1- Des nouvelles pour interroger le réel

Étude de la langue

Lecture

Expression écrite

-Notions de phrase, de proposition, de groupe, de mot, d'analyse grammaticale.

-Représentation de la phrase et de ses structures possibles.

-Repérage des différentes constructions de la subordination.

 -Préparation de dictée : distinguer les pronoms et déterminants homophones.

-Les liens logiques.

-Lecture intégrale de nouvelles : Aux champsLe Horla (deuxième version) ; 1 nouvelle au choix de l'élève

 

 

 

 

 

 

-Ecriture d'une nouvelle fantastique

-Décrire un personnage de tableau réaliste

Expression orale

Culture littéraire et humaniste

 

-présentation orale de la lecture personnelle d'une seconde nouvelle de Maupassant (voir critères de réussite ci-dessous).

 

 

 

-définition de la nouvelle

-distinction registres ; fantastique / merveilleux / science-fiction

-éléments biographiques relatifs à Maupassant

 

Dossier iconographique « Imprégnez-vous du XIXe siècle ! »

-Gustave Caillebotte, Les raboteurs de parquet (1875) ;

-Jean Béraud, La pâtisserie Gloppe, avenue des Champs-Élysées (1889) ;

-Jean-François Millet, Des glaneuses (1857) ;

 

-Auguste Renoir, Le déjeuner des canotiers (1881).

 

 


Période 1 – Des nouvelles pour interroger le réel : Maupassant et la nouvelle

 

-Découvrir des textes narratifs relevant de l’esthétique réaliste ;

-Synthétiser les principales caractéristiques de la nouvelle ;

-Ressentir l’irruption du fantastique dans le cadre réaliste ;

-Comprendre quelles sont les ambitions de la nouvelle réaliste au XIXe s. en matière de représentation de la société.

 

 

Séance 0 – Présentation de l’année (méthode, programme, lectures)

 

Lectures de l’année

 

26/9 : Le Horla, de Maupassant (se le procurer)

début octobre : une autre nouvelle de Maupassant

octobre-novembre : corpus de poèmes exprimant l’amour

3/12 : Esther, de Racine

7/1 : une autre pièce du répertoire classique

28/1 : Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais

février : caricatures de la presse des XVIIIe et XIXe s.

24/4 : Germinal, de Zola (se le procurer)

5/6 : Double assassinat dans la rue Morgue, d’Edgar Poe

 

Séance 1 – Qu’est-ce que le réalisme ?

 

-L’objectif d’une œuvre réaliste ; hypothèses au sujet de l’objectif d’une œuvre réaliste ;

-La distinction entre vraisemblable et réel.

 

Dossier iconographique « Imprégnez-vous du XIXe siècle ! »

 

-Gustave Caillebotte, Les raboteurs de parquet (1875) ;

-Jean Béraud, La pâtisserie Gloppe, avenue des Champs-Élysées (1889) ;

-Jean-François Millet, Des glaneuses (1857) ;

-Auguste Renoir, Le déjeuner des canotiers (1881).

 

1° Quels sont les différents sujets de ces toiles ?

Les ouvriers dans un contexte urbain, le monde social qui émerge d’un salon de thé, le thème rural du glanage, les loisirs de la bourgeoisie en banlieues sont les sujets respectifs de ces toiles.

 

2° Sont-ce des sujets réels, possibles, vraisemblables ?

Le sujet (non la situation) du deuxième tableau est réel (lieu existant réellement), mais les trois autres relèvent du possible, du vraisemblable (ce qui, par son impression de réalité, paraît vrai, mais ne l’est pas nécessairement).

 

3° Pourquoi réaliser ces tableaux ?

Les peintres veulent dévoiler la réalité des conditions de vie des catégories sociales (pour les mettre en lumière ou les dénoncer). Dans deux toiles, le spectateur a affaire à des scènes vivantes (il imagine des dialogues et des péripéties).

