Période 1 - De César à l'Empire

Vincenzo Camuccini, La mort de César (vers 1805), mbellevlledouelle.fr
Vincenzo Camuccini, La mort de César (vers 1805), mbellevlledouelle.fr

Étude de la langue

Lecture

Expression écrite

-révision du parfait

-1ère et 2e déclinaisons : révision

-découverte des formes verbales complexes

-lexique : apprentissage du vocabulaire (révision de l'année de 4e)

-Texte latin de l'hymne "Nations League"

-La mort de Jules César (Suétone)

-L'épisode des Féries Latines (Suétone)

-

 

 

 

 

 

 

 

Expression orale

Culture littéraire

Culture humaniste, HDA


-exposés oraux (sujets divers)

-présentation orale d'une traduction de phrase selon la méthode juxtalinéaire.

 -Titres des ouvrages composés par César et Suétone

 

-Etude du tableau de Camuccini ("La mort de César")

-Biographie de César (recherches documentaires)

-Quiz "Préjugés sur le latin"

 


Ressource Internet de l'élaboration du quiz :

 

 


Période 1 – De Jules César à l'empire

 

Séance 1 - Seconde présentation du latin

a) Présentation du bi-manuel Magnard.

b) Questionnaire de présentation du latin.

 

Pour en finir avec les préjugés sur le latin et sur les Romains !

Amusez-vous à répondre « Vrai » ou « Faux » à chacune de ces affirmations. Certaines sont des pièges.

La langue

1. Le latin est la langue parlée par les Romains dans l'Antiquité.

2. Le latin est la langue parlée par les Grecs dans l'Antiquité.

3. Dans l'Antiquité, on parlait latin dans les pays du Maghreb.

4. Dans l'Antiquité, on parlait arabe dans les pays du Maghreb.

5. Le latin est une langue morte, parce que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

6. Le latin est une langue internationale (comme l'anglais).

7. Le latin est la langue officielle du Vatican.

8. En France, les chrétiens célèbrent la messe en latin.

9. Les noms scientifiques des animaux et des végétaux sont latins.

10. Tous les noms de personnes latins se terminent en « -us » pour les hommes et en « -a » pour les femmes.

11. Le verbe mitto signifie "mentir" et on le retrouve dans l’expression familière "Tu n'es qu’un gros mitto !".

 

La littérature

12. Nous connaissons certaines oeuvres des écrivains romains car nous les avons retrouvées gravées sur de la pierre.

13. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites sur du papier.

14. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites sur du papyrus.

15. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de pièces de théâtre.

16. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de romans.

17. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de poésie.

 

La religion

18. Les dieux des Romains sont les mêmes que ceux des Grecs.

19. Les noms des dieux romains viennent des noms des planètes (Jupiter, Mars, Vénus, etc.).

20. À Rome, on honorait des dieux égyptiens.

 

L'histoire

21. Rome a été fondée par deux jumeaux, Romulus et Rémus.

22. Romulus et Rémus ont été allaités par une louve quand ils étaient bébés.

23. Caton l'Ancien, un peu sénile à la fin de sa vie (c'est l'un des rares Romains à avoir vécu jusqu'à 85 ans) terminait tous ses discours au Sénat Romain par la phrase « Delenda est Carthago » (« Il faut détruire Carthage »).

24. En 50 av. J.-C., toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non. Un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur.

25. Quand on écrit « J.-C. », ces initiales signifient « Jules César ».

26. Rome était gouvernée par des empereurs.

27. Jules César était empereur de Rome.

28. En mourant, Jules César dit à Brutus en le voyant parmi ses assassins « Tu quoque fili » (« Toi aussi, mon fils »).

29. « Toi aussi, mon fils » sous-entend « Toi aussi, mon fils, tu es parmi mes assassins ».

