3- À l'école du théâtre : Esther

Étude de la langue

Lecture

Expression écrite

-Les propositions subordonnées : analyse précise.

 

 

 

 

-lecture intégrale de l'oeuvre Esther, de Jean Racine : édition Folio théâtre.

-version audio de la pièce (document de 1952). Voir aussi ci-dessous.

 

 

 

-

Expression orale

Culture littéraire

Culture humaniste, HDA

-

 

 

 

-

-

Tragédie lyrique (enregistrement 01/1952)

2e production de France Culture (janvier 2019)

Période 3 - Le théâtre à l'école : Saint-Cyr et Esther

Séance liminaire en autonomie : guide de lecture à compléter à la maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration ci-contre : Racine fait répéter Esther devant Louis XIV et Madame de Maintenon (peinture anonyme de 1830 ; musée de l’éducation de Rouen ; wikipedia.org).

 

Que nous apprend cette image au sujet de la rédaction de la pièce ?

Ce tableau nous apprend que Racine a composé la pièce sur une commande (du roi ou de Mme de Maintenon).

 

 

 

 

1/ Lecture en autonomie de la scène I, 1 : la notion de scène d'exposition

 

a° Qui sont les personnages présents sur scène à ce moment ? Esther et Elise se retrouvent après plusieurs mois de séparation.

b° Quel lien les unit ? Élise est la confidente d'Esther ; elles ont été séparées dans le contexte de la domination perse contre les Juifs.

c° "Les malheurs de Sion" : de quelle catastrophe parle Esther ? Aide-toi de la note (p. 168) et éventuellement du résumé (p. 192). Esther évoque la destruction de la capitale juive, Jérusalem. Elle est orpheline et a été élevée par son oncle Mardochée.

d° Dans quelle cité les deux femmes se trouvent-elles ? Esther et Elise sont à Suse, capitale du royaume d'Assuérus.

e° Relis attentivement les vers 14 à 22 : d'après les paroles du prophète à Élise, les Israëlites sont-ils voués au malheur ? Le prophète a annoncé à Elise une prochaine victoire militaire des Juifs et qu’Esther est encore en vie.

f° Pourquoi Esther est-elle sur le trône de Perse ? Relis les vers 31 à 38 et aide-toi de la note (p. 169). Vasthi a été répudiée par son mari Assuérus, qui avait cherché, sous l'emprise de l'alcool, à lui faire honte en public. Esther devient reine : ses larmes d'innocence ont provoqué chez le roi un coup de foudre.

 

 

L'empire perse d'Assuérus (= Xerxès Ier) et sa capitale, Suse : Xerxès Ier vivait au Ve av. J.-C. (génération suivant celle de Pythagore).

2/ Bilan des quarante premiers vers de la scène I, 1 : quelle part de l'intrigue savons-nous déjà ? Est-ce négligeable ?

 

Les quarante premiers vers nous instruisent des causes du malheur d'Esther et du peuple juif, les relations entre les deux femmes et le destin inespéré d'une réfugiée devenue reine !

 

3/ Définition de l'exposition théâtrale

a° Quelles nouvelles informations la scène I, 1 nous apporte-t-elle, à partir du vers 41 ? Sois précis et indique les vers qui contiennent les informations.

Les vers 41-54 nous apprennent les projets de Mardochée, qui veut faire de sa nièce une reine et lui interdit de révéler qu'elle est juive. La fin de sa tirade raconte comment Esther a été choisie par Assuérus. Les vers 90 à 114 nous apprennent qu'Esther n'a rien révélé au roi, que Mardochée est souvent consulté et a permis d'éviter un complot, et que la reine instruit de jeunes juives dans un temple clandestin.

 

b° Propose une définition des scènes d'exposition au théâtre.

Les scènes d'exposition nous apportent les éléments nécessaires à la compréhension de l'intrigue : lieux, époques, causes d'une situation malheureuse, relations entre les personnages. Nous savons tout à l'issue de la scène I, 1 !

 

c° Bonus. Schématise l'intrigue en mettant en valeur, par un système de formes et de couleurs, les relations entre les personnages.

Séance 2 – Un prologue engagé !

 

Lorsque le roi lui demande de lui composer une pièce d’inspiration religieuse, Racine, qui craint pour sa gloire, hésite. Son ami Boileau lui conseille de refuser. Autre souci pour Racine : veiller à n’altérer « aucune des circonstances tant soit peu considérable de l'Écriture Sainte » (Préface). Il devait donc choisir un sujet déjà dramatisé.

Ou bien s’inspirer de modèles français : Racine semble avoir connu l'Aman ou La Vanité de Montchrestien (1602), et l'Esther de du Ryer (1642, moins religieuse et plus galante). Notons aussi l’Aman de Rivaudeau (1566) et l’Esther de Pierre Mathieu (1578, succès). L'histoire d'Esther, de 1543 à 1654, fut portée douze fois au théâtre !

Finalement la composition s’étendra entre mi-1688 et la fin de l'année.

Les jeunes filles de la maison de Saint-Cyr apprennent le texte dès décembre 1688. Mme de Caylus, nièce de Mme de Maintenon, refuse tous les rôles que lui propose Racine, qui écrit pour elle le prologue.

 

I. Voici une analyse du prologue de la pièce : conformément à la tradition antique, le prologue vise avant tout à informer le public du contenu dramatique de l’oeuvre, des ressorts de l’intrigue. Mais un lecteur averti peut y déceler d’autres fonctions…

En face de chaque idée, recopie un vers qui l’illustre :

 

Prologue

La Piété descendue du ciel fait l’éloge du roi, protecteur des « colombes », incarnations de l’innocence,

 

mais aussi de Mme de Maintenon.