 

 

Proposer une définition du réalisme : Le mouvement réaliste, apparu au XIXe s., rassemble des artistes souhaitant décrire la réalité sans l’idéaliser. Ils évoquent des sujets vraisemblables et quotidiens. La société de l’époque était en pleine révolution industrielle : les artistes veulent décrire le plus fidèlement possible l’évolution rapide de la société.

 

Séance 3 – Décrire un personnage de tableau réaliste

 

Expression écrite

Choisis l’un des personnages du quatrième tableau et brosse son portrait dans un paragraphe descriptif.

 

Travail évalué en compétences :

Compétence visée → Acquérir et mettre en œuvre une démarche d’écriture (qui doit devenir progressivement autonome) : prendre en compte le destinataire, les visées du texte, les caractéristiques de son genre et le support d'écriture dès la préparation de l'écrit et jusqu'à la relecture ultime.

 

 

 

Rédiger un portrait : l'exemple de l’allure des femmes et des hommes au XIXème s.

 

I. Le vocabulaire du visage

1° Nommer : les cheveux, le front, les sourcils, les arcades sourcilières, les paupières, les yeux, la pupille, l’iris, les oreilles, les lobes, le nez, les joues, les pommettes, les tempes, la bouche, la commissure des lèvres, le menton…

2° Qualifier…

a- le visage : rond, carré, allongé, fin, épais, plein, épanoui, élégant, noble, lisse, ovale, anguleux, émacié, joufflu…

b- les yeux : noisette, noirs, bleus, verts, vairons, brillants, pers, ronds, en amande, bridés, cernés, exorbités, enfoncés, globuleux, étincelants, écarquillés…

c- le regard : malicieux, pétillant, triste, tendre, éteint, fixe, vif, pénétrant, farouche, hautain, profond, étonné, inquiet…

d- le teint : blafard, blême, bronzé, cireux, clair, congestionné, éclatant, frais, hâlé, livide, lumineux, mat, rougeaud, foncé, clair, pâle, pâlot, de porcelaine, de pêche…

e- le nez : aquilin, bosselé, busqué, court, délicat, droit, écrasé, en trompette, épaté, fin, large, long, retroussé…

f- les cheveux : auburn, blancs, blonds, châtains, cendrés, gris, noirs, poivre et sel, roux, bouclés, clairsemés, crépus, drus, frisés, frisottés, hérissés, lisses, ondulés, vénitiens, brillants, raides, souples, fins, épais, ternes, soyeux, rares…

g- la coiffure : nattes, queue de cheval, boucles, cheveux relevés, coupés ras, ébouriffés, en bataille…

h- le front : bas, bombé, étroit, fuyant, haut, lisse, ridé…

i- les sourcils : arqués, bien dessinés, broussailleux, droits, en accent circonflexe, froncés…

j- les joues : caves, creuses, empourprées, granuleuses, lisses, pâles, roses, pleines, veloutées…

k- le menton : avancé, avec une fossette, fuyant, en galoche, pointu, rond…

l- les lèvres : boudeuses, charnues, fines, gourmandes, minces, ourlées, pincées, lippues…

m- les oreilles : collées, décollées, grandes, petites, au lobe allongé, rebondi…

 

II. Le vocabulaire du corps

1° Les noms : tête, cou, nuque, poitrine, tronc, épaules, bras, aisselles, poignets, mains, doigts, ventre, nombril, bassin, hanches, cuisses, genoux, rotules, mollets…

2° L’aspect général : athlétique, corpulent, robuste, vigoureux, musclé, de forte carrure, herculéen, trapu, frêle, chétif, fluet, malingre, svelte, décharné, dégingandé, ramassé, gros, courtaud, efflanqué, élancé, élégant, longiligne, altier, fort, gauche, souple, petit, osseux, obèse, mince, charpenté…

 

III. Les caractéristiques morales

1° Les noms : amabilité, avarice, bonté, courage, égoïsme, altruisme, fourberie, malice, ruse, franchise, générosité, honnêteté, humilité, irritabilité, jalousie, médisance, volonté…

2° Les adjectifs : affectueux, avenant, compréhensif, doux, impatient, intolérant, tendre, violent, juste, moral, pieux…

3° L’expression, l’air : affecté, compassé, sympathique, antipathique, soucieux, rêveur, moqueur, aimable, fier, buté, méprisant, triste, sournois, sérieux…

 

IV. Les vêtements et accessoires

1° La mode : à la mode, du dernier cri, démodé, classique, désuet, suranné, vieillot, obsolète...