30. Brutus, le principal assassin de Jules César, était son fils naturel et adoptif.

 

La vie quotidienne

31. Les Romains se saluaient en disant « Ave ».

32. Les soldats romains étaient des légionnaires.

33. La monnaie des Romains était le sesterce.

34. Certains Romains mangeaient tellement qu'ils se forçaient à vomir pour faire de la place.

35. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome a été appelé « Colisée » (« Colosseum » en latin) parce qu'il était d'une taille colossale.

36. Le premier théâtre en pierre de Rome a été appelé « théâtre de Pompée » parce que c'est Pompée, le célèbre ennemi de César, qui l'a fait bâtir.

37. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des spectacles de clowns, jongleurs et acrobates.

38. Les gladiateurs saluaient l'empereur en entrant dans l'amphithéâtre en prononçant les mots « Ave Caesar, morituri te salutant » (« Avé César, ceux qui vont mourir te saluent »).

39. L'empereur ou la personne présidant les Jeux de l'amphithéâtre pouvaient décider de la mort ou de la grâce d'un gladiateur en levant ou en baissant le pouce.

40. Dans les basiliques, les Romains honoraient leurs dieux.

 

Mon score : …. / 40

 

Corrigé

La langue

1. Le latin est la langue parlée par les Romains dans l'Antiquité.

VRAI (« dans l'Antiquité » = environ de -750 à 500 ; « les Romains » = les habitants de la ville de Rome, puis de la péninsule italienne ; le latin a ensuite été utilisé comme langue administrative dans les pays entourant le bassin méditerranéen.) Cela dit, on se doute que ce n'est pas une langue unique qui a été parlée pendant plus de mille ans, ni dans toutes les provinces de l'Empire romain, ni dans toutes les couches de la société. La langue latine qui est enseignée aujourd'hui aux élèves est surtout la langue écrite de la société cultivée de Rome à la fin du Ier s. av. J.-C. (et même, pour les puristes : la langue des discours de Cicéron !)

2. Le latin est la langue parlée par les Grecs dans l'Antiquité.

FAUX. La Grèce a été conquise par les Romains au IIe s. avant notre ère, mais les Grecs, très fiers de leur culture ancestrale, ont continué à parler grec.

3. Dans l'Antiquité, on parlait latin dans les pays

du Maghreb.

VRAI à partir de la colonisation des Romains aux IIe et Ier s. avant notre ère. De grands écrivains latins viennent de cette région, comme Apulée (IIe s. ap. J.-C.) et saint Augustin (IVe s. ap. J.-C.), nés en Algérie actuelle, ou Térence (IIe s. av. J.-C.), né en Tunisie actuelle.

4. Dans l'Antiquité, on parlait arabe dans les pays du Maghreb.

FAUX. Dans l'Antiquité, on ne parlait arabe qu'en Arabie (région correspondant à peu près à l'Arabie Saoudite actuelle, à la Jordanie et au sud de la Syrie). La langue arabe n'est arrivée dans les pays du Maghreb qu'avec la conquête musulmane, au VIIe s. ap. JC.

Avant l'arrivée des Romains, les habitants du Maghreb parlaient différentes langues locales, dont certaines ont disparu aujourd'hui et dont d'autres sont encore parlées et désignées sous l'expression de "langues berbères".

5. Le latin est une langue morte, parce que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

Il est VRAI que ce n'est plus la langue maternelle de personne aujourd'hui.

Mais ce critère suffit-il à la définir comme « langue morte », puisque par ailleurs c'est une langue toujours connue et toujours parlée couramment ?

6. Le latin est une langue internationale (comme l'anglais).

VRAI. Même si de nos jours, cela reste anecdotique. Mais du Moyen Age au XVIIIe s. (soit pendant environ 1300 ans), le latin a été utilisé comme langue internationale dans toutes les rencontres politiques ou scientifiques en Europe, comme l'anglais aujourd'hui.

7. Le latin est la langue officielle du Vatican.

FAUX. La langue officielle de l'Etat du Vatican est l'italien. Le latin est la langue officielle de l'Eglise catholique . . . dont le siège est au Vatican.

