avec une statue, elle, colossale, de l'empereur Néron, statue qu'ils appelaient « colosseum ».

 

39. Le premier théâtre en pierre de Rome a été appelé « théâtre de Pompée » parce que c'est Pompée, le célèbre ennemi de César, qui l'a fait bâtir.

 

VRAI. (Ier s. avant notre ère)

 

40. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des spectacles de clowns, jongleurs et acrobates.

 

FAUX. Le mot « cirque » n'a pas la même signification selon que l'on parle de notre civilisation ou de celle des Romains. Chez eux, le cirque était plutôt un hippodrome, réservé aux courses de chars.

 

41. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des combats de gladiateurs et de fauves.

 

FAUX. C'est dans l'amphithéâtre qu'avaient lieu ces spectacles. L'ambiguïté vient de ce que ces spectacles sont appelés « Jeux du cirque » (« Circenses »), mais ils ne s'y déroulent pas.

 

42. Les gladiateurs saluaient l'empereur en entrant dans l'amphithéâtre en prononçant les mots « Ave Caesar, morituri te salutant » (« Ave César, ceux qui vont mourir te saluent »)

 

FAUX. Cette phrase est attestée une seule fois, à propos d'une anecdote mettant en scène l'empereur Claude, face non pas à d'authentique gladiateurs (qui étaient rarement destinés à mourir, en fait), mais à des soldats condamnés à mort pour désobéissance (« Ave » est le salut militaire réglementaire ; cf. plus haut). Si cette phrase est devenue célèbre, c'est sans doute justement grâce à cette anecdote racontée par Suétone, car Claude, toujours un peu à côté de la plaque, marmonna « aut non » (« ou pas »), ce qui déclencha une sorte de grève des condamnés, refusant de combattre puisqu'ils pensaient pouvoir espérer une grâce de l'empereur au cas où ils survivraient au combat. Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Ave Caesar, morituri te salutant », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

 

43. L'empereur ou la personne présidant les Jeux de l'amphithéâtre pouvaient décider de la mort ou de la grâce d'un gladiateur en levant ou en baissant le pouce.

 

FAUX. Cette histoire de pouce n'apparaît dans aucun texte ni sur aucune représentation antiques. Il semble que l'erreur soit partie d'un texte de Juvénal (là encore, d'ailleurs, une occurrence unique (si ce n'est des textes... qui s'appuient sur celui-ci!)) mal interprété, dans lequel « pollice verso » ne signifie pas « pouce vers le bas », mais plutôt l'index pointé vers le gladiateur, ce qui semble en effet bien plus logique. Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Pouce! », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

 

44. Dans les basiliques, les Romains honoraient leurs dieux.

 

FAUX. Le mot « basilique » vient du grec « [basileus] » ( = « roi »). Chez les Grecs, la basilique est un palais royal. Chez les Romains, c'est une sorte de forum couvert, comportant une grande travée centrale flanquée de petites niches sur deux étages : on y trouvait des commerces (c'est l'ancêtre de la galerie marchande!), des salles de tribunal, et des bourses. Le vacarme devait y être assourdissant, entre les cris des marchands vantant leur marchandise et ceux des avocats braillant leur plaidoirie, le tout amplifié par la résonance du plafond élevé! Quand le Christianisme devint légal et que les premiers Chrétiens purent sortir des catacombes, c'est dans d'anciennes basiliques qu'ils célébrèrent leurs messes, d'où le sens actuel, qui n'a rien à voir avec le sens des Romains et encore moins avec celui des Grecs : le point commun entre les trois est une similitude architecturale, mais les fonctions furent radicalement différentes.

 

45. Les Avions existaient au temps des Romains.

 

VRAI. Les avions, certes, n'existaient pas, mais les Avions, oui ! C'était un peuple de Germains évoqué par Tacite (Germania, 40)

 

 

 

Mon score : …. / 45

 

 

 

 

 

 

 

Séances 3 et 4 – Traduction collective de l’hymne de la Nations League de football

 

 

 

https://www.arretetonchar.fr/actualite-de-lantiquite-un-hymne-en-latin-pour-la-ligue-des-nations-de-luefa

 

 

 

1. Traduisez à plusieurs en vous aidant des dictionnaires.

 

 

 

Solum audax,
Solum fortis,
Solum magnus,
bis

 

Cui manet fortuna ?
O, cui aeterna gloria [manet] ?

Sit optimo victoria !


Dies luxit, a !

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, junctae nationes !

Dies venit ! O, dies luxit !