 

Saint-Cyr est le moyen trouvé par Louis XIV d’honorer Dieu.

 

La Piété s’adresse ensuite à Dieu, qu’elle prie d’offrir sa protection au roi.

 

Allusions aux missions évangéliques de la France en terre étrangère,

 

puis aux victoires de Louis XIV en Hollande,

 

aux campagnes victorieuses de son fils, le Grand Dauphin (1661-1711).

 

Mais surtout critique de la coalition de catholiques et de protestants qui défendit Guillaume III d’Orange contre Jacques II, soutenu par Louis XIV.

 

Critique du pape Innocent XI, dans le mauvais camp selon Racine.

 

Invitation explicite aux pensionnaires à se tourner vers l’exercice de la piété et la fuite des vanités mondaines,

 

mais aussi aux libertins à fuir des spectacles comme les tragédies lyriques.

« Je descends dans ce lieu par la Grâce habité », v. 2

« Un Roi qui me protège, un Roi victorieux », v. 9

 

« Tout un peuple naissant est formé par mes mains », v.6

 

Que tous les soins qu’il prend pour soutenir ta gloire / v.15-16

 

Soient gravés de ta main au Livre où sont écrits / Les rois que tu chéris. », v. 16-17

 

vers 8 (« Des Vertus, dont il doit sanctifier le monde»)

« S’arme pour ta querelle, et combat pour tes droits. » v. 30

« Le Rhin vit tant de fois disperser les armées. » v. 44

 

« Un fils, qui comme lui suivi de la victoire. » v. 51

 

 

« Le perfide intérêt, l’aveugle jalousie / S’unissent contre toi pour l’affreuse hérésie » v. 31-32.

 

 

« Et l’enfer, couvrant tout de ses vapeurs funèbres, / Sur les yeux les plus saints a jeté les ténèbres » v. 35-36

 

« Vous, qui goûtez ici des délices si pures, […] / A vos jeux innocents appelez ce héros », v. 60 et 62

 

« Et vous, […] / Fuyez de mes plaisirs la sainte austérité », v. 65-69.

 

 

II. Rédige un court paragraphe dans lequel tu expliques que ce prologue a un rôle plus engagé qu’informatif :

 

Ce prologue a un rôle plus engagé qu’informatif car on n’y découvre pas les ressorts de l’intrigue de la pièce, mais des vers élogieux envers le roi Louis XIV, ses actions et sa grande piété. Au lieu d’informer le public au sujet de l’intrigue, la Piété se fait le thuriféraire des valeurs catholiques et présente un roi victorieux et bon pour le peuple, seul représentant international digne de Dieu, contrairement au pape. La Piété ne s’occupe ici que de personnes, non de personnages !

Séance 3 – Guide de lecture (Esther, scènes I, 2 à I, 4) à rendre rédigé le 12 novembre

 

1° À quoi Élise compare-t-elle les "soupirs" des jeunes filles (I, 2) ?

Elise compare leurs "soupirs" à un "agréable encens" (vers 127).

2° Que doivent chanter les jeunes Israélites, à la demande de la reine (I, 2) ?

Les jeunes Israélites viennent chanter un cantique déplorant les malheurs des Juifs.

3° Par quelle entrée de personnage la scène I, 3 commence-t-elle ?

La scène 3 commence avec l'entrée de Mardochée.

4° Quel édit Mardochée prétend que le roi Assuérus a signé (I, 3) ?

Mardochée prétend que le roi Assuérus a signé l'accord d'extermination de tous les Juifs (vers 168-169 et 176).

5° Dans combien de temps, selon Mardochée, cet édit prendra-t-il effet (I, 3) ?

Selon Mardochée cet édit prendra effet dans dix jours (v. 180).

6° Que conseille alors Mardochée à Esther, pour tenter de résoudre la situation (I, 3) ?

Mardochée conseille à Esther de déclarer au roi qu'elle est juive (v. 190), ce qui ferait annuler l'édit.

7° De quoi Esther a-t-elle peur, dans un premier temps (I, 3) ?

Esther a peur que le roi la fasse tuer pour être allée le voir sans le prévenir.

8° Que décide Esther, à la fin de la scène I, 3 (deux réponses) ?

Esther demande à Mardochée d’inviter le peuple juif à prier et jeûner pendant trois jours (v. 241-242) ; elle se résout aussi à aller le lendemain se livrer au roi.

9° À quel "roi" Esther s'adresse-t-elle dans la scène I, 4 ?

Ce « Roi » dont Esther parle n’est nul autre que Dieu (vers 247).

10° Comment ce destinataire pourra-t-il aider Esther, quand elle ira parler à Assuérus (quatre derniers vers de la scène I, 4) ?

Dieu apaisera Assuérus ; il rendra Esther persuasive ; enfin il punira les ennemis des Juifs.

 

 

Séance 4 – "Image des actions" : à quoi sert le subjonctif ? (partie I)

 

Le subjonctif est un mode personnel, c'est-à-dire un ensemble de temps servant à changer l'attitude de l'énonciateur par rapport à ce qu'il dit (l'énoncé).

Soit le verbe au subjonctif souligné : Veux-tu que je t'écoute ?