(NB : De nombreux sites internet donnent le latin, l'italien et le français comme les trois langues officielles du Vatican, mais ils ne sont pas de source sûre ; sur le site internet officiel du Vatican, la plupart des textes (discours, encycliques, homélies, etc.) de Benoît XVI et de Jean-Paul II sont disponibles en anglais, allemand, espagnol, français, italien et portugais, mais pas tous en latin ! Cela dit, leur titre est souvent en latin)

8. En France, les chrétiens célèbrent la messe en latin.

FAUX. Mais chez les catholiques, cela a été vrai jusqu'en 1967 et c'est encore le cas dans certaines églises.

9. Les noms scientifiques des animaux et des végétaux sont latins.

VRAI. Et en cela, le latin reste une langue internationale (cf. question 8). Même aujourd'hui, quand on découvre une nouvelle espèce et qu'on doit la nommer, on doit lui donner un nom latin ou de forme latinisée.

10. Tous les noms de personnes latins se terminent en « -us » pour les hommes et en « -a » pour les femmes.

FAUX. Pas tous (ex. pour les hommes : « Felix » ; ex. pour les femmes : « Major » (surnom d'une aînée, deux soeurs ayant généralement le même prénom !)).

Mais c'est quand même vrai pour la majorité.

11. Le verbe "mitto" signifie "mentir" et on le retrouve dans les expressions familières "T'es un vrai mitto!" ou "Arrête de mitto!"

FAUX. Le verbe "mitto, -is, -ere, misi, missum" signifie "envoyer". Les mots qu'il a donnés en français viennent, comme toujours avec les verbes latins, de la racine du supin "miss-" (et non "mitt-") : "missive", "mission", "message", "messe", "émission", "émissaire", etc. Dans les expressions familières "T'es un vrai mytho!" ou "Arrête de mytho!" , "mytho" est l'abréviation de "mythomane", mot qui signifie "qui a la manie d'inventer des histoires" et dont l'origine est le mot grec "mythos" qui signifie selon les cas "histoire", "conte", "légende" ou "mensonge" (et qui a aussi donné les mots français "mythe" et "mythologie").

 

La littérature

12. Nous pouvons connaître les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées gravées sur de la pierre.

VRAI. Nous avons retrouvé des inscriptions romaines gravées sur pierre, mais ce ne sont pas des oeuvres littéraires : ce sont des affichages publics, des lois ou, comme chez nous, des bornes sur les routes ou des pierres tombales.

Il y a aussi des inscriptions non officielles, des graffitis : publicités, poèmes, obscénités, etc.

En tout cas, il ne peut s'agir que de textes courts : cela ne peut donc pas concerner toute la littérature romaine.

Un fragment de L’Odyssée d’Homère, l’une des épopées les plus anciennes et les plus importantes au monde, lointain ancêtre du roman, pilier de la culture grecque remontant au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, vient d’être découvert, l’été dernier, à Olympie. Selon les premières estimations, ce manuscrit daterait du troisième siècle avant Jésus-Christ, constituant alors l'extrait le plus ancien de L’Odyssée découvert à ce jour  ! (argile)

13. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papier.

FAUX. Doublement faux ! D'abord parce que c'est impossible matériellement (le papier est périssable et ne peut se conserver pendant plus de vingt siècles, sauf dans certaines conditions). Ensuite, parce que les Romains ne connaissaient pas le papier (inventé par les Chinois, il n'a été découvert en Europe que vers la fin du Moyen Age).

14. Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que nous les avons retrouvées écrites à l'encre sur du papyrus.

FAUX. C'est impossible matériellement (le papyrus est périssable et ne peut se conserver pendant plus de vingt siècles, sauf dans certaines conditions : ainsi on a retrouvé des manuscrits à Herculanum, ville italienne ensevelie au Ier s. ap. JC sous la lave du volcan Vésuve, ou près de la mer Morte, en Israël, conservés dans des conditions de sécheresse particulières ; mais ces cas sont exceptionnels).