 

Una !
Certa !
Praesta !
Vince !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, fortes gentes !

Una prodite, excellite !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, fortes gentes !

Una prodite, excellite !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, consistite !
Omnes gentes, junctae nationes !

Dies venit ! O dies luxit !

Seulement l’audacieux,

Seulement le courageux,

Seulement le puissant ,

 

À qui sourit la chance ?

Oh, à qui revient l’éternelle gloire ?

Que la victoire revienne au meilleur !

 

Le jour a lui, ah !

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, les nations unies !

Le jour est venu ! Oh, le jour a lui !

 

Ensemble !

Lutte !

Gagne !

Triomphe !

 

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, peuples courageux !

Marchez ensemble, excellez !

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, peuples courageux !

Marchez ensemble, excellez !

 

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, préparez-vous !

Tous les peuples, les nations unies !

Le jour est venu ! Oh, le jour a lui !

 

 

 

 

 

 

2. Identifiez trois règles de grammaire permettant d’expliquer la traduction. Indiquez les pages du manuel qui énoncent ces règles.

 

 

 

Séance 2 – Mise à niveau

 

 

 

Thèmes du programme

 

De la république au principat :

 

- Les crises et la fin de la République - La naissance du principat, Auguste

 

 

 

Liste d’acquisition du vocabulaire (6 pages).

 

Mise à niveau globale : leçons 1 à 6 de la grammaire en ligne.

 

 

 

 

 

 

 

Séance 5 – Recherches documentaires sur la vie de Jules César (1/3)

 

 

 

Devoir à la maison pour Félix (leçons 1 à 4) :

 

1) Les noms d'arbres et de pays sont de genre …………..

 

2) 3 genres existent en latin : …………………………………….. (les indiquer dans l'ordre).

 

3) -... est une terminaison courante au féminin singulier.

 

4) Longa via est signifie : …………………………………………………………………. .

 

5) Vicus parvus est signifie : …………………………………………………………………… .

 

6) -t- se prononce toujours ….

 

7) -s- se prononce toujours ….

 

8) -j- se prononce toujours …..

 

9) -u- se prononce toujours …..

 

10) -c- se prononce toujours …..

 

11) Que signifient les mots suivants ? Attention au nombre !

 

-divitiae, arum, f. pl. : -quando ?

 

-fortuna, ae, f : -ratio, onis, f :

 

-vici, orum, m. pl. : -villa, ae, f :

 

-juvenis, is, m : -mère de famille :

 

-langue : -sunt :

 

12) Traduire : « Ce sont de grands villages » : ……………………………………………………………………………………… .

 

 

 

 

 

Séance 5 – Recherches documentaires sur la jeunesse de César (1/3)

 

 

 

 

 

Le principe de la déclinaison

 

Les noms, les adjectifs, les pronoms et déterminants latins sont soumis aux règles de la déclinaison : leur terminaison changent selon la fonction qu’ils occupent dans la phrase.

Magnus vir die primo venit → Le grand homme est venu le premier jour.

Magnus dies viro venit → Le grand jour est venu pour l’homme.

La couleur représente la fonction Sujet (cas Nominatif).

La couleur représente la fonction COI (cas Datif).

La couleur représente la fonction CCT (cas Ablatif).

Il existe, pour les noms, 5 déclinaisons en latin. L’allemand est aussi une langue à déclinaison : der Lehrer → acc den

Lehrer. Slave : Ruka → acc. Ruku.

 

1ère déclinaison (génitif en -AE)

Cas

Singulier

Pluriel

Fonction correspondante en français

nominatif

-a

-ae

Sujet, attribut du sujet, apposition au sujet

vocatif

-a

-ae

apostrophe

accusatif

-am

-as

COD, compléments avec préposition suivie de l'accusatif (direction, cause, opposition, but...)

génitif

-ae

-arum

Complément du nom (d'origine, d'extraction, de qualité, de prix)

datif

-ae

-is

COI (complément d'attribution, de destination)

ablatif

-a

-is

La plupart des CC (cause, moyen, manière, temps, accompagnement, lieu sauf direction), complément d'agent

 

2ème déclinaison (génitif en -I) : noms en -us ou -er :  dominus, discipulus, puer.

Cas

Singulier

Pluriel

Singulier

(neutre)

Pluriel

(neutre)

On classe et décline les noms à partir de leur terminaison au cas génitif !