2° La tenue : négligée, dépenaillée, débraillée, élégante, coquette, soignée, impeccable, correcte…

3° La forme : ample, collant, étriqué, bouffant, gonflé, froncé, serré…

4° L’état : neuf, décoloré, fripé, avachi, éteint, défraîchi, passé…

5° Les accessoires : lunettes, ceinture, barrette, écharpe, casquette, sac, boucles d’oreilles, lorgnon, monocle, éventail, fume-cigarette, chapeau (orné de plumes), gants, ombrelle, châle (cachemire, tissu en poil de chèvre), matériel de broderie, rubans, feston (broderie en forme de dent arrondie qui sert de bordure pour les cols et la lingerie), collerette, fichu noué autour du cou, corsage (vêtement qui recouvre le buste, avec ou sans manches, qui peuvent être de dentelle), écharpe de gaze, bracelets en rubans chinés (dont la trame présente un dessin irrégulier), bottines, escarpins (cou-de-pied découvert, semelle mince), souliers (couvre le pied sans monter plus haut que la cheville)…

6° Les tissus : laine, coton, soie, mousseline de laine, de soie, de coton (toile fine et légère), cachemire, lin, gaze (tissu léger transparent) de lin, de soie ou de laine, jaconas (étoffe de coton, fine et légère), dentelle (tissu très ajouré) de soie, de coton…

7° Quelques définitions :

-brocart : riche tissu de soie rehaussé de dessins brochés en fils d’or et d’argent.

-soie : substance filiforme sécrétée par le ver à soie et utilisée comme matière textile.

-satin : étoffe de soie, moelleuse et lustrée sur l’endroit, sans trame apparente.

-damas : étoffe tissée dont le dessin apparaît à l’endroit en satin sur fond de taffetas, à l’envers en taffetas sur fond de satin. Le dessin de l’endroit se retrouve en couleurs inversées sur l’envers.

-velours : tissu à deux chaînes superposées dont l’une produit le fond du tissu et l’autre le velouté.

-étoffe : tissu dont on fait des habits.

-tissu : surface souple et résistante constituée par un assemblage régulier de fils textiles entrelacés.

-canotier : chapeau de paille à bords étroits et à fond plat.

-haut-de-forme : chapeau à calotte haute et cylindrique.

-redingote : veste à longues basques, plus ou moins ajustée à la taille.

-maillot sans manche / débardeur : sous-vêtement à l’origine, puis vêtement des manutentionnaires. Appelé « Marcel » au début des années 1900 (nom d’entreprise).

 

V. Éviter « être », « avoir », « c’est » et « il y a »

1° Tu peux utiliser des verbes indiquant un déplacement : s'élever, tournoyer, tourbillonner, glisser, venir + infinitif, descendre, dévaler, aller à l'assaut de, plonger, dégringoler, courir, se dresser, sortir de, se dégager de, barrer l’horizon, se faufiler entre,...

2° , mais aussi des verbes exprimant des attitudes ou gestes d'êtres vivants : s'ennuyer, gésir, s'étirer, attendre, languir de, frémir, danser, onduler, se développer, se déployer, prendre vie, naître, s'agiter, ...

3° , des verbes liés à la perception : voir, laisser voir, apercevoir, admirer, contempler, afficher, se dévoiler, se manifester, présenter, se découvrir, barrer l'horizon, étaler, montrer, exhiber, briller, apparaître, se faire jour, étinceler, se révéler, exhaler, humer, émaner de, être ébloui, fasciné, hypnotisé par, fixer, examiner, regarder, toiser, scruter, dévorer des yeux, découvrir, remarquer, entrevoir, deviner, distinguer, avoir l’impression, croire voir, souligner, mettre en valeur, suggérer, signaler, indiquer, …

4° , des verbes indiquant la composition : comporter, délimiter, border, longer, posséder, consister à/en, surplomber, dominer, se découper, se composer, surmonter, ...