QUESTIONS 14, 15 et 16 : Nous connaissons les oeuvres des écrivains romains parce que des générations de scribes, de secrétaires, de moines copistes, les ont copiées, recopiées, re-recopiées au cours des siècles.

15. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de pièces de théâtre.

FAUX. Deux auteurs sont surtout connus : Plaute (IIIe s. av. J.-C.) et Térence (IIe s. av. J.-C.) ; mais il en existait beaucoup d'autres.

16. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de romans.

VRAI. Et pourtant aujourd'hui, c'est le genre le plus courant en littérature !

Il n'y a que 2 romans célèbres dans la littérature romaine : le Satiricon de Pétrone (Ier s. ap. J.-C.) et L'Ane d'or d'Apulée (IIe s. ap. J.-C.).

17. Dans l'Antiquité romaine, on n'a presque pas écrit de poésie.

FAUX. La poésie latine est abondante en quantité et en variété et remarquable en qualité !

 

La religion

18. Les dieux des Romains sont les mêmes que ceux des Grecs.

FAUX. A l'origine, ce sont des dieux différents, mais les Romains n'ayant pas de mythologie, ils se sont appropriés la mythologie grecque en remplaçant les noms des dieux grecs par ceux de leurs dieux de même fonction (ex : Jupiter, dieu principal chez les Romains / Zeus, dieu principal chez les Grecs) ou de fonction approchante (ex : Neptune, dieu des rivières chez les Romains / Poséidon, dieu de la mer chez les Grecs).

19. Les noms des dieux romains viennent des noms des planètes (Jupiter, Mars, Vénus, etc.)

FAUX. D'abord, c'est l'inverse. Ce sont les noms des planètes qui viennent des noms des dieux. D'autre part, les premiers à avoir donné des noms de dieux aux planètes sont les Babyloniens : par exemple, ils ont appelé une planète Ishtar, du nom de leur déesse de l'amour. Les Grecs n'ont fait que copier ; ils ont juste remplacé par le nom de leur déesse de l'amour Aphrodite ; les Romains à leur tour l'ont remplacé par le nom de leur déesse de l'amour Vénus. Et de même pour les quatre autres planètes visibles à l'oeil nu (Mercure, Mars, Jupiter, Saturne).

20. A Rome, on honorait des dieux égyptiens.

VRAI. Les Romains, très pratiques, s'appropriaient les dieux de tous les peuples, pensant qu'ils avaient intérêt à s'attirer la faveur de tous les dieux existants ou soupçonnés d'exister (c'est pourquoi l'idée d'un dieu unique les a profondément choqués). Ils honoraient donc aussi les dieux égyptiens et surtout la déesse Isis.

 

L'histoire

21. Rome a été fondée par deux jumeaux, Romulus et Rémus.

FAUX. Seul Romulus a fondé Rome. Ils avaient consulté les dieux pour savoir qui fonderait la nouvelle ville et la réponse n'ayant pas été claire (l'un n'a vu que six vautours, mais en premier, l'autre en a vu douze, mais en deuxième), ils se sont disputés et Romulus a fini par tuer son frère.

Attention : toute cette histoire est une légende.

22. Romulus et Rémus ont été allaités par une louve quand ils étaient bébés.

VRAI. Abandonnés par leur grand-oncle qui avait usurpé le trône de la ville d'Albe, ils ont été recueillis par une louve.

Attention : toute cette histoire est une légende.

23. Caton l'Ancien, un peu sénile à la fin de sa vie (c'est l'un des rares Romains à avoir vécu jusqu'à 85 ans) terminait tous ses discours au Sénat Romain par la phrase « Delenda est Carthago. » (« Il faut détruire Carthage. »).