De même, il existe 5 conjugaisons : on classe et conjugue les verbes selon les 2 formes qu’ils prennent au présent ! →

 

Conjugaison : comment reconnaître la conjugaison d'un verbe ?

N

-us / -er

-i

-um

-a

1èrepers. présent

Inf. présent

Quelle conjugaison ?

V

-e / -er

-i

-um

-a

o

are

1

A

-um

-os

-um

-a

eo

ere

2

G

-i

-orum

-i

-orum

o

ere

3

D

-o

-is

-o

-is

io

ire

4

AB

-o

-is

-o

-is

io

ere

3 M

 

Modèles de conjugaison

1ère AMARE, aimer

2e HABERE, avoir

3e VIVERE, vivre

4e AUDIRE, entendre

3e mixte RAPERE, enlever

Amo

Habeo

Vivo

Audio

Rapio

Amas

Habes

Vivis

Audis

Rapis

Amat

Habet

Vivit

Audit

Rapit

Amamus

Habemus

Vivimus

Audimus

Rapimus

Amatis

Habetis

Vivitis

Auditis

Rapitis

Amant

Habent

Vivunt

Audiunt

Rapiunt

 

Séance 6 – Correction des recherches documentaires (2/3)

 

 

 

Séance 7 – Recherches documentaires sur César : la période de la conquête des Gaules (2/3)

 

 

 

Devoir maison

 

Aide à consulter : listes de vocabulaire + leçons 1-5

 

 

 

1) -Quando natus es ? -Natus in anno duo milia quattuor sum !

 

2) Entoure la forme (pourneutre de l’adjectif : longus – longa – longum

 

3) Puella Romana est. Puellae Romanae sunt.

 

4) Que signifie copia au singulier ? Au pluriel ?

 

5) Cur viae Romanae rectae sunt ?

 

 

 

Séance 8 – Correction des recherches documentaires sur César : la période de la conquête des Gaules (2/3)

 

 

 

Contrôle sur l’aide-mémoire de latin

 

 

 

I. Analyse

 

a) Illa villa poetae est. b) Illa poetae villa est.

 

Analyse ces deux phrases en indiquant le cas et la fonction des groupes soulignés ou surlignés.

 

 

 

Propose une traduction pour chacune.

 

 

 

II. Déclinaison

 

Déclinaison de toga (la toge), modèle des noms féminins de la 1ère déclinaison

 

 

 

Cas

Fonctions

Singulier

Pluriel

 

 

toga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance 8 – La mort de César (extrait de Suétone, Vies des douze Césars)

 

Traduction juxtalinéaire collective : corrigé (texte de la p. 12)

 

 

 

La traduction juxtalinéaire est une traduction disposée en deux colonnes : dans la colonne de gauche, nous isolons les groupes de mots dans l’ordre de leur traduction en français, inscrite dans la colonne de droite.

 

1° Surligne dans la colonne de gauche un exemple de ces 7 traits grammaticaux.

 

Le parfait Participes passés Les adverbes l'imparfait le plus que parfait participe présent Formes de la 1ère décl.

 

2° Complète la traduction en t’appuyant sur le vocabulaire donné. Illustration : http://latogeetleglaive.blogspot.com

 

assidentem

conspirati circumsteterunt

specie officii

ilicoque C. Tillius

adprehendit togam

deinde clamantem

« Ista quidem vis est ! »

alter e Cascis aversum vulnerat

paulum infra jugulum

Caesar graphio trajecit

brachium arreptum

conatusque prosilire

alio vulnere tardatus est

utque animadvertit

undique peti

strictis pugionibus

toga caput obvolit

simul sinistra manu

sinum ad ima crura deduxit

, quo caderet

honestius

parte inferiore

corporis

etiam velata.

Atque ita

confossus est

tribus et viginti plagis

edito modo

uno gemitu

ad primum ictum

sine voce

etsi

quidam

tradiderunt

dixisse

Marco Bruto

irruenti

kai su teknon ! ()

Cunctis

diffugientibus

aliquamdiu jacuit examinis

donec impositum (est) lecticae

brachio dependente

tres servoli

rettulerunt domum

nec in tot vulneribus

ut medicus existimabat

ullum repertum est

letale

nisi quod pectore acceperat

secundo loco

Tandis qu'il s'asseyait,

les conjurés l'entourèrent

sous prétexte de lui rendre hommage,

et tout de suite Cimber Tillius

saisit sa toge ;

ensuite, comme l'autre s'écriait :

« là, c'est de la violence ! »,

un des Casca par derrière le blesse

un peu au-dessous de la gorge ;

César transperça de son poinçon

son bras qu'il avait saisi (son bras étant saisi),

et il essaya de s'élancer vers l'avant ,

mais il fut arrêté par une autre blessure.