, des verbes attributifs : apparaître, devenir, se montrer, se présenter, se tenir, rester, sembler,…

 

VI. Écrire une description ou un portrait

  • J’identifie le narrateur : la description devra être objective (neutre) ou subjective (marquée par les émotions ou sentiments de celui qui décrit).

  • Si j’ai le choix, je préfère une description subjective. J’utilise un vocabulaire mélioratif ou péjoratif.

  • J’organise ma description : du général au particulier, d’un détail à une description d’ensemble, de gauche à droite, de bas en haut, du premier plan vers l’arrière-plan...

  • J’utilise des connecteurs spatiaux (à gauche, plus loin, etc.).

  • Les temps de la description sont l’imparfait pour un texte au passé et le présent (texte au présent).

  • Je soigne mon style d’écriture : comparaisons, métaphores, autres figures de style, adjectifs variés, compléments du nom, verbes de perception (observer, apercevoir, distinguer, entendre, percevoir...).

 

 

Séance 3 – L’incipit de la nouvelle Aux Champs

 

L’incipit désigne le début d’un texte narratif (roman, nouvelle). Le mot vient du latin « incipere » qui signifie « commencer ». L’écrivain doit répondre aux questions que se pose le lecteur : « où ? » ; « quand ? » ; « qui ? » ; « quoi ? », questions essentielles à l’intérieur d’un récit réaliste. Séduire le lecteur et lui donner l’envie de lire la suite sont les deux autres fonctions d’un incipit.

 

Où ?

Quand ?

Qui ?

Quoi ?

« Rolleport » (nom à consonance normande), campagne proche d’une « ville de bains », Tuvache, collines

campagne normande

Contexte du XIXe s. (époque de Maupassant)

Deux familles (Tuvache, Vallin), des paysans ;

8 enfants (expressions dévalorisantes), une fille et trois garçons chez les Vallin.

Problèmes des familles nombreuses ; la misère

 

Ce à quoi le lecteur peut s’attendre après la lecture d’un tel incipit :

*la mort accidentelle d’un enfant ;

*un élément extérieur fait sortir un/des personnages de la pauvreté ;

*une annonce malheureuse de la part du nouveau personnage ;

*l’individu vient annoncer une bonne nouvelle (travail, argent…).

 

 

Séance 4 – Portrait réaliste d’un personnage : corrigé

 

Le personnage que j’ai choisi est le canotier s’adossant à la rambarde sur la gauche de l’ œuvre. Il se distingue par un corps robuste qui laisse apparaître une pilosité prononcée : de fait, il s’agirait du fils du propriétaire de l’établissement, M. Fournaise, chargé d’organiser des balades sur la Seine. Il est vêtu de la tenue typique du canotier, c’est-à-dire un maillot sans manche(s), qui laisse ressortir sa forte carrure, et d’un canotier jaune paille en guise de couvre-chef. Il laisse percevoir un air rêveur et détendu qui s’explique par le moment de la journée, la fin du déjeuner et peut-être de son service.

L'homme que je vais vous décrire se situe à gauche du tableau, adossé à la rambarde en bois, l'air détendu. Ce personnage reste seul à l'écart, mais il semble quand même heureux : son regard pensif et perdu dans le vide est compensé par l’expression d’un homme qui sifflote.

Il s’agit d’Hippolyte-Alphonse Fournaise, le fils du propriétaire de l'auberge où se passe la scène.

       Cet homme paraît musclé, et son débardeur blanc et son chapeau aux bordures bleues montrent qu'il s'agit d'un canotier. Cela n'est donc pas étonnant. Cet homme a l'air d'avoir environ trente-cinq ans.

       Il porte une épaisse barbe, châtaine comme ses cheveux taillés courts, cachés par son canotier parfaitement tressé de paille. Sa grosse moustache, reliée à sa barbe, laisse à peine entrevoir sa joue bronzée. Son visage fin et bronzé s'oppose à ses gros bras pâles et de faible pilosité.