FAUX. Même si cet épisode se situe alors que Caton avait déjà dépassé les 80 ans (autour de 150 av. JC, un an avant sa mort!), le grand homme était loin d'être sénile et exprimait une opinion politique qui n'était alors pas partagée, loin s'en faut, par tous les sénateurs romains, et qui nécessitait donc pour lui d'être martelée! Quant à la formulation exacte de la phrase, on ne l'a pas au style direct, mais d'après les spécialistes, il faudrait reconstituer quelque chose comme : « Ita censeo Carthaginem delendam » (selon Jean-Noël Robert, Caton ou le citoyen, Les Belles Lettres, 2002, p.374) ou « Hoc censeo, et delendam Carthaginem » (selon Michel Dubuisson évoqué ci après). Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « "Delenda est Carthago", disait le vieux Caton... », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

24. En 50 av. J.-C., toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non. Un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur.

VRAI. La guerre des Gaules menée par Jules César s'est effectuée entre 58 et 51, mais en 50 av. J.-C., il existait encore quelques poches de résistance gauloise.

25. Quand on écrit, « av. J.-C. » et « ap. J.-C. », les initiales « JC » signifient « Jules César ».

FAUX. Il s'agit de « Jésus Christ » : le début de notre calendrier actuel (l'année 1, car il n'y a pas d'année 0 !) correspond à ce qu'on pensait être l'année de naissance de Jésus Christ (alors que les historiens actuels pensent qu'il serait plutôt né en 4 av. J.-C. !). Quant à Jules César, il est mort en 44 avant J.-C.

26. Rome était gouvernée par des empereurs.

FAUX. Rome a été gouvernée par des rois de -753 à -509 (dates légendaires, mais sans doute proches de la vérité), puis par une République de 509 à 27 av. J.-C. Ce n'est que de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C. que Rome a été gouvernée par des empereurs.

27. Jules César était empereur de Rome.

FAUX. Jules César a vécu sous la République romaine et est mort dix-sept ans avant l'avènement de l'Empire. Plusieurs raisons font que l'on croit souvent qu'il a été empereur :

- Il a eu des fonctions politiques importantes et des fonctions militaires importantes, parfois en même temps, ce qui fait qu'il s'est parfois trouvé avec un pouvoir énorme entre ses seules mains.

- Il a remporté des triomphes exceptionnels, tant en politique intérieure que pour les conquêtes militaires ; cela, joint au fait qu'il a eu aussi des fonctions religieuses très importantes et que c'était un très bon écrivain, lui a donné un prestige incroyable parmi la population romaine (il a été divinisé après sa mort).

- Il avait effectivement préparé un coup d'Etat pour prendre le pouvoir, mais a été assassiné avant.

- C'est finalement son fils adoptif Octave Auguste qui, seulement dix-sept ans après sa mort, prendra le pouvoir et instaurera l'Empire.

28. En mourant, Jules César a dit à Brutus en le voyant parmi ses assassins « Tu quoque fili » (« Toi aussi, mon fils »).

FAUX. L'émotion de ses derniers moments a fait parler Jules César dans la langue qu'il avait apprise avant le latin, comme de nombreux enfants de bonnes familles romaines au Ier s. av. J.-C. Il a donc bien dit « Toi aussi, mon fils », mais en grec : « [Kaï su, teknon] »

29. « Toi aussi, mon fils » sous-entend « Toi aussi, mon fils, tu es parmi mes assassins ».