Nous remarquons que l'action exprimée au subjonctif présent n'est pas réelle, du moins nous ne sommes pas certains qu'elle se réalisera. C'est le rôle des quatre formes subjonctives (présent / passé / imparfait / plus-que-parfait) : elles expriment des actions virtuelles, ou dont on présente l'image de la réalisation (il se peut que l'action se produise, ou bien on imagine l'idée, le fait qu'elle se produise / qu'elle ait été produite).

Après lecture de la scène I, 5, complète l'analyse de ces verbes conjugués à un temps du subjonctif. Appuie-toi aussi sur les verbes modèles de la partie Conjugaison de ton manuel.

 

Verbe relevé et son sujet

Vers

Temps (présent / passé / imparfait / plus-que-parfait)

Terminaison, construction, personne

Voix passive ?

Pourquoi faut-il un subjonctif ?

eût détruit, eût traîné

303

plus-que-parfait

aux. à l'imparfait + participe passé / 3ème du sg., transitif direct

non

Exprime l'idée d'un fait passé (la destruction de Jérusalem et l'exil des Juifs)

égorge

338

présent

Rad. + -e / 3ème du sg., transitif direct

non

Virtualité d'un fait non souhaité

Passe

362, 372

présent

Rad. + -e / 3ème du sg., transitif indirect

non

Virtualité d'un fait non souhaité

chantent

 

358

présent

Rad + -ent / 3ème du pluriel, transitif direct

non

Virtualité d'un fait souhaité

apprennent

 

365

présent

Rad + -ent / 3ème du pluriel, transitif direct

non

Virtualité d'un fait souhaité (ordre dans une phrase simple)

soient

 

 

367

présent

Radical spécifique + -ent / 3ème du pluriel, construction attributive

non

Virtualité d'un fait souhaité (ordre dans une phrase simple)

 

Quels temps du subjonctif ne sont pas représentés ? Iiimparfait / passé

Le subjonctif passé (aie mangé) et le subj. imparfait (mangeasse).

 

Leçon sur le subjonctif : construction

Rappel : les temps simples du subjonctif, comme ceux de l'indicatif, ont chacun leur correspondant sous une forme composée, qui exprime une action accomplie.

Temps simples INDICATIF

Temps composés INDICATIF

Présent – elle mang...

Passé composé = présent fini > elle …………….

Imparfait – ils ven…..

Plus-que-parfait = imparfait fini > ils ……………...

Futur simple – je pren…...

Futur antérieur = futur fini > j'……………...

Passé simple – il f….

Passé antérieur = passé fini > il ………………...

Temps simples SUBJONCTIF

Temps composés SUBJONCTIF

Présent – elle mang….

Passé = présent fini > elle …… ………..

Imparfait – il f….

Plus-que-parfait = imparfait fini > ………………...

Séance 5 – Construire les verbes au mode subjonctif

 

1° Comment se construit ...

*le subjonctif présent ?

Radical du vb (parfois il change) + -e / -es / -e / -ions / -iez / -ent

ex. Il faut que je sache !

 

*le subjonctif passé ?

Aux. au subj. présent + participe passé

ex. Il faut que tu sois arrivée avant midi.

 

*le subjonctif imparfait ?

Radical du vb au passé simple + -sse / -sses / -^t / -ssions / -ssiez / -ssent

ex. Il fallait que nous prissions.

 

*le subjonctif plus-que-parfait ?

Aux. au subj. imparfait + participe passé

ex. Il aurait été content, pourvu que j'eusse chanté.

 

2° À quoi sert, dans la phrase simple, ...

*le subjonctif présent ? Exprime l'ordre avec toutes ses nuances.

Exemple : Qu'elle parte !

 

*le subjonctif passé ? Une action souhaitée envisagée comme terminée, ayant des conséquences dans le présent.

Exemple : Qu'elle soit partie avant que je mette en colère !

 

*le subjonctif imparfait ? TRÈS RARE. Souhait exprimé au passé dans le récit.

Exemple : Qu'elle partît ! C’est ce qu’il souhaitait le plus au monde.

 

*le subjonctif plus-que-parfait ? TRÈS RARE. Une action souhaitée envisagée comme terminée (dans le récit).

Exemple : Qu'elle fût partie ! C’est ce qu’il souhaitait le plus au monde.

 

3° À quoi sert, dans la phrase complexe, ...

Il exprime toujours une action virtuelle, envisagée dans sa potentialité (supposition, crainte, concession, condition, obligation...)

 

*le subjonctif présent ? L'action virtuelle n'est pas terminée et intervient dans un cadre présent.

Exemples : Je crains qu'il ne vienne pas. Bien qu'elle soit intelligente, elle rate ses examens.

 

*le subjonctif passé ? L'action virtuelle est terminée et intervient dans un cadre présent.

Exemple : Il est peut-être passé par ici, à moins qu'il n'ait emprunté ce chemin.

 

*le subjonctif imparfait ? L'action virtuelle n'est pas terminée et intervient dans un cadre passé.

Exemples : Je craignais qu'il ne vînt pas. Bien qu'elle fût intelligente, elle ratait ses examens.

 

*le subjonctif plus-que-parfait ? L'action virtuelle est terminée et intervient dans un cadre passé.

Exemple : Il était peut-être passé par ici, à moins qu'il n'eût emprunté ce chemin.

 

Conjonctions toujours suivies du subjonctif

avant que / jusqu'à ce que afin que / pour que

pourvu que / à moins que encore que = bien que = quoique / quoi que / quelque + adj. ... + que

 

Exercice sur la concession (= cause rejetée)

Quoique = bien que = encore que je puisse copier, je ne le fais pas. Quoi que je fasse, je n'y arriverai jamais.