Comme il s’aperçut

qu'il était attaqué de toute part

le poignard à la main (serré)

il enveloppa sa tête de sa toge,

en même temps, de sa main gauche,

il en fit glisser les plis jusqu'en bas de ses jambes

, pour tomber

avec plus de décence,

la partie inférieure

du corps

(s'accorde avec parte) étant même caché,

Et c'est ainsi

qu'il fut percé

de vingt-trois blessures, (CC manière > ablatif)

n’ayant poussé qu’

un gémissement (sujet de l'abl. absolu)

au premier coup,

sans une parole ;

pourtant,

certains,

ont prétendu (parfait actif 3 pl)

qu'il aurait dit (infinitif parfait : « avoir dit »)

à Marcus Brutus

qui se précipitait sur lui : (part.pst au datif > -i)

« Toi aussi, mon fils ! »

Tous

s'enfuyant en désordre, (participe présent, ablatif)

il resta sur le sol sans vie, assez longtemps,

jusqu'à ce que, déposé sur une civière,

un bras pendant,

trois simples esclaves

le ramenassent chez lui.

Or parmi tant de blessures,

comme l'estimait le médecin,

il ne s'en était pas trouvé une

de mortelle,

excepté celle qu'il avait reçue à la poitrine

en second lieu.

 

 

 

Séance 9 – QCM « Biographie de César »

 

 

 

 

 

Question 1

 

1Le vrai nom de Jules César est :

 

Caius Julius Caesar

 

Caius Caesar Brutus

 

Julius Caesaris Pontifex

 

Question 2

 

2Il venait d'une famille :

 

Romaine

 

Grecque

 

Patricienne

 

Question 3

 

3Le collègue de César et Pompée au sein du triumvirat :

 

Crassus

 

Brutus

 

Cactus

 

Question 4

 

4Où César a-t-il été assassiné ?

 

Au sénat

 

Au temple

 

Dans la curie

 

Question 5

 

5Quel est le mois de sa mort ?

 

Mars

 

Juin

 

Juillet

 


 

6Sous quel régime a-t-il grandi ?

 

Monarchie

 

Anarchisme

 

République romaine

 


 

7 Quel est le nom de sa troisième femme ?

 

Sempronia

 

Calpurnia

 

Julia

 

8 En 63 il est nommé "Pontifex maximus"

 

Pour un an

 

Pour trois ans

 

Il le resta toute sa vie

 


 

9 Les joursnefasti

 

On ne pouvait pas pratiquer les activités de la vie civile

 

On pouvait pratiquer les activités de la vie civile

 

On ne pouvait pas s’adresser à César

 


 

10 César fut vaincu à

 

Alésia

 

Gergovie

 

Uxellodunum

 


 


 


 

 

 

Séances 10 et 11 – Les formes verbales complexes (leçon et exercices)

 

 

 

Séance 12 – Évaluation sur les formes verbales complexes ; les crises de la fin de la République (correction)

 

 

 

A. Traduire :

 

1° Epistulae duae Caesari mittendae sunt !

 

2° Epistula occultata, dominus servum vocat.

 

3° Nunc tempus legendi est.

 

4° Videmus puellas librum occultantes.

 

 

 

 

 

B. Grammaire :

 

1° Entoure le gérondif exprimant le but : legenda – lecta – ad legendam

 

2° Entoure l’intrus : dicendus – dicti – occultatus – captae

 

3° Entoure le participe présent pluriel : legentes – legens – legentis

 

4° Pour les participes présents et les adjectifs verbaux, la voyelle qui termine les radicaux des verbes de la 3e conjugaison est : a – e – i

 

5° Il est temps d’envoyer un esclave se dit : tempus servum mittendi est – tempus servi mittendi est

 

6° Le participe passé se décline : comme ingens – comme manus – comme magnus

 

 

 

Bonus : explique une différence dans l’emploi d’une de ces formes verbales complexes en français et en latin.

 

 

 

 

 

 

 

Séances 10 et 11 – Les formes verbales complexes (leçon et exercices)

 

 

 

Séance 11 - Les crises de la République mènent à la mort de César (133 – 44 avant notre ère)

 

 

 

Lecture et analyse des documents des pages 30-31.