FAUX. César a probablement plutôt adressé une malédiction à Brutus en prononçant ces mots, sous-entendant plutôt : « Toi aussi, mon fils, tu te retrouveras dans la même situation que moi » (c'est-à-dire trahi et assassiné, ou encore assoiffé de pouvoir absolu, ou les deux!). Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Toi aussi, mon fils », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

30. Brutus, le principal assassin de Jules César, était son fils naturel et adoptif.

FAUX. Marcus Junius Brutus était le principal assassin de Jules César ; celui-ci le chérissait comme un fils, au point d'avoir dit « Toi aussi, mon fils » en le voyant parmi ses assassins. Mais il ne l'avait pas adopté (Brutus n'était pas non plus son fils naturel, bien qu'il soit le fils de Servilia, maîtresse de César ; ce denier n'avait que 15 ans à la naissance de Brutus et sa liaison avec Servilia eut lieu des années plus tard). En revanche, il avait désigné dans son testament, à la suite du célèbre Octave, un deuxième fils adoptif, membre de la même famille que Marcus Junius Brutus : il s'agit de Decimus Junius Brutus, qui faisait aussi partie de ses assassins (ce qui a provoqué l'indignation du peuple à la lecture du testament), mais qui n'avait pas la carrure du premier Brutus.

(cf. Appien d'Alexandrie, Histoire romaine, « Les guerres civiles » II 43 ; Quant à Suétone (Vie des douze Césars, « César » 63), il dit que César avait désigné Decimus Junius Brutus comme héritier (et non comme fils adoptif))

 

La vie quotidienne

31. Les Romains se saluaient en disant « Ave ».

FAUX. « Salve » était plus courant. « Ave » était bien un salut romain, mais c'était le salut militaire réglementaire, et non un « bonjour » quotidien. Mais les soldats romains saluaient leur chef en disant « Ave ». « Ave » était le salut militaire réglementaire.

32. Les soldats romains étaient des légionnaires.

VRAI. L'armée romaine était divisée en légions.

33. La monnaie des Romains était le sesterce.

VRAI. « sestertium » signifie « le demi troisième », c'est-à-dire la moitié du troisième as, un sesterce valant deux as et demi! Les Romains n'ont jamais été très simples en calcul !

34. Les Romains mangeaient tellement qu'ils se forçaient à vomir pour faire de la place.

VRAI. Mais cela n'a concerné qu'une partie très limitée de la population (les richissimes Romains) et à une époque très limitée (les premiers siècles ap. J.-C.). Sinon, les Romains mangeaient au contraire très sobrement (essentiellement des légumes, parfois du fromage et du miel).

35. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome a été appelé « Colisée » (« Colosseum » en latin) parce qu'il était d'une taille colossale.

FAUX. Le premier amphithéâtre en pierre de Rome (Ier s. ap. J.-C.) a été appelé « amphithéâtre Flavien ». Ce n'est que plusieurs siècles après que le peuple romain s'est mis à l'appeler « colosseum » non par rapport à lui, mais par sa proximité avec une statue, elle, colossale, de l'empereur Néron, statue qu'ils appelaient « colosseum ».

36. Le premier théâtre en pierre de Rome a été appelé « théâtre de Pompée » parce que c'est Pompée, le célèbre ennemi de César, qui l'a fait bâtir.

VRAI. (Ier s. avant notre ère)

37. Dans le grand cirque de Rome (« Circus Maximus »), on pouvait voir des spectacles de clowns, jongleurs et acrobates.

FAUX. Le mot « cirque » n'a pas la même signification selon que l'on parle de notre civilisation ou de celle des Romains. Chez eux, le cirque était plutôt un hippodrome, réservé aux courses de chars.

38. Les gladiateurs saluaient l'empereur en entrant dans l'amphithéâtre en prononçant les mots « Ave Caesar, morituri te salutant » (« Ave César, ceux qui vont mourir te saluent »)

FAUX. Cette phrase est attestée une seule fois, à propos d'une anecdote mettant en scène l'empereur Claude, face non pas à d'authentique gladiateurs (qui étaient rarement destinés à mourir, en fait), mais à des soldats condamnés à mort pour désobéissance (« Ave » est le salut militaire réglementaire ; cf. plus haut). Si cette phrase est devenue célèbre, c'est sans doute justement grâce à cette anecdote racontée par Suétone, car Claude, toujours un peu à côté de la plaque, marmonna « aut non » (« ou pas »), ce qui déclencha une sorte de grève des condamnés, refusant de combattre puisqu'ils pensaient pouvoir espérer une grâce de l'empereur au cas où ils survivraient au combat. Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Ave Caesar, morituri te salutant », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

39. L'empereur ou la personne présidant les Jeux de l'amphithéâtre pouvaient décider de la mort ou de la grâce d'un gladiateur en levant ou en baissant le pouce.