Critères :

*variété du lexique /5

*présentation, qualité de la langue /5

*organisation du portrait : /5

*précision du portrait : /5

 

Séance 5 Lecture de la suite de la nouvelle Aux champs

 

Débit (vitesse et rythme) d'élocution :  =

Exactitude du déchiffrement ; articulation des syllabes :  =

Volume, intensité, résonance de la voix :  =

Intonation, expressivité (rendu des sentiments du narrateur ou des personnages) :  =

Adaptation aux conditions de lecture (angoisse, gêne extérieure, difficulté du passage) :  =

 

 

 

Séances 6 & 7 – Lecture du Horla (jusqu’à « 2 juillet »).

Préparation de dictée

Quand je fus sur le sommet, je dis au moine qui m’accompagnait : « Mon Père, comme vous devez

être bien ici ! »

Il répondit : « Il y a beaucoup de vent, monsieur » ; et nous nous mîmes à causer en regardant monter la mer, qui courait sur le sable et le couvrait d’une cuirasse d’acier. Et le moine me conta des histoires, toutes les vieilles histoires de ce lieu, des légendes, toujours des légendes.

Une d’elles me frappa beaucoup. Les gens du pays, ceux du mont, prétendent qu’on entend parler la nuit dans les sables, puis qu’on entend bêler deux chèvres, l’une avec une voix forte, l’autre avec une voix faible. Les incrédules affirment que ce sont les cris des oiseaux de mer, qui ressemblent tantôt à des bêlements, et tantôt à des plaintes humaines […].

 

Cuirasse / voix : cf. « cuir » et « vocal » (du latin vocare, appeler)

Passé simple : ne pas oublier le circonflexe aux 1pl et 2pl, le -a pour les verbes du 1er groupe.

Imparfait : pas besoin d’ajouter le -r du suffixe du futur (je courrai)

Se/ce/ceux : « se » accompagne une action et précède un verbe à la voix pronominale (« il se lève ») ; « ce » et « ceux » servent avant tout à montrer (« admire ce paysage ! »), parfois ils servent à reprendre un terme (« ceux du mont »).

on / ont : « on » est un pronom pers. indéfini remplaçable par « quelqu’un ».

tantôt : tant + tôt < tostum (« chaudement » ; cf. toast, torrefaction). Le circonflexe marque le souvenir d’une consonne disparue !

 

Séance 8 – Oral « Présenter une nouvelle de Maupassant » : présentation

Critères de réussite

1/ Parler distinctement devant un auditoire pendant 5 minutes (qualité de la langue, regards, volume, débit, mettre l'accent sur les idées importantes). → 10 pts

2/ L'auteur et l'histoire : qu’est-ce qui a  guidé l’inspiration de Maupassant, au moment d'écrire cette nouvelle (expérience vécue, histoire lue ou entendue, voyage, souvenir d'enfance, etc.) ? → 2 pts

3/ Les circonstances de publication de la nouvelle (titre du journal, du recueil, dans lequel la nouvelle a été publiée, nombre d'exemplaires vendus, quel public ?, quel salaire perçu par l'auteur ?, etc.). → 2 pts

4/ Être capable de résumer l'intégralité de la nouvelle ; y intégrer 5 citations pertinentes, qui illustrent correctement certains moments importants de l'histoire → 5 pts

 

5/ Dégager, expliquer le sens, la leçon morale de la nouvelle (bien relire la chute de la nouvelle : qu'a-t-il voulu, montrer, célébrer, critiquer ?) → 1 pt

 

 


Le Horla (2e version) : liens vers le texte

Première partie (Michael Lonsdale)

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

 

 

 

(ladepeche.fr)

Le Horla, version modifiée (France Culture)

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Rédiger

Séance 14 – Imaginer l’irruption du fantastique dans la nouvelle

 

 

VOIR FICHE CAHIER (à remplir pour le 5 novembre)

 

 

 

 

5. Schéma narratif de votre nouvelle fantastique

Il s’agit du canevas, des principales étapes de votre récit. Ne pas adopter la forme du journal intime.