Quoiqu'il soit bon conducteur, il a cassé sa voiture. Quelque grand qu'il fût, il n'excella jamais au basket.Bien que = quoique cette statue représente Cyrano, elle est magnifique.

 

Manuel : pp. 300-303 (temps composés) + pp. 308-309.

 

 

Subjonctif

Être

Subjonctif

Avoir

présent

passé

imparfait

+QP

présent

passé

imparfait

+QP

sois

sois

soit

soyons

soyez

soient

 

 

 

aie

aies

ait

ayons

ayez

aient

 

 

 

 

11 p. 309 → exprimer l’obligation par le mode subjonctif

 

Il faut que je venge un père et perde une maîtresse.

Faut-il que je laisse un affront impuni ?

Que je punisse le père de Chimène ?

Que je meure sans tirer ma raison ?

Que je voie l’affront impuni ?

Que je recherche un trépas si mortel à ma gloire ?

Que j’endure que l’Espagne impute à ma mémoire que j’aie mal soutenu l’honneur de ma maison ?

 

exprimer l’obligation par le mode subjonctif (avec concordance des temps)

Il fallait que je vengeasse un père et perdisse une maîtresse.

Fallait-il que je laissasse un affront impuni, que nous punissions le père de Chimène ?

Que vous mourussiez sans tirer votre raison ?

Que je visse l affront impuni ?

Que j’endurasse que l’Espagne imputât à ma mémoire que j’eusse mal soutenu l’honneur de ma maison ?

 

 

 

Séance 6 – Mieux comprendre la pièce Esther en visionnant le film Saint-Cyr

 

Visionnage du début du film Saint-Cyr, de Patricia Mazuy (2000).

Nina Meurisse, actrice principale du film Place Publique (2019, d’Agnès Jaoui), jouait à douze ans le rôle de l’aristocrate Lucie de Fontenelle, héroïne de Saint-Cyr.

 

Écriture (à rendre le 2 décembre) : Quels rapports pouvons-nous établir entre la pièce de Jean Racine, Esther, représentée en janvier 1689, et cette oeuvre cinématographique de 2000, qui porte le nom de l’institution de Mme de Maintenon ?

 

Documents sur lesquels tu peux t'appuyer pour rédiger ta réponse

 

1) Premières séquences du film Saint-Cyr.

2) Article "Esther" de larousse.fr : Héroïne biblique du livre d'Esther.

Déportée dans l'Empire perse, elle fut épousée par le roi Assuérus dont elle obtint que les Juifs soient épargnés d'un massacre qu'il avait ordonné.

3) Article "Livre d'Esther" de larousse.fr : Livre biblique écrit vers le IIe s. avant J.-C. C'est un récit d'édification qui garde le souvenir d'un pogrom (persécution) dont les Juifs furent préservés miraculeusement.

4) Article "Jean Racine" de larousse.fr :

Rival de Corneille, de son temps comme dans les esprits du public d'aujourd'hui, Jean Racine reste le maître de la tragédie classique française. Ses pièces campent, dans un décor antique, des héros intemporels, victimes sublimes de leurs passions incontrôlables. Le héros racinien aime quelqu'un qui en aime un autre, dans une succession terrible à l'issue fatale.

Jeune homme pauvre qui parvint à la faveur du roi Louis XIV, Racine connut une promotion sociale considérable. Sa religion, empreinte de la morale austère du jansénisme de Port-Royal, fut l'autre grande affaire de sa vie.

Naissance et famille

Le 22 décembre 1639, à la Ferté-Milon (Picardie). Appartenance à la moyenne bourgeoisie. Mort de la mère, puis du père de Racine, alors que celui-ci n’a que deux puis quatre ans.

Formation

À partir de 1649, études à Port-Royal-des-Champs ; puis passage au collège de Beauvais, haut lieu du jansénisme, à Paris et retour aux Granges de Port-Royal-des-Champs pour l’année de rhétorique. Classe de philosophie au collège d’Harcourt, à Paris (1658).

Début de la carrière

Création de La Thébaïde (1664) par la troupe de Molière.

Premier succès

Andromaque (1667), un triomphe qui, de l’avis général, impose désormais Racine comme l’égal de Corneille.

Évolution de la carrière

Perfectionnement du dispositif tragique jusqu’à l’apothéose de Phèdre (1677) puis long silence du dramaturge, promu la même année historiographe du roi ; adieu définitif au théâtre après les créations d’Esther (1689) et d’Athalie (1691), deux tragédies bibliques commandées par Mme de Maintenon, pour les jeunes filles pensionnaires de la maison de Saint-Cyr. À la suite de quoi, composition de cantiques liturgiques (1695), rédaction de l’Abrégé de l’histoire de Port-Royal (1696) et attention toute particulière de Racine à la nouvelle édition de ses œuvres dramatiques (1697).

Mort

Le 21 avril 1699 à Paris. Inhumation à Port-Royal-des-Champs et, après la destruction de l’abbaye en 1711, transfert des cendres à l’église Saint-Étienne-du-Mont, à Paris.

Source illustrations : franceculture.fr et lesinrocks.com (portrait de Racine par François de Troy ; Nina Meurisse).

 

 

Séance 7 – Le songe d’Assuérus et l’ambition d’Aman (II, 1 : 40’ à 48’)

1° Où la scène se déroule-t-elle ? Le décor a changé : le théâtre représente la salle du trône, qui jouxte la chambre du roi.

 

2° Qu’apprend Hydaspe, l’officier du palais, à Aman ? Le roi vient de faire un songe et en est sorti déprimé.