FAUX. Cette histoire de pouce n'apparaît dans aucun texte ni sur aucune représentation antiques. Il semble que l'erreur soit partie d'un texte de Juvénal (là encore, d'ailleurs, une occurrence unique (si ce n'est des textes... qui s'appuient sur celui-ci!)) mal interprété, dans lequel « pollice verso » ne signifie pas « pouce vers le bas », mais plutôt l'index pointé vers le gladiateur, ce qui semble en effet bien plus logique. Pour plus de précisions, allez voir: http://web.philo.ulg.ac.be/antiquite/wp-content/uploads/sites/5/2017/04/MDubuisson_Ideesrecues.pdf , rubrique « Pouce! », excellente mise au point (fondée sur les textes) de Michel Dubuisson, un professeur de l'Université de Liège.

40. Dans les basiliques, les Romains honoraient leurs dieux.

FAUX. Le mot « basilique » vient du grec « [basileus] » ( = « roi »). Chez les Grecs, la basilique est un palais royal. Chez les Romains, c'est une sorte de forum couvert, comportant une grande travée centrale flanquée de petites niches sur deux étages : on y trouvait des commerces (c'est l'ancêtre de la galerie marchande!), des salles de tribunal, et des bourses. Le vacarme devait y être assourdissant, entre les cris des marchands vantant leur marchandise et ceux des avocats braillant leur plaidoirie, le tout amplifié par la résonance du plafond élevé! Quand le Christianisme devint légal et que les premiers Chrétiens purent sortir des catacombes, c'est dans d'anciennes basiliques qu'ils célébrèrent leurs messes, d'où le sens actuel, qui n'a rien à voir avec le sens des Romains et encore moins avec celui des Grecs : le point commun entre les trois est une similitude architecturale, mais les fonctions furent radicalement différentes.


 

 

 

Séance 2 – Traduction collective de l’hymne de la Nations League de football

 

www.arretetonchar.fr/actualite-de-lantiquite-un-hymne-en-latin-pour-la-ligue-des-nations-de-luefa

 

1. Traduisez à plusieurs en vous aidant des dictionnaires.

 

Solum audax,
Solum fortis,
Solum magnus,
bis

 

Cui manet fortuna ?
O, cui aeterna gloria [manet] ?

Sit optimo victoria !


Dies luxit, a !

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, junctae nationes !

Dies venit ! O, dies luxit !

 

Una !
Certa !
Praesta !
Vince !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, fortes gentes !

Una prodite, excellite !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, hanc in lucem !
Omnes gentes, fortes gentes !

Una prodite, excellite !

 

Omnes gentes, junctae gentes !

Omnes gentes, consistite !
Omnes gentes, junctae nationes !

Dies venit ! O dies luxit !

Seulement l’audacieux,

Seulement le courageux,

Seulement le puissant ,

 

À qui sourit la chance ?

Oh, à qui revient l’éternelle gloire ?

Que la victoire revienne au meilleur !

 

Le jour a lui, ah !

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, les nations unies !

Le jour est venu ! Oh, le jour a lui !

 

 

Ensemble !

Lutte !

Gagne !

Triomphe !

 

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, peuples courageux !

Marchez ensemble, excellez !

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, vers cette lumière !

Tous les peuples, peuples courageux !

Marchez ensemble, excellez !

 

 

Tous les peuples, les peuples unis !

Tous les peuples, tenez-vous prêts !

Tous les peuples, les nations rassemblées !