 

1° Situation initiale « normale », paisible

-présentation du héros (précise, assez mystérieuse, contrastée)

 

-développer un cadre spatio-temporel réaliste (l'endroit où vit le héros, son époque)

 

-mettre l'accent sur une routine, la normalité du quotidien (elle peut contenir, mais discrètement, l'élément perturbateur : le bateau, le tailleur).

 

 

2° Premier élément perturbateur

 

-le décrire / raconter précisément (apparaît progressivement, le héros en est de plus en plus conscient) ; cadre spatio-temporel précis, détaillé

 

-le décrire à l'imparfait / raconter les actions de 1er plan au passé simple 

 

-les champs lexicaux adaptés : surprise, réactions physiques, peur, angoisse, doute, mystère, explication...

 

-le héros essaie de comprendre, de rationaliser, et parvient à se rassurer provisoirement

 

 

3° Aggravation de la situation

 

-le décrire / raconter précisément

 

-modification des champs lexicaux (terreur, désespoir, mort...) ; ne pas négliger les adjectifs qualificatifs

 

-type de phrases exclamatif & interrogatif plus fréquents

 

-vaines tentatives d'explication

 

4° Conclusion sous forme de chute

 

-le héros devient fou ou maléfique

 

-le phénomène surnaturel a disparu, puis revient sous une autre forme

 

-le héros disparaît de manière surnaturelle, mais une version officielle propose une explication fantaisiste

 

 


Nouvelle fantastique (rédaction élève)

Partie 1 - Un étrange phénomène

5 Février 2010- J'ai passé une journée fantastique ! J'ai mangé mes plats préférés, je me suis relaxé, allongé sur l'herbe. J'aime ma maison et mon village, je suis né ici et j'ai vécu ici, je pense vraiment que je ne déménagerai pour rien au monde. De mes fenêtres, je vois une petite rivière qui coule presque jusque chez moi. J'ai passé toute l'après-midi avec mon voisin. Martin, mon voisin, et moi, Thomas, sommes amis d'enfance. On s'est amusés comme des fous car nous sommes tous deux des amoureux de la science. Nous avons étudié des insectes, discuté de l'anatomie de certains animaux, capturé puis observé deux araignées.

10 Février- Depuis quelques jours je ne me sens pas bien, je me sens faible, je me sens faible, j'ai un rhume et un mal de gorge épouvantable. Je me sens, tellement faible que je ne sais même pas si je peux me lever. Je reste dans mon lit dans l'ennui et la tristesse de se dire qu'il y a moins d'une semaine tout allait bien. Il reste des choses que l'on ne peut expliquer même avec la science. Au bout d'un moment j'ai réussi à me lever et je suis allé m'assoir dans l'herbe pour regarder couler la rivière.

12 Février- Je ne vais pas bien ; décidément cela devient de pire en pire. Je commence à avoir des hallucinations. J'ai l'impression par moment de voir des ombres passer. J'ai sans cesse peur. Mais de quoi? Je me sens comme un animal dont l'instinct l'avertit du danger. C'est décidé je prends rendez-vous avec mon médecin.

15 Février- J'ai enfin pu consulter mon médecin. Il ne m'a trouvé aucune maladie grave. Un rhume, un mal de gorge et un peu de fièvre. C'est tout. Le corps humain est si fragile mais j'ai tout de même du mal à croire que de si petits virus puissent me mettre dans cet état.

20 Février- J'ai besoin de sortir, de prendre l'air. J'étouffe entre ces quatre murs et mon état ne semble pas s'améliorer. Je vais faire un tour, me balader en voiture ; voir le paysage me fera le plus grand bien.