 

3° Précise la réponse précédente en résumant les faits racontés par Hydaspe (v. 384-400). Le Le roi a crié, ce qui a alerté Hydaspe, puis a tenu des propos irrationnels en évoquant Esther et le danger de sa mort. Le seul remède provisoire a été la lecture des actes de son règne.

 

 

4° Page 62 & note 3 : à quel roi perse, parfois confondu avec son fils Xerxès Ier, Racine identifie-t-il Assuérus ? Comment ce roi a-t-il obtenu le trône ? Racine reprend la tradition d’Hérodote qui raconte que Darius, après la mort des deux fils de Cyrus et après l'aboutissement d'un complot, obtint le trône en étant désigné par l'augure.

 

5° Pourquoi Aman questionne-t-il fébrilement Hydaspe ? De quoi a-t-il peur ? Aman a peur d'être découvert par le songe d'Assuérus : il est mêlé au complot.

 

6° Aman révèle à son interlocuteur comment il a eu l’idée de l’édit d’extermination des Juifs : recopie deux phrases qui énoncent cette cause. Nous pouvons relever une raison officielle, l'incompatibilité religieuse, des Perses et des Juifs (« Il fut une insolente race », 477), mais sa seule motivation est la volonté de se débarrasser de Mardochée (« ne se courba jamais », 424 ; « c'est lui », 465).

 

 À quelque heure que j’entre, Hydaspe, ou que je sorte, | Son visage odieux m’afflige, et me poursuit ; (v. 434-435) : quels sont les verbes conjugués à un temps du mode subjonctif ? Quelle sorte d’action est ainsi exprimée ? Ces subj. présents expriment l'éventualité de deux actions virtuelles, que le locuteur se représente en imagination.

 

8° Vers 449-462 : pourquoi Aman se dit-il malheureux ? Aman est frustré de se trouver aux portes du pouvoir, et, bien qu’il ait eu une existence chanceuse, d'être humilié quotidiennement par le Juif Mardochée, qui a les faveurs du roi.

 

9° Aman est un descendant des Amalécites : à quoi cette ascendance le prédispose-t-elle? Aman est prédisposé à haïr les Juifs, qui jadis avaient décimé les Amalécites d’Agag (v. 483-490).

10° Qu’a perfidement dit Aman à Assuérus, afin de le déterminer à détruire la race des Juifs par un édit ? Aman a brossé un portrait exagéré des Juifs qu’il présente comme odieux et dangereux (v. 492 – 504) : grâce au mensonge malveillant, la calomnie, Aman a su influencer Assuérus, afin que celui-ci prît les Juifs pour des ennemis de son peuple.

Illustration : Costume de Mlle Rachel, rôle d'Esther, dans Esther de Jean Racine / graveur non identifié, [1839], gravure Hautecœur-Martinet n° 1454 - © Coll. Comédie-Française. maisondelaradio.fr.

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Contrôle sur le mode subjonctif :

Subjonctif présent : conjugue

Être Avoir Manger Finir Prendre

 

 

 

Séances 8, 9 et 10 – Visionnage de la fin du film Saint-Cyr et expression écrite

 

Séance 11 – S’exprimer à l’aide du subjonctif


Consigne : rédigez huit phrases commentant l'histoire de Saint-Cyr ou expliquant les relations entre les personnages. Chaque phrase doit contenir une de ces conjonctions de subordination commandant une proposition subordonnée au subjonctif. Il est également possible d'utiliser une proposition subordonnée relative au subjonctif (à valeur circonstancielle).

  • Conjonctions de subordination exprimant le temps :
    avant que, jusqu'à ce que, en attendant que + subj.

     

  • Conjonctions de subordination exprimant le but :
    afin que, pour que, de crainte que, de peur que + subj.

     

  • Conjonctions de subordination exprimant la conséquence :
    de façon que, sans que, trop(assez)... pour que + subj.

     

  • Conjonctions de subordination exprimant la concession ou l'opposition :
    bien que, quoique, quelque... que, si... que + subj.

     

  • Conjonctions de subordination exprimant la condition :
    à supposer que, pourvu que, à condition que, à moins que, en admettant que + subj.

     

  • Pronoms relatifs introduisant une PSR à valeur circonstancielle au subjonctif :

qui (la seule maison qui me plaise), que (quoi que tu fasses), quoi, dont, , lequel, laquelle

 

 

Illustration : allocine.fr

 

Distribution du film-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Isabelle Huppert : Madame de Maintenon Jean-Pierre Kalfon : Louis XIV

Simon Reggiani : l’évêque de Chartres Jean-François Balmer : Racine

Nina Meurisse : Lucie de Fontenelle Morgane Moré : Anne de Grandcamp

Jérémie Rénier : François de Réan Bernard Waver : l’abbé Gobelin

Jeanne Le Bigot : Lucie de Fontenelle jeune Mathilde Lechasles : Anne de Grandcamp jeune

Anne Marev : Madame de Brinon (professeur de théâtre avant Esther)

 

 

Corrigé :

1. Mme de Maintenon cherche quelque enseignement plus strict afin que les élèves soient plus reconnaissantes envers Dieu.

BUT : l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité.

 

2. Fontenelle et Mme de Maintenon sont très complices, bien que celle-ci n'apprécie pas Grandcamp.

CONCESSION : l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité, car « bien que » sert à rejeter une cause.

 

3. Un jeune noble demande la main de Fontenelle et insiste, jusqu'à ce qu'un employé du domaine intervienne.

TEMPS : l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité, car elle n’a pas eu lieu.