 

 

 

Doc. 1• Les frères Gracques sont les petits-fils de Scipion l’Africain (général qui vainc les Carthaginois à Zama en -202, lors de la deuxième guerre punique). Élus tribuns de la plèbe, ils veulent reconstituer une classe moyenne de paysans en proposant une loi agraire : les territoires doivent être partagés avec les pauvres. Sans cette loi, pensent-ils, la République est menacée par la révolte et la guerre civile.

 

Tiberius Gracchus fait voter cette loi (la lex Sempronia) en 133. Suite aux guerres puniques, les grandes propriétés se sont en effet développées, accentuant la ruine des petits propriétaires. Par conséquent, l'exode rural amène à Rome une population pauvre, sans travail et mal nourrie.

 

Le sénat s’oppose à cette loi pour assurer la fortune des sénateurs et ne pas remettre en question l’ordre établi. • L’assassinat de Tiberius Gracchus est décidé. • En 123 et 122, Caius Gracchus reprend le flambeau, fait appliquer la loi agraire, fait voter les lois frumentaire (distribution de blé aux pauvres), militaire (équipement du légionnaire fourni par l’État) et politique (renforcement des tribuns et droit de cité à tous les Italiens). Hélas, il est lui aussi assassiné.

 

 

 

Doc. 2• L’action des Gracques permet la constitution d’une tendance politique, les Populares, plus favorable au peuple romain. En face, les Optimates, sénateurs conservateurs, refusent d’être dépossédés de leurs privilèges. • Ces deux partis succèdent à l’opposition politique entre patriciens et plébéiens.

 

 

 

Doc. 3 Marius contre Sylla, César contre Pompée ; ces généraux s’affrontent dans la quête du pouvoir. Ils s’appuient tous sur leurs exploits guerriers et leurs conquêtes pour revendiquer le pouvoir et devenir consuls. Période agitée donc où les assassinats seront nombreux : les frères Gracques, Marius, Pompée, César. • Par conséquent, il n’y a aucune véritable gestion de l’immense empire acquis ; le peuple souffre ; la pauvreté s’installe ; les rivalités ne créent aucune stabilité politique ; les réformes se succèdent sans cohérence. En outre, le droit de cité à tous les Italiens et l’incorporation des populations italiques au corps civique romain modifient l’équilibre politique et social. Rome est ainsi en proie aux guerres civiles entre 88 et 27 av. J.-C., année où Octave fonde l'Empire et devient Auguste.

 

 

 

Illustration : http://antiquite.vivante.over-blog.fr nomen : ………………….. summa : … / 20

 

Séance 12 – Évaluation sur les formes verbales complexes ; les crises de la fin de la République (correction)

 

 

 

A. Traduire :

 

1° Epistulae duae Caesari mittendae sunt !

 

2° Epistula occultata, dominus servum vocat.

 

3° Nunc tempus legendi est.

 

4° Videmus puellas librum occultantes.

 

 

 

 

 

B. Grammaire :

 

1° Entoure le gérondif exprimant le but : legenda – lecta – ad legendam

 

2° Entoure l’intrus : dicendus – dicti – occultatus – captae

 

3° Entoure le participe présent pluriel : legentes – legens – legentis

 

4° Pour les participes présents et les adjectifs verbaux, la voyelle qui termine les radicaux des verbes de la 3e conjugaison est : a – e – i

 

5° Il est temps d’envoyer un esclave se dit : tempus servum mittendi est – tempus servi mittendi est

 

6° Le participe passé se décline : comme ingens – comme manus – comme magnus

 

 

 

Bonus : explique une différence dans l’emploi d’une de ces formes verbales complexes en français et en latin.

 

 

 

Séance 13 – Correction du contrôle de grammaire sur les formes verbales complexes

 

 

 

 

 

Séance 14 – Bilan de séquence ; l’épisode des Féries Latines

 

 

 

I. Récapitulation des notions à maîtriser en vue du devoir de fin de période, le jeudi 22 novembre :

 

- -

 

- -

 

- -

 

- -

 

- -

 

- -

 

- -

 

 

 

II. Traduisez à deux le texte de la p. 16, où Suétone présente César sous le jour très sombre d’un tyran défiant la République. Quatre personnages accomplissent des actions : César, un « quidam » (inconnu) et les deux tribuns de la plèbe, Epidius Marullus et Caesetius Flavus.

 

Note de civilisation : pendant l’antique fête des Feriae Latinae, les bandelettes blanches étaient réservées à la statue de Jupiter !

 

Formes verbales complexes : despecti – praeligata - dolens