21 Février- Hier, pendant ma balade, il m'est arrivé quelque chose d'étrange. Je comptais m'arrêter au bord de la route 213, regarder le paysage. Une vielle femme faisait du stop. Je n'avais pas grand chose à faire si bien que je l'ai fait monter dans la voiture. J'ai suivi le trajet qu'elle m'a indiqué quand tout à coup elle cria : "Attention au virage !" Et elle disparut. Suite à cela je décidai de rentrer pour réfléchir à ce qui m'était arrivé et en parler à mes amis.

Partie 2 - Apparition 

21 Mars- Cela fait un mois jour pour jour que cet étrange phénomène m'est arrivé. Je pense que cette femme n'était qu'une hallucination. Je ne vois pas d'autre explication. J'ai invité Martin à diner ce midi, je suis pressé qu'il vienne et je regarde la fenêtre. Et là... Que vois-je? C'est elle oui, c'est elle. La femme que j'avais fait monter dans ma voiture. Mon hallucination est là, devant chez moi. Je ne comprends pas. Comment est-ce possible ? Soudain, elle disparait et je reste pétrifié de peur. Martin arriva peu temps après et me vit choqué. Il me demanda en riant : "Qu'est-ce qu'il y a ? On dirait que tu as vu un fantôme." Il ne croyait pas si bien dire. Je lui ai raconté mon histoire et surpris il voulut que je lui décrivisse cette femme. Elle était habillée de blanc et elle avait un visage lugubre et sombre. Mais ce qui m'avait le plus marqué, c'était ses yeux. Ils étaient rouges, oui rouges, comme s'ils étaient ensanglantés. Elle était plutôt terrifiante on aurait dit une démone. Martin m'avoua qu'une femme pourrait correspondre à ma description. Sa tante. Il me raconta que sa tante était une folle qui était toujours habillée en blanc. Elle avait été blessée au visage et ses yeux étaient devenus rouges à cause des vaisseaux sanguins qui avaient éclaté. Elle est morte en sautant du troisième étage de son hôpital psychiatrique. On a jamais su si c'était un suicide ou un accident car elle était devenue presque aveugle à cause de sa blessure. Une rumeur circule sur le fait que quelqu'un aurait dit avoir vu le fantôme de cette femme et deux semaines plus tard il était mort assassiné. On n' a jamais retrouvé l'assassin. J'ai songé toute la nuit a ce qu'il m'avait raconté. Etait-ce vraiment possible ? Une revenante qui me harcèle pour le plaisir de me faire peu r? Que veut-elle ? Me voir angoissé, me tuer ? Y a-t'-il quelque chose après la mort ? Alors pourquoi, oui pourquoi n'ai je jamais vu de spectre auparavant? Pourquoi suis-je l'un des seuls à avoir vu cette femme ? Non, tout cela n'est pas réel, je dois délirer. Je deviens fou ? Non cela doit être ma vue ou bien une partie de mon cerveau qui est touchée. Peut-être que j'ai une nouvelle maladie. Qui sait ? Avec les progrs de la science je pourrais être soigné.

22 mars- Il est 3h45 du matin. J'ai à peine dormi 3h est je suis déjà réveillé. J'essaie de me rendormir. Quand tout à coup, j'entends quelque chose. J'en suis sûr c'est un cri d'effroi et de terreur venant de chez Martin. D'un seul coup je bondis hors de mon lit, je prends ma lampe de poche et je vais voir. Je rentre chez lui en criant son nom, et là devant sa chambre une flaque de sang. Je suis terrifié à l'idée de ce que je pourrais trouver à l'intérieur. De ce qu'il pourrait m'arriver. Mais je dois le faire je dois l'aider comme il l'aurait fait pour moi. Mort de peur je me décide tout de même d'ouvrir la porte. Est là Martin était mort, le ventre entièrement ouvert. J'ai appelé la police et je suis resté pétrifié de peur, peur d'être le suivant.