 

4. L'abbé veut instruire les jeunes filles de façon qu'elles deviennent sages.

CONSÉQUENCE : l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité, car c’est un résultat souhaité qui n’a pas eu lieu.

 

5. Le noble tue l'employé avant que celui-ci n'aille raconter ce qu'il a fait.

TEMPS : l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité, car elle n’a pas eu lieu.

 

6. Quoi que fasse le roi, tout contact avec lui semble une obligation pour Mme de Maintenon.

PSR EXPRIMANT UNE CONDITION: l’action exprimée au subjonctif est une hypothèse, un ensemble d’actions éventuelles.

 

7. Grandcamp souhaita quitter l'école accompagnée de Fontenelle, quoique Mme de Maintenon s'y opposât.

CONCESSION : l’action exprimée au subjonctif imparfait n’appartient pas à la réalité, car « quoique » sert à rejeter une cause passée.

 

8. Pourvu que la parole de Dieu fût respectée, les jeunes filles de Saint-Cyr purent bénéficier d’une éducation libérale.

CONDITION: l’action exprimée au subjonctif n’appartient pas à la réalité, c’est son éventualité qui est mise en valeur.

 

Séance 8 - Recherches sur Corneille, Racine et le théâtre au XVIIe s. Groupe n°....

 

Ces recherches documentaires sont à mener en groupe (de cinq élèves).

Documents papier : l’édition Folio d’Esther. Sites Internet :larousse.fr / alalettre.com / academie-française.fr / vikidia.org

 

À propos de Pierre Corneille, rival de Jean Racine (1606-1684)

 

1° Je suis normand : né à ………………. le 6 juin …........

2° Comme Molière, j’appartiens à la haute ……………… .

3° J’ai suivi des études de ……….., comme Molière.

4° Ma première pièce (Mélite) est une …………………, mais je me tourne très vite vers les genres de la …………………… et de la ……………….. - ........................... .

Le ………….., pièce où la mort est présente mais qui se termine bien (par le mariage entre Rodrigue et Chimène), est une tragi-comédie. C’est mon succès le plus important.

6° Ma plus célèbre tragédie à sujet romain : …………….

7° En 1647, je suis élu à …………………………………, qui fixe les règles de la langue française.

8° Je suis contemporain, bien que je sois un peu plus âgé, de Jean-Baptiste Poquelin, alias ……………..

9° J'écrivis avec celui-ci la tragédie-ballet intitulée …...................... .

10° La fin de ma vie est marquée par ma rivalité avec le dramaturge Jean Racine : j’écrivis, sur le même sujet que lui, une pièce mettant en scène l’empereur romain …………….. .


Les motivations et la réception d'Esther

1) Une pièce écrite par un courtisan...

Quels avantages Jean Racine peut-il tirer de la composition de cette tragédie ?

*au plan politique : en répondant à une commande de Mme de Maintenon, épouse de Louis XIV, il obtient la charge de gentilhomme du roi.

*au plan religieux : il fait acte de piété ; sa tante devient l’abbesse de Port-Royal des Champs en 1690.

2) ... qui pourtant prend des risques !

*au plan politique : la figure du roi remise en question ; Assuérus apparaît souvent comme un monarque affaibli, éclipsé par Esther, reflet de Mme de Maintenon.

*au plan religieux : il fait acte de tolérance religieuse (les Juifs font penser aux protestants à nouveau poursuivis par la récente révocation de l'Édit de Nantes en 1685).

3) Une pièce qui s'inscrit dans la mode théâtrale des années 1670-1700

a) Deux réponses : comment appelait-on ces pièces dont le succès a inspiré Racine ?

des opéras des farces

des drames pathétiques des tragédies lyriques

b) Deux artistes s'associent au théâtre pour créer ce genre de pièce :

Lully et Quinault Mairet et Scudéry

Malvôt et Molière Boileau et La Fontaine


Le XVIIe siècle, siècle du théâtre. Quelle pièce ? Quel sujet ? Quel auteur ?

Choisis un code de couleur qui te permettra d'associer le titre de la pièce, le sujet qu'elle traite et le nom de son auteur (à indiquer entre parenthèses).

 

 

Britannicus (…..............................)

Une sœur unie à un des ennemis : elle devra mourir.

Iphigénie (…................................)

Le fils d'Achille tourmente la veuve du Troyen Hector.

Le Cid (…................................)

Pièce comique qui raille les chicanes des hommes de droit.

Andromaque (….........................)

Néron proclamé empereur aux dépens d'un jeune homme assassiné.

Les plaideurs (…..........................)

Un amour impossible entre un empereur et une souveraine étrangère.

Cinna (…...................................)

Un soufflet qui compromet grandement un amour.

Polyeucte (…...........................)

Un martyr chrétien défie le pouvoir romain.

Athalie (…..........................)

Une reine violente et cupide veut le trésor du temple et exterminer les Juifs.

Bérénice (…..........................)

Un amour impossible entre un empereur et une souveraine étrangère.

Horace (…...........................)

La fille d'un roi grec doit être sacrifiée pour que le combat ait lieu...

Tite et Bérénice (…...................)

Auguste représenté comme un être autoritaire et clément.

 

Vies croisées de Corneille et Racine

Consulte tes sources et remplis cette grille de mots croisés. Les définitions se trouvent ci-dessous.