Le jour est venu ! Oh, le jour a brillé ! a lui !

 

2. Identifiez trois règles de grammaire permettant d’expliquer la traduction. Indiquez les pages du manuel qui énoncent ces règles.

 

Mot à expliquer

Explication de la forme par la règle

Étudiée l’an dernier ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance 3 – Mise à niveau chronologique et thématique

 

Thèmes du programme

De la république au principat :

- Les crises et la fin de la République - La naissance du principat, Auguste

1° Se familiariser avec le manuel : les pages 4 à 7 (annexes, PEAC, Parcours Citoyen, ressources numériques, l’arbre d’étymologie, les repères chronologiques).

2° Recopie ci-dessous les quatre dates importantes de la République romaine :

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3° Lecture de l’image p. 7 (photogramme extrait du Destin de Rome, docu-fiction d’Arte, 2011).

Ces …………………….. de rang important se distinguent par la toga …………………... : dans son étoffe de laine blanche, une bande pourpre est tissée (texta) sur le bord (…………….). Le privilège de porter une tunique à large bande de pourpre (tunica laticlavia) sous la toge et des chaussures montantes en cuir rouge est réservé aux ……………………………. . 2 Les personnages sont donc des …………….. Ils écoutent de manière relativement dubitative le discours de l’un d’entre eux. 3 Il s’agit de ………………………………………. . Son discours porte sur l’autorité de l’État.

 

 

Séance 4 Mise à niveau grammaticale

 

Le principe de la déclinaison

Les noms, les adjectifs, les pronoms et déterminants latins sont soumis aux règles de la déclinaison : leur terminaison changent selon la fonction qu’ils occupent dans la phrase.

Magnus vir die primo venit → Le grand homme est venu le premier jour.

Magnus dies viro venit → Le grand jour est venu pour l’homme.

La couleur représente la fonction Sujet (cas Nominatif).

La couleur représente la fonction COI (cas Datif).

La couleur représente la fonction CCT (cas Ablatif).

Il existe, pour les noms, 5 déclinaisons en latin. L’allemand est aussi une langue à déclinaison : der Lehrer → acc den

Lehrer. Slave : Ruka → acc. Ruku.

 

1ère déclinaison (génitif en -AE)

 

Cas

Singulier

Pluriel

Fonction correspondante en français

nominatif

   

Sujet, attribut du sujet, apposition au sujet

vocatif

   

apostrophe

accusatif

   

COD, compléments avec préposition suivie de l'accusatif (direction, cause, opposition, but...)

génitif

   

Complément du nom (d'origine, d'extraction, de qualité, de prix)

datif

   

COI (complément d'attribution, de destination)

ablatif

   

La plupart des CC (cause, moyen, manière, temps, accompagnement, lieu sauf direction), complément d'agent

 

 

Séance 3 – Mise à niveau chronologique et thématique

 

Thèmes du programme

De la république au principat :

- Les crises et la fin de la République - La naissance du principat, Auguste

1° Se familiariser avec le manuel : les pages 4 à 7 (annexes, PEAC, Parcours Citoyen, ressources numériques, l’arbre d’étymologie, les repères chronologiques).

2° Recopie ci-dessous les quatre dates importantes de la République romaine :

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3° Lecture de l’image p. 7 (photogramme extrait du Destin de Rome, docu-fiction d’Arte, 2011).

 

Ces …………………….. de rang important se distinguent par la toga …………………... : dans son étoffe de laine blanche, une bande pourpre est tissée (texta) sur le bord (…………….). Le privilège de porter une tunique à large bande de pourpre (tunica laticlavia) sous la toge et des chaussures montantes en cuir rouge est réservé aux ……………………………. . 2 Les personnages sont donc des …………….. Ils écoutent de manière relativement dubitative le discours de l’un d’entre eux. 3 Il s’agit de ………………………………………. . Son discours porte sur l’autorité de l’État.


Recherches documentaires du 07/10