Partie 3 Un véritable cauchemar

28 Mars- Cela fait presque une semaine que mon ami est mort. Depuis plus rien, je ne la vois plus, je ne suis plus malade, je n'ai plus d'hallucinations. Je suppose que c'était lui son but. Devrais-je m'en réjouir? Elle n'est plus là mais mon ami est mort. Je ne sais pas ce qui est le pire: que Martin soit mort et qu'elle ne soit plus là ou bien que Martin soit en vie mais qu'elle soit encore là? Et maintenant, que faire? Je pense raconter mon histoire, en faire part au plus de personnes possible. Certains y croiront, d'autres n'y croiront pas mais, au moins j'aurais fait tout mon possible. J'aurais au moins aidé peut-être quelques personnes. Je n'en peux plus de tout mes cauchemars avec la mort de Martin éventré. Je ne veux pas que d'autres personnes vivent cela.

29 Mars- Il est 3h45 du matin cela fait tout juste une semaine que Martin est mort. Il est l'heure où je l'ai entendu crier, un cri atroce qui hante mes nuits. Je m'apprêtais à finir d'écrire mon histoire quand tout à coup j'entendis un cri qui venait de la maison à Martin. C'était elle, j'en étais certain. Je pense savoir pourquoi il y a tant de meurtres non résolus ou bien tant de personnes qui deviennent folles ou qui ont un comportement qui change du jour au lendemain. Pourquoi si peu de personnes croient réellement aux esprits, aux choses supernaturelles ? C'est parce que les victimes n'eurent jamais le temps de montrer, de prouver ou de raconter leurs histoires. Elles sont décédées avant. Je me sens comme un papillon dans une toile d'araignée.
  J' aurais beau fuir ou me débattre, je suis fiche. J'y vais, je vais rejoindre Martin. Je n'ai aucune raison de fuir, je suis fichu. Je n'ai aucune raison d'avoir peur, si il y a des revenants alors j'en serais probablement un.  J'ai beau me rassurer je tremble de peur. Je pris ma lampe et je partis dans la maison de Martin. Je suis rentré dans sa chambre, je tremblais de peur, je me retournais pour fermer la porte et elle était là. Devant moi, au dernier moment j'ai tout de même tenté de fuir. Même si c'était inutile... J'étais bloqué, j'étais sûr que c'était la fin quand tout à coup elle disparut. Voulait-elle juste me faire peur ? Je n'en sais rien.


Lire une seconde nouvelle de Maupassant

 

 

La main

*Mehdi, Dylan, Adela, Layla et Mickaël

 Le Horla

Mathys

L'héritage

 *Louis D

 Le lit 29

*Zoé

Boule de Suif

 *Emma K

 Le vengeur

*Noah TF

La peur ("On remonta...")

 *Nora

 Le condamné à mort

 Marie

Conte de Noël

 Louise

 Bel-Ami (extraits)

 Eliott

Apparition

 

 

 *Nina

Un fou ?

 

 

 

Un fils

 

 

 

Le vagabond

 

 

 

Le bûcher

 

 

 Louis C.

La parure

 

 

 

L'assassin

 

 

 Emma V

La morte

 

 

 Dylan

Qui sait ?

 

 

 

La question du latin

 

 

 

Un lâche

 

 

 Maé

Auprès d'un mort

 

 

 

Le diable

 

 

 

La nuit

 

 

 Pierre

La main d'écorché

 

 

 

Le crime au père Boniface

*Mehdi

Un parricide

 Léo

La folle

*Thomas

La moustache

 

L'endormeuse

*Sacha LW

Une histoire vraie

 

Le lapin

*Sacha L

Coco 

 Ethel

Lettre d'un fou

*Noah TL

 L'homme de Mars

 Bertille

Deux amis

 

 Sur l'eau

 

En mer

*Adela

 Rose

 

Aux champs

Solène

 À cheval

 

Clochette

*Nils

 L'aveu

 

Une vie

Mickaël

 La peur ("C'était...")

*Maxime 

Au printemps

 

 Coco, coco, coco frais

 Alicia

Lui ?

 

 Au printemps

 

L'inutile beauté

 

 Nuit de Noël

 

Le gueux

 

 Un million

 

Les bijoux

 

 Le père

 

Le parapluie

 Layla

La Chevelure
 

La bûche

 

 Première neige

 

Garçon, un bock !

 

 La dot


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