 

1. Ministre fondateur de l'Académie Française. Arbitra la querelle du Cid.

2. Il fut le rival amoureux de l'un des deux.

3. Pièce comique de Corneille.

4. Au nombre de trois, elles fixent les règles de composition théâtrale. Racine les respecta rigoureusement.

5. Roi grec célébré par Racine en 1665.

6. Poète de cour partisan du classicisme, admirateur de Jean Racine.

7. Racine y a étudié, instruit par ses maîtres jansénistes.

8. Mouvement artistique qu'on oppose souvent au classicisme.

8. Succès de Racine en 1670.

9. À 19 ans, il invente la première machine à calculer. A enseigné dans l'école fréquentée par Racine.

10. Première vocation de Racine.

11. Dans les pièces de Racine, l'homme en est le jouet.

12. Genre dramatique.

13. Racine reçut aussi cet enseignement, à Paris.

14. A Port-Royal, il était concurrencé par le grec ancien.

15. Corneille reçut leur enseignement à Rouen.

16. Profession du père de Corneille.

17. Prénom du frère de Corneille, lui aussi écrivain.

18. Succès romain de Pierre Corneille.

19. Le père de Racine était fonctionnaire, contrôleur dans un grenier où on l'entreposait.

20. En 1663, Racine écrivit au sujet de cette maladie.

21. Cet auteur adore Pierre Corneille !

22. De Castro aurait pu en accuser Corneille, pour Le Cid.

23. Langue d'Euripide, un des modèles de Racine.

24. 1636 : un succès retentissant pour un auteur de trente ans !

25. L'un des deux auteurs.

26. Dans Cinna, personnage dont la clémence est remarquable.

27. Choix impossible cher à Corneille.

28. Ville de Corneille.

29. Il ne coule pas sur la scène du théâtre classique.

30. Pureté, raison, harmonie, noblesse : les mots-clefs de ce mouvement artistique.

 

Séance 9 – Les faux espoirs d'Aman (scènes II, 2-7) ; le QUIPROQUO


I. Répondez à ces questions pour découvrir le registre dominant de ce passage, ainsi qu’un procédé théâtral favorisant le sentiment d’attente du public.

1. Qu'apprend le roi dans les scènes 2 et 3 ?

Assuérus se rappelle avoir été la cible d'un « attentat parricide » (v. 535), heureusement déjoué par un certain Mardochée (v. 565), dont la discrétion s'explique par ses origines juives (v. 568).

2. Quel phénomène précédent justifie dans l'intrigue une telle naïveté ?

Le songe récent l'a laissé dans une torpeur qui lui a fait perdre en partie la mémoire.

3. Pourquoi Assuérus veut-il consulter Aman (II, 4) ?

Le roi veut savoir comment récompenser celui qui l’a sauvé.

4. II, 5 : quelles paroles du roi sont susceptibles de créer le malentendu dans l'esprit d'Aman ?

Les expressions « un Sujet qu'il estime » et « le mérite et la foi » (v. 586 et 588) résonnent comme des compliments que le roi adresserait à Aman. La « foi » désigne autant la fidélité religieuse que la loyauté politique.

5. Relevez la réplique qui lève le malentendu (II, 5). Comment appelle-t-on ce genre de malentendu au théâtre ?

« Aux portes du palais prends le Juif Mardochée » (v. 618). Ce malentendu s'appelle un quiproquo (« l'un pris pour l'autre »).

6. Dans la scène 6, quel nouvel aspect de sa personnalité Assuérus manifeste-t-il ?

La violence et l'incohérence caractérisent Assuérus : sa gratitude est contre-balancée par la haine des Juifs.

La scène II, 7 : elle nous plonge dans le registre pathétique, dans la mesure où Esther, qui ne parvient pas à exprimer sa douleur, s'évanouit. Rassurée par les déclarations d'amour d'Assuérus, elle obtient sa présence en ses appartements, en compagnie d'Aman.

Pathétique : registre (tonalité) qui nous fait ressentir la souffrance des personnages.

Ajoutez les définitions de « pathétique » et de « quiproquo » dans votre cahier (voir manuel) :


Exercices sur le mode subjonctif

II. Analysez la forme et l’emploi de ces verbes conjugués à un temps du subjonctif.


Vers 775 : « Veut-il par mon trépas que je le glorifie ? »

Subjonctif présent voix active : exprime la volonté de Dieu, dans une phrase complexe.

 

Vers 770 : « Que les Démons (…) soient à jamais détruits. »

Subjonctif présent passif ; action virtuelle ordonnée, dans une proposition indépendante.

 

Vers 777 : « Que ma bouche et mon cœur (…) rendent honneur au Dieu. »

Subjonctif présent actif ; action virtuelle ordonnée, dans une proposition indépendante.

Séance 10 – Glossaire de la tragédie classique

 

Un glossaire correspond à un ensemble de mots propres à un domaine, un lexique spécialisé.

Les termes qui suivent sont spécifiques aux auteurs du XVIIe siècle, dont les plus fameux :

-Corneille (exemples du Cid de Corneille situés sur la première ligne) ;

-Racine (exemples à repérer dans Esther), tous deux représentatifs de la langue littéraire du XVIIe s.

À chaque fois, le sens figuré (sens second, imagé) mérite d'être éclairé.

Découvre le mot ou sa signification, puis essaie de repérer un exemple d’occurrence (d’apparition) du mot dans Esther. La scène où le mot apparaît t’est indiquée… mais essaie de te souvenir du mot !

 

*alarmes : vif tourment, grande inquiétude, détresse

Esther ? « Ô mortelles alarmes ! » (I, 5)

*……………….. : amoureux, fiancé, prétendant ("quelle inégalité / Entre ces deux …………….. me penche d'un côté ?" ; I, 1)

Esther ? Aucune occurrence (pas de passion amoureuse dans la pièce).

*…………… : amour, grande affection ( "Au nom d'un père mort, ou de notre ………………"; III, 4 )

Esther ? « Son amitié pour moi le rend ingénieux » (I, 1)

*……………….. : hésiter entre deux voies ("sa pensée/ Entre vos deux amants n'est pas fort ………………."; I,1 )

Esther ? « Et le ciel, qui pour moi fit pencher la balance »(I,1)

*………… : actions accomplies, exploits ("Mais, Madame, voyez où vous portez son ………. " ; II, 5)

Esther ? « Ce bras, ce même bras qui combattait pour lui » (prologue, v.42)

*…………… : querelle, rivalité amoureuse, discours électoral ("la secrète ……………… / Que font auprès de toi don Sanche et don Rodrigue" ; I, 1)

Esther ? « Chacune avait sa brigue et de puissants suffrages »(I,1)

*…………… : courage ("Rodrigue, as-tu du …………… ?" ; I, 5)

Esther ? « S’il permet à son coeur un moment de repos »(prologue, v. 61)

*…………………. : colère ("Je reconnais mon sang à ce noble ……………………. " ; I, 5)

Esther ? « Un seul osa d’Aman attirer le courroux » (II, 1)

*………………….. : trahir l'honneur de sa famille ("le fils ………………………… / Qui survit un moment à son père" ; II, 2)

Esther ? Aucune occurrence.

*décevoir = flatter = ……………….. : contenter, satisfaire, voire tromper ("Votre espoir vous ……………." ; II, 5)

Esther ? «L'honneur seul peut flatter un esprit généreux» (II, 5)

*…………………….. : toucher, entourer de ses bras ("Je pense l'…………………….., et n'……………….. qu'une ombre" ; III, 5)

Esther ? « Pour oser de ton peuple embrasser l'intérêt » (I, 4)

*…………… : douleur, souffrance ("quel comble à mon ………………. !" ; II, 3)

Esther ? « L'heureux Aman a-t-il quelques secrets ennuis ? » »(II, 1)

*…………… : épée (« Grenade et l’Aragon tremblent quand ce fer brille » ; I, 3) ; liens, entraves ("C'est briser tous mes ……….. et finir mes tourments."; I,2)

Esther ? « Le fer ne connaîtra ni le sexe, ni l'âge » (I, 3)

« Il peut confondre Aman, il peut briser nos fers » (v. 235).

*feux, …………………. : amour, passion amoureuse ("Il vous commandera de répondre à sa ………………………" ; I, 1)

Esther ? « Toute pleine du feu de tant de saints Prophètes »(I, 3)

*………………………. : bien né, noble, d'où animé de sentiments élevés ("Maudite ambition, détestable manie, / Dont les plus ……………….. souffrent la tyrannie !" ; II, 3)

Esther ? « L'honneur seul peut flatter un esprit généreux » (II, 5)

*…………….., hauteur : orgueilleux, orgueil ("mon sang un peu trop chaud / S'est trop ému d'un mot, et l'a porté trop …………….." ; II, 1)

Esther ? « Où tendez-vous plus haut ? » (III, 1)

*hymen, ………………….., noeud : mariage ("Cet ………………………… à trois également importe" ; I, 2)

Esther ? « Au nom du sacré nœud qui me lie avec vous » (III, 1)

*…………………, palme : symboles de la gloire militaire ("Qu'ils y prennent naissance au milieu des lauriers " ; I , 1 )

Esther ? Aucune occurrence.

*……………………. : héroïque ("Qu'ils n'ont point affaibli cette ardeur …………………." ; II , 2 )

Esther ? «Que doit faire un prince magnanime ? » (II, 5)

*……………… : personne aimée ("Non, non, ce cher …………….. à qui j'ai pu déplaire" ; III , 1 )

Esther ? « Quelque nouvel objet qui l'en pût détacher ? » (I, 1)

*……………. (quelqu'un) : offenser, déshonorer, faire périr ("Va, tu me ……………. d'honneur" ; V, 1)

Esther ? « Dont la voix à les perdre en secret vous excite ? » (II, 1)

*pourpre, diadème, sceptre : symboles de la royauté, du pouvoir.

Esther ? « S’est donc vu de la pourpre habillé de mes mains ? » (III, 1)

Esther ? « Et c’est là que fuyant l’orgueil du diadème » (I, 1)

Esther ? «  Vivez. Le sceptre d’or, que vous tend cette main » (II, 7)

*………………… : cause qu'on défend ("Misérable vengeur d'une juste …………………" ; I, 6 )

Esther ? « S'arme pour ta querelle et combat pour tes droits » (prologue)

*………………. : vengeance ("Mourir sans tirer ma …………………" ; I, 6)

Esther ? Mot-clef du classicisme, toutefois de cette pièce de 1689.

*tête, âme : le créateur, l’inventeur, initiateur

Esther : « Âme de mes conseils, et qui seul tant de fois » (II, 5)

*…………. : fier, vaniteux ("Ton épée est à moi, mais tu serais trop …………….." ; I, 3 )

Esther ? « Qu’à ces vains ornements je préfère la cendre »  (I, 4)

*………………. : courage ("Écoute quels assauts brave encor ma ………………" ; I , 2)

Esther ? « J’adorerais un dieu sans force, et sans vertu » (II, 8)